‹ Collection de documents se rapportant à certaines questions universitaires à Montréal [microforme]Chapitre 24 sur 38 · PRET LS · texte numérisé non relu

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et de Chirurgie conserve sa Charte, son nom et ses privilèges, et fait

a les actes nécessaires à sa vie, afin de pouvoir se jeter à ses droits, si l'Union ne lui convenait pas. Elle a deux ans pour se décider à prendre un parti définitif. Dans certaines explications, on à caché ce point important, ou on à laissé entendre le contraire. Je n'ai pas protesté sur le moment, afin de ne pas ajouter aux prétextes d'ébullition. Mais je profite de la première occasion, où je rencontre un auditoire calme et nombreux, pour rétablir les faits, et rendre justice à notre prssion, S'il en était autrement, je serais traitre à mon mandat, à mo, év et au décret papal.

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Document N°: LNNENV,

Montréal, 12 Octobre 1889

Le Corps enseignant composé de Mrs les Drs Th. E. d'Odet d'Orsonnens, J. P, Rottot, W. H. Hingston, L. B. Durocher, Hon., A. O. Paquet, A. Dagenais, A. T. Brosseau, L. E. Desjardins, 4. A. Laamée, N. Fafard, J. B. A. Lamarche, L. A. Demers, J. E. Berthelot, S. Lachapelle, J. A. S. Brunelle, H. E. Desrosiers, S. Duval, 4. JF. K,. Guerin, A. À. Foucher, L. D. Mignault, E. A. Poitevin, J. P, Chartrand, tous professeurs titulaires de l'Université Laval, forment la Faculté de Médecine de l'Université Laval à Montréal et donnent l'enseignement universitaire. Cependant Messieurs les Drs Th. E. d'Odet d'Orsonnens, W. H. Hingston, L. B. Durocher, L. KE. Desjardins, L. i A. Demers, L. A. $S. Brunelle, L. D. Mignault, E. A. Poitevin, J. P. 1 Chartrand, membres de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Mon-

tréal conservent leur Charte, avec son nom, son autonomie et ses priviléges pendant deux ans, pendant lesquels ils auront à opter s'ils resteront dans l'Université Laval, ou s'en sépareront, et pendant les quels ils feront tous les actes nécessaires pour conserver leur existence corporative, d'après ce qui est dit dans les consultations de Mr le juge Pagnuelo et de Mr G. Lamothe, avocat; et, pour preuve de bonne entente, entre les deux corps, — distincts jusqu'à aujoure la » de

d'hui, — la carte d'inscription livrée aux élèves portera le titre de:

“ Université Laval, Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal ,,

— tel qu'il a été suggéré par les autorités légales déjà citées.

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Signatures: Ths. E. d'Odet d'Orsonnens, J. P. Rottot, W. H. Hingston, A. O. Paquet, S. Dagenais, T. A. Brosseau, L. E. Desjardins, J,. A. Laramée, N. Fafard, J. B. A. Launarche, L. A. Demers, Séverin Lachapelle, H. . Desrosiers, S, Duval, 4, 4. Guerin, A. Foucher, L. D. Mignault, J. F. Chartrand.

N. B. — Le 13 Octobre, à l'église de Notre Dame, en présence de leurs Grandeurs Nos Seigneurs les Archevéques de Montréal et de St. Boniface, et de Nos Seigneurs les Evêques de St. Hyacinthe et de Sherbrooke, eut lieu la messe du St. Esprit, à l'occasion de l'ouverture des Cours universitaires. M. l'abbé J. B. Proulx, Vice-Recteur, y lut la profession de foi catholique, au nom des professeurs, présents en corps; et le sermon de circonstance fut donné par Monseigneur A. Racine, Evèque de Sherbrooke.

Document N° ENNV.

Montréal, 13 Octobre ISS9.

