‹ Collection de documents inédits sur le Canada et l'AmériqueChapitre 289 sur 292 · P. R. O.— Col. Records—Am. & W. Indies. Vol · texte numérisé non relu

P. R. O.— Col. Records—Am. & W. Indies. Vol

DOCUMENTS SUR l'AGADIE

Joseph jo. granger

martin aucoin marque de x re;ié richard

Jacques le blanc

Charles Babin marque de x André leblanc

pierre x riphard Estienne vacois Esq S^ des rohers Iffland

Paul melanson marque de x pierre richard marque de x jean Doucet

René x Blanchard

Joseph le blanc

Estienne x boudrot

Jacques x hebert

germain x Dupuis

rené leblanc

rené blanchard

pierre x Landry

Michel X Vincent

rené x Landry

Antoine dupuis

ioseph terriot

pierre leblanc x fils du vieux Jean leblanc

Claude x Terriot

Joseph X aucoîn

Jean p le Blanc le vieux

Jeanx terriot fils de jean

jean batiste Z David

pierre braux

pierre x Somie

rené x Landry

rené x aucoin

francois x Le blanc fils de antoine le Blanc

Michel X Boudrot

pierre leblanc

pierre landry

antoine le blanc p^

Charles Leblanc dijean leblanc

pierre melancon pourLuy et pierre hebert

Desroziers pour Charles gautrot , marque de x josèph

melancon pour

Germain hebert et

pierre gautrot

Antoine Landry pour luy

et jean terriot

jean melancon

rené x granger pour luy et jean Comeau

francois leblanc marque de x jean leblanc

pierre le blanc

Jacques le blanc pour

bernard et francois leblanc

jean tibaude

francois leblanc pour augustin et rené hebert

jean x Landry

Charles x chaunet

pierre x Vincent le fils

francois x traham

jean x Comeau

Estienne Riner

Germain landry marque d'Estienne x Hamell

rené jegée dit Desroziers

Joseph Bugeauld

jean Dein

abraham landry

pierre landry marque d'Estienne xxx traham

abraham x Landry

rené x Landry

Jacques x LeBlanc

michel Toupars

Bernard Daigre

Antoine leblanc

Claude leblanc

philipe melancon

LB CANADA-FRAKÇAIS

Joseph X Boudrot

Guillaume z hebert

Jean babin

ClauViel z Landry

Pierre AUain, G. C,

J. Bourg

R. Le Blanc

Charles Boudrot marque de x jean Leblanc marque de x pierre Vincent marque de x jean babin

pierre babin

Vincent babin

Mrie de deslo Siers

pierre le Mire marque de x francois gautro

pierre de forrais

nère forrest

paul X Lejeune rené x boudrot Allain x Digon antoine x bario pierre p Daigre Be^jamain x Landry francois x Boudrot jean x Roy René X tibaudo 2 Jansesmen Jean doucet marque de x jean traham pierre traham Alexandre A tibaudo antoine x tibaudo Charles p Doueron Jean batiste x tibaudo antoine x Leprince

Jean baptiste L p mafié marque de 6 jean batiste gautrot

pierre landry marque de x jean bap^« tibaudo Estienne x Comeau iean babin martin x Caporond Charles x Doueron Claude x Brossard Antoine x Boudrot Pierre x Landry pierre Benoist Lejeune antoine x braux Louis X michel Guillaume x Le juge

jean batiste x fou sa marque pierre x Brohx pierre x Godet Clément 0 Benoist Guillaume A Traham pierre x Bourg Bernard Daigre francois x Daigre Abraham x Daigre Paul Benoist x Joseph X Vincent francois x La vaustre Joseph Landry

Je Certi£Se que les habitants des Mines Pesiguith et depen* dances qui ont signés ce présent Serment de Fidélité m'ont demandé quatre articles que je Leur ay accordé No 1 et que jay Signé de ma propre main dont pareille copie Leur est restée fait a Pisîguith ce 31 octore V. S. 1727

Robert Wroth

Nota. — Les documents ci-dessus, depuis xxxvu jusqu'à lvii inclusive* ment, ne se trouvent pas dans le volume d* Archives de la NouveUe-Ecoase.

Lettre de M^^ le Comte de Toulouse ^ a M^ l'archevêque de

Cambrai au sujet des habitants français de l'Acadie

qui resteront bous la domination anglaise et

de ceux de ces habitants qui vou-

dront en sortir. ^

Le conseil de marine, monsieur, a rendu compte à M^ le Régent d'une lettre qu'il a reçue de M' de & Ovide gouverneur général de l'île Royale, au sujet d'une ordonnance que le gouverneur anglais de l'Acadie a fait publier pour obliger les habitants français, qui y ont resté sur leurs biens, de prêter serment de fidélité au roi d'Angleterre ou de se retirer dans l'espace de quatre mois, avec défense d'emporter aucun meuble ou immeuble. Son A. R. a décidé que les habitants qui resteront sous la domination anglaise ne peuvent se dispenser de prêter le serment de fidélité qu'on veut exiger d'eux, mais que l'exercice de la religion catholique leur soit permis, et par conséquent la conservation de leurs missionnaires.

