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“ sont pas mauvaises en elles mêmes, L'Ecole de Médecine est dans “ ce cas. Le décret de Février 1883 ne doit pas être interprété comme “ voulant la destruction de cette Ecole. ,
9. Le décret de Février 1883 est le seul décret rendu par Rome, qui pourrait avoir une portée quelconque contre l'Ecole de Médecine, et le seul qu'on ait interprété au Canada, comme ordonnant une flagrante injustice, savoir, la destruction de l'Ecole.
10 Cette question de savoir si l'Ecole devait être détruite, ou si elle pouvait continuer d'exister comme Ecole et de conserver ses hopituux, a été jugée d'une manière finale par le Saint Siége, dans l'audience du 14 Août 1884. Cette décision transmise par le Cardinal Simeoni le 23 Août 1884, est le dernier document venant de Rome, concernant l'Ecole de Médecine, et est encore aujourd'hui la décision finale de l'Eglise sur la question de l'existence de l'Ecole de Médecine.
11.0 Cette décision est comme suit : “ Que l'Eminentissime Préfet dise à l'Archevèque de Québec et écrive à l'Evèque de Montreal que, vu les circonstances actuelles, ils laissent l'Ecole de Médecine catholique et ses hopitaux dans le statu quo. , La même lettre dit:
La susdite résolution a été approuvée dans toutes ses parties par “ le Saint Père, dans l'audience du quatorze du courant. , Le délégué apostolique est “ chargé de donner communication de suite à tous les “ évêques de la province, afin qu'ils se conforment aux prescriptions “ qui y sont contenues. ,
12,0 Le Saint-Siége, dans cette décision, déplore que l'union n'ait pu être effectuée entre l'Ecole de Médecine et l'Université Laval. Cette union n'a pu être etfctuée parce que l'Université Laval a toujours voulu enlever à l'Ecole de Médecine sa belle position et ses grands hopitaux, et a toujours refusé de lui laisser, d'une manière permanente, sa Charte et ses priviléges.
13.0 Cinq années de paix ont suivi la décision du Saint-Père ; l'Ecole de Médecine a grandi, le nombre de ses élèves a doublé.
14.0 Aujourd'hui la mème lutte recommence, et les mêmes tentatives se répètent dans le but d'anéantir le nom, la Charte et les priviléges de l'Eccle de Médecine dans un avenir plus ou moins éloigné, et aussi dans le but très-apparent de lui ravir injustement ses lopitaux et ses dispensaires.
15.0 La Constitution apostoliqne Jam dudum a pour objet de donner certains pouvoirs spéciaux à la Succursale de l'Université Laval, savoir, à la Succursale telle que constituée et telle quelle à existé à
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Montréal depuis plusieurs années. Il n'est pas du tout question, dans ce document pontifical, de l'Ecole de Médecine, ni de ses hopitaux, et, consequemment, ce document ne change aucunement sa position antérieure.
16.0 Les Médecins ci-dessus nommés, pas plus aujourd'hui que autrefois, ne peuvent consentir à laisser dépouiller leur Ecole, et ils prendront, pour maintenir les droits de cette dernière, tous les recours légitimes qu'ils peuvent avoir.
En conséquence, les trois médecins ci-dessus nommés, déclarent à Votre Grandeur qu'ils ont toujours été prêts, et qu'ils le sont encore. à accepter une union qui assure à l'Ecole de Médecine la conservation, non seulement temporaire, mais indéfinie de sa Charte, de son autonomie et de ses priviléges: mais qu'ils ne peuvent accepter les conditions de l'union actuelle, attendu que, par cette union, on veut arriver, et on arrivera certainement d’une manière détournée, à une chose que le “ Saint-Siége ne veut ni ne peut exiger ,, SaVoir, n la destruction et à la disparition de Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal.
C'est pourquoi, je, dit Notaire, à la réquisition susdite, ai interpellé sa Grandeur Monseigneur Edouard Charles Fabre, Archevèque de Montréal, et lui ai fait, pour éviter tout malentendu, toutes les déclarations ci-dessus, déclarant et protestant en outre, pour tout ce qu'on doit déclarer et protester en pareil cas.
Fait, notitié et pratesté, aux lieux, jour, mois et an ci-dessus mentionnés, sous le numéro dix mille neuf cent trente-trois des minutes de mon répertoire. Et j'ai laissé une copie authentique des présentes à Sa Grandeur, parlant comme susdit, à lui mème en personne, afin qu'elle n'en puisse prétendre cause d'ignorance.
En toi de quoi, j'ai signé les présentes pour le tout valoir que
de droit,
(Signé) A. Ancuammaurr N. P.