Monseigneur,

Je protite de la présence, ici, de Votre Grandeur et de celle de vos deux suffragants, Nos Seigneurs les Evèques de St. Hyacinte et de Sherbrooke, pour vous exposer respectueusement ce qui suit:

En acceptant la charge de Vice-Racteur, j'ai interprété le décret “ Jam dudum ,, éomme donnant à Montréal la liberté dans l'unité. Je me suis conduit d'après cette conviction. J'ai même dit aux Docteurs de la Faculté de Médecine que “ les règlements universitaires, tels qu'ils existent pour Québec ne s'appliquent à Montréal: 1° ni pour la nomination des professeurs; 2° ni pour leur révocation: 3° ni pour les programmes d'enseignement: 4° ni pour les modifications de ces programmes; 5° ni pour la durée et, par suite, la distribution des cours qui sont, à l'avenir, de six mois; 6° ni pour Île temporel de l'Université. Les Règlements en question concernent spécialement les matières obligatoires de l'enseignement, l'uniformité des eæamens, et certains points de discipline qui regardent beaucoup plus le Vice-Recteur que les membres de la Faculté. ,

De plus, ma conviction bien arrétée -est que, sans cette liberté d'action, tous les efforts, que nous ferions à Montréal pour faire fonctionner l'Université, seraient à la longue vains et stériles, Or, Mgr. Paquet, Recteur de l'Université Laval à Québee, d'après ce qu'il

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m'a dit, interprète le décret tout différemment; et il parait croire qu'il n'y a rien de changé dans les rapports de la Succursale avec le Conseil Universitaire, du moins, dans une foule de points essentiels. Avant qu'aucun conflit d'opinions ne paraisse à l'extérieur, j'aimerais à m'etfacer.

Les revenus de la Succursale sont restreints. L'argent provenant des élèves est loin de suftire au paiement des professeurs, devenus plus nombreux par les nécessités de l'amalgamation de deux Ecoles de Médecine. Nous comptions sur l'argent provenant des honoraires de messe, ce revenu nous manque. Le Séminaire de Québec prétend avoir contre nous une réclamation qui s'élève à une vingtaine de mille piastres. Je ne me sens pas le courage d'entreprendre une oeuvre qui demande autant de dépenses que l'organisation monétaire de la Succursale, avec une cuisse vide: et, je l'avoue franchement, je ne suis pas l'homme pour faire entrer les deniers.

Mon intention est de rester dans le ministère curial; et cette charge de Vice-Recteur, surtout dans le moment de transition et d'organisation que nous traversons, demande tout le temps et tous les loisirs d'un homme. I] m'est pénible de passer toutes mes semaines loin du troupeau qui m'est confié, et dont je ne puis me décider à m'éloigner. Si j'ai pu rendre quelque service à Votre Grandeur et à la Succursale, en travaillant à amener l'union des deux Ecoles de Médecine, j'en suis heureux. Je ne demande aucun honoraire. Le plaisir d'avoir été agréable à Votre Grandeur, et la conscience d'un devoir accompli, me sont une récompense suffisante.

Pour toutes ces raisons, je mets devant Votre Grandeur ma résignation comme Vice-Recteur de la Succursale de l'Université Laval à Montréal. En daignant l'accepter, vous me ferez plaisir et vous me rendrez service, service non moins graud, je n'en doute pas, pour l'Université qui vous tient tant à coeur.

Croyez que je demeure, avec la considération la plus haute et le respect le plus profond, de Votre Grandeur, Monseigneur,

Le serviteur très-humble et très-dévoué,

J, B. Prouix prêtre.

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Document N° LANVE.

Monsieur le Vice-Recteur,

J'accuse réception de votre lettre du 14 Octobre courant, dans laquelle, après avoir fait connaître quelques-unes des difticultés que vous rencontrez dans l'oeuvre de l'Université, et exprimant la crainte de ne pouvoir les surmonter, vous offrez votre démission comme Vice- Recteur de l'Université Laval à Montréal, En réponse, je dois vous dire que je ne crois pas à propos d'accepter votre démission: je vous exhorte done à continuer de travailler pour le succès d'une oeuvre dans laquelle vous pouvez compter sur la bienveillance de l'Archevèque et des évêques de la province de Montréal qui vous ont appelé, et sur le concours des autorités universitaires de Québec, qui ont ratitié votre nomination.

Espérons que la divine Providence secondant vos eforts, applanira les obstacles que vous signalez, et vous fera obtenir le succès que vous désirez pour le bien de la religion et du pays.

Je suis. Monsieur le Vice-Recteur,

Votre obéissant serviteur.

+ En, Cns. Archevèque de Montréal.

Document N: LYXNVIET.

Québec, 11 Octobre ISS9.

Monsieur le Vice-Recteur,

En arrivant d'Ottawa, j'ai trouvé sur ma table votre lettre du

7 du courant, qui en renfermait une autre du du même mois.

Dans cette dernière, vous me posez quelques questions äu sujet de l'Ecole Vétérinaire.

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