‹ Collection de documents se rapportant à certaines questions universitaires à Montréal [microforme]Chapitre 29 sur 38 · OÙ · texte numérisé non relu

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J'attends ce service de votre bienveillance connue et de votre dévouement à l'éducation.

Je demeure avec une haute considération, Monsieur le Principal,

Votre tres-dévoué serviteur.

J. B. Prourx prétre.

Document N° CV.

Québec, $ Novembre 1589.

Cher Monsieur,

Je viens d'adresser à M.' l'abbé Bruchesi, secrétaire de la Faculté des Arts à Montiéal, le document constatant authentiquement votre nomination comme professeur à la Faculté des Arts pour Montréal. Je suis heureux que l'absence de Mgr le Recteur m'ait mis dans la douce obligation de signer cet instrument, et me donne l'occasion de vous exprimer ma satisfaction personnelle de cette nomination, satisfaction qui, du reste, est partagée par tous les membres du Conseil Universitaire.

Vous voilà lié plus que jamais à l'Université Laval, et tout le monde s'en réjouit.

Permettez-moi de saisir cette circonstance pour vous féliciter bien cordialement de l'heureuse issue de vos difficultés.

Veuillez croire. cher Monsieur, que je demeure bien respectueu-

sement et bien affectueusement, Votre tout dévoué contrère.

Tu. E. Hawez Pro-Recteur U. 1.

Document %:°: CVE.

Montréal, 10 Novembre 1SS9, Mer Th. E. Hamel Pro-Recteur U. L.

Monseigneur,

J'ai l'honneur d'accuser réception de la lettre par laquelle vous m'annoncez l'expédition du “ document constatant authentiquement

ma nomination comme professeur de la Faculté des Arts à Montréal. ,

Cette nomination est pour moi un honneur que je considère très-grand, L'Université Laval, par son passé, s'est acquis une haute | position dans le monde intellectuel: et j'ai confiance dans les desti- | nées toujours de plus en plus brillantes que lui réserve l'avenir. | Vous me félicitez sur l'houreuse issue de nos diflicultés, merci; tout n'est pas fini. Les obstacles sont divers. Cependant j'ai corfauce en la bonne Providence et en la vigueur de la foi de notre population. À chaque jour suffit son mal. J'ai deux phares, deux idées pour guider ma conduite: (1) travailler (comme mes prédécesseurs) à asseoir la Suceursale sur des bases larges, (2) tout en respectant le lien de l'unité, laquelle me parait, non seulement comme une nécessité, mais encore comme un bien pour le pays en général. Croyez à la haute considération avec laquelle, je suis. Monseigneur, votre très dévoué serviteur,

J., B. Prouix prétre, V. R.

Docuinent N. CVBSE.

Montréal. 12 Novembre 1SS9,

Cher Monsieur,

Depuis quelques jours, j'ai été fort inqueété, pour dire le moins, par certaines aflirmations au sujet de Ja position de la Succursale Laval à Montréal. D'aprèes le conseil d'amis mutuels, je me suis décidé à m'adresser à vous, et je vous fais, en conséquence, les questions suivantes:

Les promesses, faites par vous dans votre lettre du 27 Septembre 1SS9Y, sont-elles valides:

1.0 Cirilement, C'est-à-dire pouvons-nous en exiger juridiquement l'exécution de la part de l'Université Lusal comme membres de la Suecursale?

2,0 Sont-elles valides Canoniquement ?

3o Etiez-vous autorisé par le Conseil Universitaire, par procuration notariée ou autre, à faire ces promesses, de façon à lier la dite Université?

[Lo Si oui, $. E, le Cardinal n'aurait-il pas le droit, d'iei à deux ans, de désavouer ces promesses ?

Comme pour moi, cette lettre a servi de base pour mon entrée dans la dite Succursale, et que c'est en m'appuyant sur elle que je me suis décidé à signer le document du 12 Octobre, vous comprendrez facilement mon inquietude, lorsque l'on m'aflirme que les conditions sont invalides et civilement et canoniquement.

Je comprends que vous pouvez trouver que je fais peut être des questions indiscrètes; mais enfin, dans le moment actuel, il faut absolument voir clair et pouvoir répondre avec clarté et conviction aux objections que l'on ne manque pas de nous poser.

Croyez-moi, Monsieur le Vice-Recteur, en attendant une réponse,

Bien à vous.

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