L. S. #X D. Archiep. Tyren. secr
gratis quocumque titulo.
Document N°: NCEV.
Montréal, 4 Septembre 1ISS9, Eminentissime Seigneur,
La constitution «Ja duduin » accordée à notre Université par la bienveillance de Notre Très-Saint Père le Pape, a èté publiée, et accueillie par le clergé et les fidèles de cette province de Montréal, avec les sentiments de la plus vive reconnaissance pour le Saint Size, Chacun s'est mis à l'œuvre, dans la mesure de son pouvoir, pour en assurer la parfaite exécution et, déjà, nous pouvons espérer, dans un avenir assez prochain, une harmonie complète établie sur des bases solides. Cependant, pour certains détails sur lesquels il existe encore quelque divergence de vues et d'opinion, je prends la respectueuse liberté de faire connaitre ma pensée à Votre Eminence, d'insister même pour qu'on fasse droit à ma demande, afin qu'aucun obstacle n’empéche le ralliement des esprits, et ne vienne enrayer un mouvement entrepris pour le plus grand bien de l'Université et de tout le pays.
Ainsi, Eminentissime Seigneur, on m'apprend que l'Indult pontifical permettant de retenir, pour les fins universitaires, cinq centins sur chacun des honoraires de messes envoyés à l'étranger, a été renouvelé dernièrement pour le même objet,
S'il en est ainsi, je demande respectueusement que tout l'argent provenant de cette source dans les limites de la province ecclésiastique de Montréal, soit appliqué à la Succursale Montréalaise, et employé à son fonctionnement. Outre que c'est la destination naturelle et logique de cet argent, la Succursale n'ayant pour le moment d’autres ressources extérieures, en a un grand besoin.
La part qui lui revient sur l'indemnité des biens des Jésuites est beaucoup moindre que celle de la Maison de Québec, et je crois qu’il m'est permis d’esperer que Montréal devra bénéficier de ses revenus directs dont la privation ne pourrait que froisser inutilement le sentiment publie, et détourner de l'œuvre les sympathies d’un grand nombre. Du reste, les autorités de l'Université Laval ont pratiquement reconnu ce droit, en accordant à la Succursale, depuis cinq ans, cette part de revenus. En appuyant sur cette demande, Eminentissime Seigneur, je ne cherche qu'à travailler au succès d'une œuvre chère au Saint Siège et souverainement importante pour le bien de notre pays.
Je demeure,
Eminentissime Seigneur,
De Votre Eminence, Le serviteur très dévouè + Epouarn Cns. Archevèque de Montréal.
Document N° NOV.
Québec, 25 Octobre ISS9,.
Rév. I. B. Proulx, Vice-Recteur, Université Laval à Montréal.
Monsieur,
J'ai l'honneur de vous transmettre, sous ce pli, copie de lettres adressées par ce département à votre prédécesseur, M° l'abbé Marcoux, le 24 Août et le 12 Septembre 1888, au sujet de l'occupation, par l'Université Laval, des anciens bureaux de la « Presse » et de la « Minerve » à Montréal.
J'ai l'honneur d’être, Monsieur le Vice-Recteur,
Votre très-humble et très-dévouë serviteur, ERN. GAGNON Secr,
Document N° NCOVE.
Québec, 24 Août ISSS, Rév. J. E. Marcoux, Vice-Recteur Université Laval à Montréal.
Monsieur,
L'Honorable Commissaire des Travaux Publics me charge de vous dire que ce n’est pas l’intention du gouvernement de fixer en aucune manière la durée de l'occupation, par l'Université Laval, des propriétés actuellement occupées par la « Minerve. » Vous pouvez done effectuer le déplacement projeté, et vous installer dans les bureaux de la « Presse » et de la « Minerve, » le gouvernement se réservant le droit de reprendre possession de sa ou ses propriètés, sur avis de six mois, À une époque quelconque, s'il le juge convenable.
Il est entendu que toutes les cotisations et taxes municipales, ou autres, sur les batiments et terrains occupés par l'Université, seront à la charge de cette dernière. — Relativement aux frais de déplacement, ainsi qu'aux frais d'installation, réparations, ete. que vous devez encourir, il est aussi entendu que vous les ferez connaitre d'avance au gouvernement, après avoir consulté votre architecte, etc. etc.
L'Honorable Commissaire vous dira alors si c’est l'intention du gouvernement de vous rembourser ces frais.
J'ai l'honneur d'ètre, Monsieur,
Votre ohéissant serviteur.
E. GAGNON Secr.
P,S, — À toute éventualité, vous pouvez compter que le Gouvernement n'aura pas besoin des propriétés en quest:on le printemps prochain. (Signé) E. G.
Vraie copie.
ERNEST GaGNoNx Secr. Dép. T. P.
Québec, 12 Septembre 1SSS.
Rév. J, E Marcoux, Vice-Recteur Université Laval à Montréal.
Monsieur,
Comme complément à ma lettre du 24 Août dernier, je puis aujourd’hui vous dire que le gouvernement vous remboursera vos frais de déplacement,
installation, réparation etc. etc., pourvu qu'ils n’excèdent pas quaire mille piastres. (P. 4000.00). .
Advenant le cas, où ces frais dépasseraient quatre mille piastres, le gouvernement ne sera pas tenu de vous indemniser de ce surplus, ni cette année, ni ultérieurement, et ses droits de reprendre possession, en aucun temps, sur avis de six mois, des propriétés qui seront occupées par l’Université Laval, ne cesseront pas pour cela.