S. A. R. a désiré que la copie de la lettre de M^ S^ Ovide vous fut remise, vous la trouverez ci-jointe, et le conseil vous prie de vouloir prendre les derniers ordres de S. A. R. sur cette affaire.

Il vous observera que quoique par le traité d'Utrecht on ait accordé aux habitants des pays cédés que la faculté d'emporter leurs effets mobiliers, ceux de Plaisance ont joui de celle de vendre leurs maisons et terres en vertu des ordres de la feue reine Anne, qui étaient aussi pour les habitants de l'Acadie, qui n'ont pu en profiter, parceque les gouverneurs anglais ont toujours éludé l'exécution de ces ordres à leur égard ; en sorte qu'ils n'ont pu profiter de la faculté qui leur était accordée par le traité et par les ordres de la reine Anne.

(Signé) L. A. Bourbon.

1. Louis- Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse,* était le troisième fils légitimé de Louis XIV et de Madame de Montespan. U occupait la Présidence du Consuil de Marine en qualité d'amiral de France.

2. Archives du Ministère de la Marine et des Ck)lonies.— Aciulie — Correspondance générale.

190 LE CAIIAJ>A.-FJUNÇAIS

DiLiBÉïUTioNs pu Conseil. ^^^.^ N vV/zv^^--^

Conseil. Le s^ GaïUia prêtre du séminaire des missions étrangères, missionnaire des sauvages de Tisle Boyalle et côte de l'acadie.

Représente que depuis 20 ans il est le seul missionnaire des sauvages de tout le pays.

Qu'il a été exposé à des dépenses extraordinaires et indispensables pour attirer à la religion ces sauvages, les y entretenir et rassembler dans une mission fixe suivant les ordres qu'il en a reçu de la cour.

Qu'en 1706, 1707 et 1708 M. de Subercaze alors gouverneur de Pacadie et lui reçurent ordre d'établir s'il se pouvait une mission fixe dé ces sauvages dans l'endroit qu'ils jugeraient le plus propre, en conséquence de cet ordre et de l'avis de M. de Subercaze il acheta au port royal sur la fin de 1707 pour environ 7000 **^ d'outils de haches, de houës, de planches, de clouds, vivres et autre chose nécessaire à ce dessein, ayant même vendu pour cela le peu de bien qu'il avait en canada, mais tous ces efi'ets furent pris sur la route par les anglois, et l'année suivante ayant fait à peu près la même dépense (excité par le dit sieur de Subercase et les lettres du Ministre) il eut encore le malheur de tout perdre. Le dit sieur de Subercase ayant été témoins de ces pertes et des autres dépenses, fatigues et peines qu'il s'est donné pourrait en rendre un fidèle témoignage. Qu'on a dû ressentir le succès de ses peines et voyages par les services que ces sauvages ont rendu pendant la guerre dernière, car outre qu'ils ruinèrent la première année plus de 20 lieues de pays aux anglois, ils se rassemblèrent peu de temps après avec le sieur Gaulin de plus de 100 lieues au nombre de 300, pour donner lieu à M. de Brouillant pour lors gouverneur de se fortifier et se

1. Archives du Ministère de la Marine et des Colonies. — Correspondance génërale— Année 1718 -V. 3, Fol. 179.

Ce document porte en maige les notes suivantes :

** Porter à Mr le duc d'Orléans."

*' Le conseil croit qu'il faut le mettre sur T état pour 6001 Et lui donner éxtraordm«nt 1600 Uv payables en 3 années suivant l'observaoioû oy-apiès."

" L. M. d'e. " ** Décision de S. A« R., approuvé l'avis du Conseil."

DOCUMENTS sxm l'acadie 191

sont trouvés avec lui dans la suite toutes les fois que le fort a été attaqué ; ils prirent même avec leurs petites chaloupes et canots plus de 20 batimens anglois le long de la cote, et depuis la prise du fort Boyalle ils ont continué à molester les anglois empêchant les habitana de leur fournir aucuns secours pour racomoder leur fort, et enfin, n'étant que 42 leur tuèrent et firent prisonniers plus de lÔO hommes de la garnison et plusieurs des principaux officiers, et auraient même repris le fort s'ils n'avaient pas manqué de munitions n'ayant que celles que le dit Gaulin leur fournissait.