Vraie copie de la miuute des présentes demeure de record en
mon étude.
Au. AnrcHamBauEzT N. P.
Ne
Doeument N°: CN.
Montréal, 22 Novembre 1889.
Sa Grandeur Mgr. Ed. Chs. Fabre, Archevèque de Montréal. Monsegnieur,
J'ai examiné le Protèt que les trois Professeurs dissidents de l'Ecole de Médecine ont envoyé à votre (Grandeur. Vous me demandez ce que j'en pense. Je pense que nous n'avons pas à nous en 0Ccuper, comme d'une chose qui ne net: regarde aucunement, Si les dissidents ont à se plaindre de quelqu'un, ce n’est pas de nous qui ne les avons violentés en rien; ce serait, tout au plus, de leur Collègues, avec qui ils diffèrent d'opinion. Qu'ils arrangent ensemble leurs atfaires de famille, nous n'avons rien à y voir. Le Protèt s'est trompé de porte. Mais, puisque ces Messieurs sont assez bons que de vouloir bien nous faire connaitre les secrets de leur pensée, faisons en notre protit.
Le Protèt renferme trois choses:
1e Une narration des anciennes difficultés entre l'Ecole de Médecine et Laval. Evidemment c'est une narration oratoire, faite à un point de vue d'avocat, Laval pourrait, si elle le voulait, je le sais.
nous en donner la contre-partie. Peu m'importe les divisions du passé,
je ne me sens aucun désir de les épouser et de les continuer, les
morts avec les morts. Il s'agit, pour l'avenir, de vivre à une vie de paix, de concorde et de respect mutuel.
9,» Un avancé, qu'on a entrepris d'anéantir l'Ecole de Médecine pau ln mème lutte et les mêmes tentatives, c'est-à-dire, dans la pensée des dissidents, par la violence, et de lui ravir injustement ses hopituux et ses dispensaires. Avancé erroné et gratuit, que je n'ai pas besoin de réfuter, car quod gris affirmatur, gratis negatur. Loin de moi l'idée de violence et d'injustice: dans toutes mes démarches auprès de l'Ecole de Médecine, je n'ai fait appel qu'aux sentiments Îles plus nobles de la persuasion. Du reste j'écrivais à l'Ecole, en date du 9 Octobre 1889: “ Croyez que, dans tout arrangement, nous voulons respecter la justice commutative et Îles droits acquis de pro-
priété, ,
3. Une déclaration solennelle “:que les trois médecins dissidents ont toujours été prèts et qu'ils le sont encore, à accepter une union qui assure à l'Ecole de Médecine la conservation, non seulement temporaire mais indéfinie de sa charte, de son autonomie et de ses privilèges. , Sans que je connusse alors le Protèt, je me trouve à les avoir pris au mot, en me rendant à leurs désirs, dans la mesure du possible, par les déclarations que je leur faisais le 15 du courant, et que vous avez approuvées le 17, à votre retour de Whashington. ,
J'aime à croire à la sincérité de tout le monde. Plusieurs aftirment que quelques uns ne disent vouloir l'union que pour la mieux combattre. Peu importe; cela prouverait, au moins, que l'idée d'union est si en faveur, auprès de la masse des gens bien pensants, qu'on n'ose pas l'attaquer de front.
L'Union se fera, définitive! Je compte beaucoup sur le temps, sur des explications opportunes, sur l'appaisement des esprits, pour dissiper les brouillards du doute et les résistances d'une vieille antipathie. Dans tous les cas, on se trompe si l'on croit, par des pièces de ce genre, m'empêcher de marcher vers le but que nous poursuivons: procurer à nos études universitaires la paix, la force et, ofliciellement, l'influence bienfaissante de la religion.
Croyez aux sentiments de respect filial avec lesquels je demeure,
De Votre Grandeur, Monseigneur, Le très-dévoué serviteur.
J. B. Prourx prétre.
Document N°: CNE.
Montréal, 25 Novembre 1889.
Monsieur le Vice-Recteur,
J'ai reçu votre bienveillante lettre, le jour même que je partais pour faire un voyage à la campagne. Je ne suis de retour qu'aujourd'hui; ce qui vous explique mon retard à vous répondre. En
attendant que j'aie l'avantage de vous voir, — et ce sera prochainement, j'espère — je vous demanderai de nouveau d'accepter ma démission.
D'après toutes les apparences, je crains beaucoup qu'on ne puisse arriver à cettte union tant désirée ét si nécessaire entre les deux Facultés médicales; alors je n'ai plus de raison de faire partie ni de l'une ni de l'autre de ces Facultés.
