‹ Collection de documents se rapportant à certaines questions universitaires à Montréal [microforme]Chapitre 25 sur 38 · Cette Ecole est agrégée à l'Université Laval, et le seul · texte numérisé non relu

Cette Ecole est agrégée à l'Université Laval, et le seul

document qui existe est le suivant :

Extrait du registre des délibérations du Conseil Ui iversitaire en

date du 17 Juin ISS0:

“ Résolu d'agréger l'Ecole Vétérinaire Canadienne Française de Montréal à l'Université Laval. ,

2° L'Université n'a rien à voir à l'administration pécuniaire de cette Ecole, et il n'y à ce sujet.

aucune convention, au moins écrite, à

Je profite de cette occassion, Monsieur le Vice-Recteur, pour vous dire que nous avons appris avec beaucoup de regret la conduite tenue pur les élèves de Médecine depuis l'ouverture des Cours, Mais ce qui nous a le plus surpris et chagrinés, ce sont les discours que les journaux mettent dans la bouche des professeurs, discours qui ne sont pas à l'honneur de l'Université, et qui nous paraissent frustrer complètement l'attente du Saint-Siège, celle de l'Université et de ses amis.

Les documents qui ont été soumis à notre approbation étaient loin de nous faire sou: çonner tout ce qui s'est dit et fait depuis quelques jours.

J'aime à croire que le mot: * érdépendane que les jounaux mettent sur vos lèvres, n'a pas été prononcé, ou n'avait pas la signification qu'on lui à donnée. Le rôle effacé qu'on vous fait jouer. nous surprend beaucoup: on parait ne pas méme vouloir vous donner le titre de Vice-Recteur. Nous espérons toutefois que la paix se rétablira, et que les choses se passeront conformément aux désirs du Saint-Père et lui apporteront quelque consolation. Je vous souhaite

courage et bon succès. J'ai l'honneur d'etre, Monsieur le Vice-Recteur,

Votre tres-humble et tres-dévoué serviteur.

Bexs. Paquer, Recteur.

Document N° LXNNVEEE.

Montréal, 14 Octobre 1SS9.

Mer. B. Paquet, Recteur de l'Université Laval. Monseigneur,

Je vous écris un mot à la hâte. Nous

avons eu, hier, la messe du S' Esprit. Présence de Nos Seigneurs l'Archevèque et évêques ses

suffragants. Beau sermon par Mgr Racine. Les Facultés en corps, sept

nn,

des nouveaux professeurs titulaires de Médecine y assistent. Les journaux sont remplis d'explications inadmissibles, n'y croyez rien. Je donnerai les miennes à mon heure. Sous peu, je vous enverrai des documents explicatifs et significatits.

Pardon de cette précipitation. Croyez que je demeure avec une

haute considération, Monsieur le Recteur,

Votre très-dévoué serviteur.

J. B. Proux P."

Vice-Recteur de l'Univ. L. M.

Document N° LENNEX.

Montréal, 14 Octobre 1859.

Myr. B. Paquet, Recteur de l'Université Laval.

Monseigneur,

Je reçois à l'instant même votre lettre du 11 Octobre, et je vous remercie pour les renseignemen*s que vous 1n6 donnez à propos de l'Ecole Vétérinaire.

En effet, si vous vous en rapportez aux journaux, je comprends vos chagrins et vous surprises. Ma note de ce matin vous mettait en garde contre ces rapports. Le mot Indépendance à été prononcé par moi dans un sens que je crois très-vrai, mais qu'aucun journal n'a rapporté fidèlement, du moins des deux que j'ai vus.

Sous notre arrangement, l'enseignement est donné, comme de raison, par la Faculté de Médecine de l'Université Laval. Demandez ce qu'il en coûte pour laisser entendre le contraire. Outre le document que vous avez en main, voici ce qu'ont signé huit professeurs de l'Ecole présents à l'assemblée de la Faculté, samedi soir.

“ Le Corps enseignant composé de MM. les Drs- (suivent les noms) tous professeurs titulaires de l'Université Laval, forment la Faculté de Médecine de l'Université Laval à Montréal et donnent l'enseignement universitaire. , Quant aux troubles causés par les élè-

ves de l'Ecole, ils sont déplorables, mais c'est un mal pour un bien.