Le feu roi a parlé souvent avec éloge de cette action et a témoigné être content des services du dit sieur Gaulin qui passe sous silence tous les voyages qu'il a été obligé de faire a ses dépens tant a Plaisance pour demander du secours pour reprendre l'acadie que dans toute l'étendue de cette colonie pour engager les françois et les sauvages à se délivrer de la domination angloise, ce qui lui a coûté de grosses dépenses aussi bien que 3 voyages qu'il avait fait auparavant dans un seul été de plus de 150 lieues jusqu'au bout de l'acadie pour appaiser une révolte —

preste a éclater qu'il empêcha. Il a enfin exécuté fidèlement '- J .^ in les ordres donnés pour l'établissement de l'ile Royalle, puis qu'outre les voyages qu'il a fait en 1713 et 1714 pour engager les habitans de l'acadie à s'aller établir dans cette nouvelle colonie il y a ammené les principaux des habitans et y a rassemblé une grande partie des sauvages avec beaucoup de peines et de la dépense dans le lieu que l'on a cru le plus propre, il y a fait bâtir une chapelle et une maison pour les missionnaires sur les ordres qu'il a reçu du conseil par le sieur de Soubras, ce qui l'a endetté de plus de TOOOi*^ (sans ce qu'il a payé de son bien) envers plusieurs particuliers tant pour cet établissement que pour les autres dépenses qu'il a fait pour le service du roi, ayant seul soutenu les sauvages pendant les dernières années de la guerre.

Le conseil connaît l'utilité que l'ile Royalle peut tirer dans la suite de ces sauvages qui composent plus de 300 familles lesquels sont tous baptisés et instruits dans la mission ou ils reçoivent fréquemment les sacrements.

Outre la perte de son bien il a encore ruiné sa santé et ses forces dans les fatigues de ses voyages, et il ne lui seroit plus possible de soutenir seul les travaux de sa mission si le conseil ne lui accordait de quoy entretenir un second missionnaire qui en le soulageant apprendrait la langue, et seroit en état de lui succéder dans la conduite des sauvages.

Il a été très surpris de se voir pendant plusieurs années privé même des 600^^^ qu'il recevait autrefois et dans le temps qu'il croyait pouvoir espérer de nouveaux secours pour les peines qu'il se donnait et les dépenses qu'il était obligé de faire pour le service, a la vérité lorsque le feu roi eut parlé avantageusement de lui et de ses sauvages, il lui fut expédié une ordonnance de 400'^^, mais elle ne lui a été payée qu'en 1717 en billets de l'état.

Il aurait tout abandonné depuis longtemps par le manquement de toutes choses et a la sollicitation de ses amis qui le rappelaient a Québec si son zèle pour le salut de ces pauvres sauvages ne l'avait soutenu, et si tous les officiers qui ont été à l'ile Royalle et M le marquis de Vaudreuil lui-même ne lui avaient fait espérer de solliciter ses affaires et de lui obtenir de quoi subsister et payer ses dettes, l'inexécution de ces promesses l'a enfin obligé de s'exposer à la mer au milieu de l'hiver dans un petit bâtiment pêcheur et sans aucun secours pour représenter lui-même Tim possibilité dans laquelle il se trouve de pouvoir satisfaire les personnes qui lui ont avancé de quoi soutenir sa mission et subsister lui - même, se trouvant souvent dépourvu même des choses les plus nécessaires, ce qui l'obligerait absolument d'abandonner sa mission si le conseil n'a la bonté de lui accorder quelques fonds solide pour l'entretien des missionnaires, satisfaire à ses dettes, et avoir quelques ornements et vases sacrés pour la mission, les sauvages n'étant nullement en état de pouvoir contribuer à cette dépense, après quoy il s^en retournera incessament pour fixer ses jours avec les sauvages lesquels n'étant pas soutenus et solidement établis on aura de la peine à les empêcher de se laisser aller aux fréquentes sollicitations des anglois ce qui les rendroit inutiles aux établissements françois et causeroit la ruine totalle de leur religion. M. de Verville qui commence à connaître ces sortes de Nations, aussi bien que M. de Subercaze qui les a ménagées pendant quelques années pourront mieux que personne faire connaître au conseil les conséquences de ce qu'il représente.

M. Gaulin est employé sur l'état de l'isle Royalle pour les 300"^ par an comme il l'était sur celui de l'acadie indépendamment de ces 300^^ M. l'évéque de Québec lui donnait pareille somme lorsqu'il était à l'acadie qu'il ne lui donne plus, et il y a eu des années qu'on lui accordait une gratification de 400^*^ par ordonnance particulière.

DOCUMENTS SUR l'aCADIE 193

Obsbbvation

La mission des sauvages dont a soin ce missionnaire est utile à l'isle Boyalle, et il est très nécessaire de les avoir dans nos intérêts.

M, Gaulin est aimé de ces sauvages, a toujours bien servi, et est brave homme, et capable de faire faire et conduire même ces sauvages à une expédition.

Il ne peut guéres subsister avec 300^^, et il paraîtrait qu'on pourait luy accorder 600 ^"^ sur l'état.

A l'égard des dettes qu'il a contractées, il est certain qu'il doit n'ayant point été aidé, il dit qu'elles montent à 7 milles livres mais si le conseil voulait lui faire payer 1500 ^^^ en 3 ans, savoir 500 livres chaque année, il parait qu'il doit être content et épargner sur ce qui lui est donné pour payer le surplus.

Il demande quelques ornemens pour la chapelle de sa mis« sion, on pourrait lui en faire donner pour 3 ou 400 livres.

Fait et arresté le 3emay 1718.

l. a. de boubbon,

Le mabéchal d'estbées

Par le conseil

Lachapelle.

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