Veuillez me croire, quand même, votre tres-divoué serviteur.
| L. E. Dessarnins.
Docnment N° CNNEE.
masses Le
Montréal, 26 Novembre 1889.
M. le D' L. E. Desjardins, Montréal.
Monsieur,
Je recois à l'instant votre lettre datée d'hier, par laquelle vous me pressez d'accepter votre résignation. Laissons faire. [nya rien qui presse. La nouvelle tournure que prennent les choses, pourra peut-être amener une solution satisfaisante avant longtemps. Une Université Catholique à Montréal, sur un pied quelque peu considérable, se passera difficilement d'un spécialiste comme vous. Voici un compliment qui n'a pas même le mérite d'être tourné. Mais je sais que vous aimez les choses franches: et, franchement, je demeure, avec une haute considération, Monsieur, votre rès-dévoué serviteur.
J, B. Prouix prétre.
N. B.— Le 25 Novembre, la Faculté de Médecine se réunit au Cabinet de lecture Paroissial, et, après une longue discussion, à l'unanimité des membres présents, passa l'importante résolution qui suit, laquelle se trouve être la réponse aux considérations que j'avais eu l'honneur de soumettre à la dite Faculté, le 16 du mème mois. (Voir document N.° CXIII).
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Document N° CNE.
95 Novembre 1889.
Il est résolu unammement que Îles professeurs de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal et ceux de la Faculté de Médecine de l'Université La al à Montréal signataires de l'Union, s'engagent à prendre le Pape pour arbitre des difficultés qui ont empêché jusqu ici l'union définitive des deux écoles, et à s'en rapporter à sa décision ;
Que chaque corps, pour jaire valoir ses droits acquis, fera son
mémoire, ou les deux Corps feront un mémoire commun, lequel ou
lesquels seront envoyés à la cour de Rome;
Et qu'en attendant, l'union entre les deux institutions continuera avec cette modification, que les cours seront donnés par les deux institutions dans leurs salles respectives, que le Dr Rottot donnera les cliniques médicales x l'Hôtel-Dieu, et que les élèves des deux Facultés seront admis sur le mème pied dans tous les hopitaux.
Présents: Drs: d'Orsonnens, Rottot, Hingston, Lachapelle, Demers, Fafard, Desrosiers, Chartrand, Guerin, Brosseau, Dagentis, Duval, La-
ramée, Foucher.
Document Ne CNE.
Montréal, 26 Novembre 1589.
Sa Grandeur Monseigneur Ed. Chs. Fabre, Archevèque de Montréal.
Monseigneur,
Monsieur le Dr Hingston me demande par le téléphone une copie des résolutions consenties hier soir par les médecins signataires de l'Union, et il désire, afin que le document ait plus de valeur auprès de ses collègues dissidents, qu'il soit vu et approuvé pu Votre
Grandeur, Cette approbation, en ettet, donnerait confiance à ceux qui
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hésitent, et faciliterait grandement, ce me semble, le recours à ce moyen de pacification.
Croyez que je suis, avec le plus profond respect, de Votre Grandeur, Monseigneur, l'enfant soumis et dévoué.
J. B. Prourx prétre.
C'est avec bonheur que j'apprends que les médecins en sont venus à un pareil arrangement, et je forme des voeux pour qu'ils exécutent promptement cette résolution.
+ Env. Cus. Archevèque de Montréal.
Document N° CNY.
Montréal, 26 Novembre.
M: le D W. H. Hingston, Présid. Ec. de M.
Monsieur,
Ci-inclus vous trouverez la copie des résolutions consenties hier soir par les médecins signataires de l'Union, laquelle vous m'avez demandée cet après-midi par le téléphone.
J'ai exposé à Monseigneur l'objet de votre désir, et il a été heureux d'approuver ces résolutions. Elles feront plaisir, je n'en doute pas, à tous ceux qui désirent sincèrement l'établissement sérieux de l'éducation universitaire parmi les Catholiques de Montréal. Mettons la main à l'oeuvre hardiment: vous pouvez beaucoup dans cette direction. Le Pape respectera tous les droits.
Il est moralement impossible à vingt hommes divisés sur tant de points, de s'entendre; il leur est facile, et mème honorable, d'accepter la décision d'un arbitre sage.
Parmi les signatures que vous m'avez remises, vous remarquerez que le nom de Max Mignault manque. C'est certainement un oubli ; car il était évidemment un de ceux qui étaient le plus en faveur de ces résolutions.
Croyez que je suis, avec une haute considération, Monsieur le Président, votre dévoué et humble serviteur.