Par ordre de l’Honorable Commissaire des Travaux Publics.
J'ai l'honneur d’être, Monsieur le Vice-Recteur,
Votre obéissant serviteur.
ERN. GAGNON Secr.
Vraie copie.
Document N° XCVIEL. Î
Montréal, 26 Oct. 1589.
M. Ernest Gagnon Sec. Dep. T. P.
Mousieur,
J'ai l'honneur d'accuser réception d'une copie des lettres adressées par votre Département à mon prédécesseur M. l'abbé Marcoux, le 24 Aoùt et le 12 Septembre 1888, au sujet de l'occupation, par l'Université Laval, des anciens bureaux de la Presse et de la Minerve à Montréal.
Veuillez accepter mes meilleurs remerciments, avec l'expression de la haute considération avec laquelle je suis, Monsieur,
Votre tout dévoué serviteur.
J, B. Prouix prétre.
Document N° XOCVIEL.
Montréal, 23 Octobre 1889.
Monsieur le Vice-Recteur,
J'ai reçu votre lettre du 21 courant le même jour. Hier et aujourd'hui, les cours se sont donnés dans les salles de l'Ecole de Mé-
decine, et fous les professeurs ont eu le respect et l'attention que j'attendais et que je vous avais promis, de la part des élèves. Il reste maintenant à chaque maitre du corps enseignant de continuer à conserver ce respect et cette attention.
J'ai l'honneur d'être, Révérend Monsieur,
Votre tout dévoué serviteur.
W. H. Hixcsrow.
J'ouvre ma lettre pour accuser réception de votre lettre de trois jours plus tard. Je vous remercie beaucoup pour votre bienveillance à mon égard.
Votre dévoué serviteur.
W. H. Hixasron.
N. B. — Dans la lettre précédente, était insérée une carte postale portant cet avis:
31 octobre, mon cher monsieur, mon serviteur (un nouveau) a oublié, dans le temps, de mettre cette lettre à la poste. W. H H.
Document N° NCIX.
Montréal, 5 Novembre 1859.
M. le D. W. H. Hinuston, Présid. Ec. de Médecine.
Monsieur,
Ce matin, à mon arrivée au bureau, je trouve votre lettre du 23 Octobre et votre carte du 31. Merci pour vos bonnes paroles. Je me réjouis du calme actuel. IL faut espérer que ce n’est pas le calme qui précède la tempête. J'ai toujours été d'avis, comme vous, du reste, qu'il suffirait de mettre en commun les intérêts, pour amener la plus grande somme de bien pour le présent, et préparer, pour l'avenir, un résultat qui dépassera toutes le espérances. L'heure présente peut avoir ses ennuis, mais nous ne sommes pas hommes à nous laisser décourager, après avoir résolument mis la main à l'oeuvre, nationale et religieuse, la plus importante qni s'impose maintenant
aux besoins de notre pays. J'ai hâte de vous voir, ce que je me propose de faire bientôt.
En attendant, croyez à la considération avec laquelle je demeure,
Monsieur, votre tout dévoué serviteur.
J, B. Prourx prétre.
Document N°: €.
Montréal, 26 Octobre ISS9.
Monsieur le Vice-Recteur,
Je vous remercie de ma nomination comme Professeur titulaire de l'Université Laval à Montréal, que vous m'avez remise il y à quelques jours. Je vous là renvoie, ne pouvant l'accepter sous les circonstances.
Avec une haute considération, Mr le Vice-Recteur, je demeure votre dévoué serviteur.
E. À. Porrevnx M. D. C. M.
Professeur d'anatomie descriptive à l'Ecole de Médecine et de
Chirurgie de Montréal.
Document N° CE.
Montréal. 2S Octobre 1SS9,.
M. le D' E. A. Poitevin, Profes. à l'Ecol, de M.
Monsieur,
J'ai l'honneur d'aceuser réception de la lettre, par laquelle vous me renvoyez le document vous nommant Professeur titulaire de l'Université Laval, que je vous avais rémis entre les mains, il y à une quinzaine de jours, lo 10 où 11 du courant.
Je regrette, et le public en général, je crois, regrettera avec
moi, qu'il vous paraisse impossible de vous ranger à l'opinion de la
majorité de vos confrères.
J'ose espérer que Îles objections que vous avez à notre arrangement tomberont, et cela pour le bien de fous. Il ne peut m'entrer dans l'esprit que nous soyons fatalement voués à une existence de luttes et de divisions. Je serai toujours heureux de vous rencontrer et de discuter la situation avec vous; car, j'en ai la conviction, cette divergence d'opinion doit reposer surtout sur un malentendu et sur des explications mal interprétées.
En attendant le plaisir de vous voir, je demeure, avec une haute
considération, Monsieur,
Votre très-humble et très-dévoué serviteur.
J. B, Prourx prétre.
Document N° CIE.
Montréal, 26 Octobre 1559.
Monsieur,
A mon retour d'Europe, vous m'avez remis un document du Conseil Universitaire m'informant * que je suis nommé professeur titulaire de la Faculté de Médecine de l'Université Laval à Montréal. ,
Le document aussitôt reçu a été égaré, et ce n'est que ce matin qu'il à été retrouvé. Je prends la liberté de le renvoyer pour la raison que, dans les circonstances, je ne crois pas devoir accepter la nomination de professeur, que le Conseil Universitaire à bien voulu faire en ma faveur.
Avec haute considération,
Votre dévoué serviteur.