Soyons patients. Avant longtemps, le jour se fera sur bien des cho-

ses. J'ai fait des concessions, — les circonstances l'exigeant, mais

il y en a trois que je ne ferai jamais: celles qui s'attaqueraient à l'honneur, à l'indépendance et à l'unité de l'Université en tout ce qui regarde Montréal. Croyez que je demeure, Monseigneur, avec une haute considération,

Votre trèes-devoué serviteur.

J. B. Prouix prêtre.

PS. — En partant pour les Etats Unis, Mr Marcoux m'a laissé une lettre à propos d’un terrain que vous possédez à Montréal. Après tant de procédés extraordinaires, que j'ai eu l'honneur de vous expliquer, cette lettre, qui me parait extraordinaire, me laisse dans le

doute, si je dois prendre tout ceci au sérieux.

Document N°: LAN.

Montréal, 15 Octobre ISS9.

M. le D." 1. A. S. Brunelle, Montreal.

Monsieur,

Je me fais une espèce de devoir, comme c'est un plaisir pour moi, de vous adresser la lettre collective que j'envoie aux Docteurs de la Faculté de Médecine de l'Université, dans l'espérance où je suis que vous accepterez le titre de Professeur titulaire de Laval que j'ai demandé pour vous. J'espère avoir bientôt l'occasion de faire votre connaissance personnelle, car il ÿ a longtemps que votre connaissance professionnelle m'est familivre.

Je demeure, avec une haute considération,

Monsieur, votre tres-dévout serviteur, J, B. Procix prétre, V, R,

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Document N° LAN E.

Montréal, 15 Octobre 1889.

A MM. les Professeurs titulaires de la Faculté de Médecine.

Monsieur,

Dans les circonstances extraordinaires où nous nous trouvons, j'ai cru devoir prendre sur moi d'ouvrir les cours dans les salles de l'Université Laval, provisoirement. Le temps est arrivé de prendre un mover énergique et décisif pour sortir de cette impasse. Je dois partir ce soir pour St Lin, avec Monseigneur l'Archevèque, pour une cérémonie qui est fixée et annoncée depuis trois semaines. Cet incident m'empèche d'aller me consulter avec chacun de vous, ce que j'aurais aimé à faire. Par les présentes, je convoque une assemblée de la Faculté pour Jeudi, 17 du courant, à S hrs P. M. au Cabinet de Lecture Paroissial, Ce petit retard donnera le temps aux évènements de se dessiner, et aux conseils de s'asseoir et de s'affermir. J'ose espé-

rer que chaque protesseur continuera à donner son cours, à l'heure

que vous avez arrètée entre vous. Faisant des voeux poir que ces petits désagréments tournent à bien, je demeure üve” une haute considération,

Monsieur, votre tout dévoué serviteur.

J. B. Prouix prétre.

Document %° LVXXNI E.

Montréal, 16 Octobre ISS9.

Avis publié dans Îles journaux.

Vu l'obligation où nous sommes de donner des cours »ux élèves

qui veulent les suivre, nous faisons savoir que les cours pour les

étudiants en Médecine qui portent la carte :

Université Laval Montréal, Ecole de Médecine et de Chirurgie

de Montréal , signée par les docteurs Mignault et Foucher, secrétaires conjoints,

S'ouvriront provisoirement aujourd'hui Mercredi 16 courant, à S!2 hrs. A M. dans les salles de l'Université Laval, 43 place Jacques Cartier.

I est entendu que les élèves retourneront aux salles de l'Ecole de Médecine, aussitôt que l'ordre y aura été rétabli.

J. B. Prouix prétre

Document N°! LANNNEEE.

N. B. — En même temps, la lettre suivante était envoyée par Monseigneur l’Archevèque de Montréal aux Révérendes Mères Supérieures de l'Hotel-Dieu et du Couvent des Soeurs de la Miséricorde,

Montréal, 16 Octobre ISS9.

Mu Révérende Mère,

A raison de circonstances particulivres, j'ai réglé qu'aucun étudiant en Médecine ne pourra être admis dans vos salles, pour suivre les Cours de Clinique, s'il n'est porteur d'une carte d'admission formulée comme suit:

Université Laval Montréal, Ecole de Médecine et de Chirurgie de

Montréal, et signée par les docteurs Mignault et Foucher, sécrétaires conjoints.

Je suis votre tres-humble serviteur.

+ Ebocvano CHARLES Archevéque de Montréal.

Archevèché de Montréal, 13 Octobre 1889.

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