J. B. Prouix, Prétre,
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N. B. — Après müre délibération, on s’arrèta à ce parti, non que les deux Ecoles feraient un mémoire commun, mais que le Vice-Recteur de l’Université Laval à Montréal, l'abbé J. B. Proulx, irait à Rome, réprésentant la Succursale, et que, de son côté, l'Ecole de Médecine y enverrait un délégué, M: le D." L. Ed. Desjardins. Les deux délégués, poursuivant le mème but, feraient chacun leur mémoire, en se plaçant au point de vue de leur institution.
De plus l’Archevèque de Montréal était heureux de profiter de cette occasion pour charger le Vice-Recieur de consulter le Saint-Siège sur plusieurs questions, se rapportant au fonctionnement de l'Université à Montréal.
Cependant l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, et la Faculté de Médecine de l'Université Laval à Montréal, sans renoncer au projet de leur union, continuèrent à donner leur cours, chacune dans leurs salles respectives. Les élèves de l'Université s'élèvérent, en nombre, de cinquante huit qu'ils étaient l’année précédente, à une centaine environ.
Pour compléter la somme de ces documents, il ne me reste plus qu'à citer une lettre que j'écrivis à M: l'abbé Marcoux, en date du 15 Décembre 1889, et la lettre de délégation auptès du Saint-Siège, qui me fat donnée conjointement par Nos Seigneurs l’Archvèque et les Évèques de la Province ecclésiastique de Montréal. Enfin, j'y ajoute la lettre de recommandation particulière que je dois à la bienveillance de mon ordinaire.
Document N°: CNXNVE.
Montréal, 15 décembre 1889.
Rév. J, E. Marcoux pr'élie Champlain, New-York.
Monsieur,
Comme vous avez été chargé par le Séminaire de Québec de régler la question financière pendante entre le dit Séminaire et la Succursale de l'Université à Montréal, et comme vous êtes le premier intéressé dans l'affaire dont il s’agit ci-dessous, je vous fais savoir :
1.0 que le billet de trois mille cinq cent piastres (P. 3,500.00), payable par vous, endossé par M, le Docteur J. P. Rottot, doyen de la Faculté de M6decine de l’Université Laval à Montréal, a êté protesté;
2» que, personne ne s'étant présenté pour payer le dit billet, je n'ai pas voulu laisser dans l'embarras un homme si dévoué aux intérèts de l'Université, et qui avait rendu, à l'occasion de ce billet, service à vous et au Séminaire de Québec ;
3e que j'ai payé les P. 3,500.00, en ma qualité de Vice-Recteur de ‘Université Laval à Montréal et d'agent financier de Monseigneur l’Archevèque
de Montréal, me faisant passer, par écrit, par M. J. P. Rottot, les droits qu'il a contre vous et le Séminaire de Québec;
4. que je vous tiens, vous et le Séminaire de Québec, responsables d’autant envers moi, comme Vice-Recteur de l'Université Laval à Montréal et agent financier de Monseigneur l’Archevèque de Montréal ;
5e que je retiens cette somme de P. 3,500.00 sur les revenus provenant des messes de Montréal, attribués par le Saint-Siège au paiement de la dette de la Succurale;
6.° que, si la succursale n’a pas de dette vis-à-vis du Séminaire de Québec, je garde tous mes droits de recours contre le Séminaire de Québec et vous, pour exiger un remboursement.
Je vous donne avis qu’il en est ainsi pour l'argent que, afin de ne pas soulever de récriminations chez les créanciers et ne causer aucune surprise dans le public, j'ai payé pour solder des comptes flottants, faits sous votre administration, lesquels vous m'annonciez dans le Nota-Bene de votre première reddition de comptes.
J'espère que vous voudrez bien donner avis de cette communication au Séminaire de Québec, comme vous l'avez fait déjà, sans doute, pour toute la correspondance d'affaires qui a eu lieu entre nous.
Je vous demande pardon, monsieur, de ces procédés, aussi pénibles pour moi que pour vous; mais il n’est pas en mon pouvoir de ne point les prendre. La vie des administrateurs d'argent, r'adix inalorum, est ainsi remplie de petits désagréments; mais croyez qu'ils ne diminuent en rien l'estime et la considération avec lesquelles j'ai toujours été, et Je suis,
Monsieur, Votre très dévoué serviteur.
J. B. PROULX prélre Vice-Recteur U, L. M.
Document N° CXNVEE.
Montréal, 7 janvier 1890.
A Son Eminence le Cardinal Simeoni — Rome.
