L. Miexaucr M. D
Document N°: CVEET.
Moi al. 12 Novenvure ISS9,
M. le D." L. Mignault, M. D. 155. rue Bleury.
Monsieur,
J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre de ce jour. Je me ferai un plaisir de passer demain à votre bureau, atin de vous donner plus au long que je ne pourrais le taire dans une lettre, et avec plus de satisfaction, les renseignements que vous désirez.
J'espère pouvoir vous démontrer clairement que mes promesses ont été exécutées, que mes déclarations sont valides, et que mes actes officiels sont restés intra rires.
Croyez aux sentiments d'estime avec lesquels je demeure, Mon-
sieur, votre très-dévoué serviteur.
J. B. Prourx prébre.
PS
Document N° CE.
Montréal, 13 Novembre 1889.
Monsieur le Vice-Recteur,
Depuis quelques jours, il existe beaucoup de malaise chez quelques-uns de nos collègues au sujet de certaines conditions otfertes aux membres de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, lorsqu'il a été question d'union entre cette Institution et la Faculté Médicale Laval de Montréal.
Les soussignés, membres du Comité chargé de s'occuper de cette importante affaire, vous prient de bien vouloir répondre aux questions suivantes, afin de faire disparaitre tout malentendu:
1. En vertu de quel pouvoir les garanties que vous nous avez donnée#%l'ont-elles été, au sujet de la nomination des professeurs, de leur révocation, des programmes d'enseignement, de la durée des cours, etc. ?
2e Votre position au point de vue légal étant mise en doute. nous désirons savoir si le Conseil Universitaire de Québec, qui a accepté votre nomination comme Vice-Recteur a le droit de la révoquer «ad nutum ?
3. On à aflirmé que vous ne pouviez. en aucune manière, lier le Conseil Universitaire de Québec, quant à ce qui concerne la Succursale Laval de Montréal, veuillez donc nous dire si ce Conseil a le pouvoir de défaire ce que vous avez fait jusqu'aujourd'hui comme Vice-Reeteur ?
4,0 D'après la Charte civile de l'Université Laval, il n'y a qu'un seul Conseil Universitaire; et d'après les explications données par le Cardinal Simeoni, dans la lettre du 26 Juin dernier au Cardinal Taschereau, “ il faut comprendre qu'il n'y a qu'un seul Conseil Universitaire pour les deux sections de Québec et de Montréal , ; d'où vient alors l'autorité que possède chacune des Facultés de la Succursale Laval à Montréal de se régir elle-même?
Nous croyons devoir ajouter que quelcues-uns de nos collègues vous accusent d'avoir dépassé les limites de vos pouvoirs dans les actes que vous avez faits en vue de l'union entre les deux Facultés.
Nous vous prions done d'avoir l'obligeance de répondre aux
Un
questions ci-dessus, afin de nous mettre en état de donner, de votre part, toutes les explications nécessaires à ceux de nos collègues qui nous ont chargés de travailler à l'Union ertre les deux Facultés, et qui l'ont acceptée loyalement; et de résoudre les objections que nous susciteront les membres de l'Ecole qui ont cru devoir retuser cette union. ;
Veuillez nous croire, Monsieur le Vice-Recteur,
Vos très-dévoués ‘serviteurs.
ns. E. p'Oner D'ORSONNENS, Wanurax H. Hixésrox,