Eminentissime Seigneur, Par suite des circonstances dans lesquelles nous nous trouvons actuellement à Montréal, au sujet de notre Université, j'ai cru devoir charger Monsieur J. B. Proulx, Vice-Recteur à Montréal, et porteur de la présente lettre, de se rendre à Rome, pour faire connaitre exactement la situation. Ce monsieur a pour mission d'exposer, entre autres choses, à Notre Saint-Père le Pape et aux Eminentissimes Cardinaux:
1e les détails d'un projet d'union entre l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal et la Faculté de Médecine de l'Université Laval à Montréal ;
2 l'opportunité qu'il pourrait y avoir d'admettre, à de certaines conditions, dans l'Université la dite Ecole, avec sa Charte dûment amendée ;
3 les mesures qu'il conviendrait de prendre, si, par le mauvais vouloir ou les exigences exagérées des membres de l'Ecole, cette union venait à manquer, la Faculté de Médecine de l’Université ayant été établie en conformité avec les décrets apostoliques ;
4 les moyens à prendre pour créer des ressources pécuniaires, Sans lesquelles il est impossible à la Succursale de se maintenir.
L'entière confiance que j'ai en Monsieur J. B. Proulx me fait espérer qu'il traitera ces différents points de manière à procurer le bien de la religion et celui de notre Université; et c'est pour cela que je prends la respectueuse liberté de le recommander d'une manière toute particulière aux bontés de Votre Eminence.
Daignez agréer, Eminentissime Seigneur, l'hommage du plus profond respect
de Votre très-humble serviteur, + Enouarb Cu. Archer. de Montréal.
Je concours pleinement dans la présente démarche de Mgr. l'archevèque de Montréal auprès du Saint-Siége.
7 Janvier 1890. + [L. L. éréque de S Hyacinthe
Je concours dans la présente démarche de Mer. l'archevéque de Montréal auprès du Saint-Siège.
S Janvier 1890. + ANTOINE, éréque de Sherbrooke.
Document N° CNNVEBEI.
Edouard Charles Fabre, par la grace de Dieu et du Siège Apostolique, Archevéque de Montréal, etc, etc, etc.
A tous ceux qui verront les présentes, salut en Notre Seigneur.
Monsieur l'abbé 4. B. Proulx, porteur des présentes lettres, Vice-Recteur de l'Université Laval à Montréal, se rend à Rome pour y remplir une mission spéciale dont nous l'avons chargé dans les intérèts de notre Université. Nous recommandons instamment ce Monsieur à la bienveillance des Eminentissimes Cardinaux, de NN. S$. les Archevêèques et Evèques, et généralement de tous les personnes aux-
quelles il serait dans l'occasion d'avoir recours, et nous exprimons d'avance notre reconnaissance pour tons les bons offices qui lui seront accordés.
Donné à Montréal, le 9 janvier 1890, sous notre seing et sceau, et le contreseing de Notre Chancelier.
+ Evovarn Cas. Arch. de Montréal.
Par mandement de Monseigneur.
J. M. Exaro prélre,
Chanchetier.
N. B. — J'avais donc pour mission, auprès du Saint-Père et des Eminentissimes Cardinaux :
I, « de faire connaitre exactement la situation de notre Université à Montréal »: dans ce but j'ai publié cette Collection de documents;
Il, « d'exposer 1° les détails d'un projet d'union entre l'Ecole de Médecine et de Chirurgie ae Montréal et la Faculté de Médecine de l'Université Laval à Montréal, 2 l'opportunité qu'il pourrait y avoir d'admettre à de certaines conditions, dans l'Université la dite Ecole, avec sa Charte dument amendée: » dans ce but j'ai présenté à votre Eminence un Mémoire sur l'Union de la Faculté de Médecine de l'Université Laval à Montréal et de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal;
III, « d'exposer les mesures qu'il convrendrait de prendre, si, par le mauvais vouloir ou les exigences exagérées des membres de l'Ecole, cette union venait à manquer, la Faculté de Médecine de l'Université ayant été établie en conformité avac les décrets apostoliques » : dans ce but j' Eminence un Mémoire sur la néressilé de l'influence épiscopale dans le réglement de nos difjicullés universitaires à Montreal;
IV. «d'exposer les moyens à prendre pour créer des ressources pécuniaires, sans lesquelles il est impossible à la Suceursale de se maintenir: » dans ce but
ai présenté à Votre
j'ai présenté à votre Eminence d’abord un premier Mémoire sur les Comptes du Séminaire de Québec contre lu Suecursale de l'Université Laval à Montréal, puis un second Mémoire sur les ressources à créer pour la Succursale de l'Université Laval à Montréal.
J'ai la conscience de n'avoir épargné ni mon temps, ni mes peines, ni mon travail, ni mes démarches; et j'ai eu la consolation d'avoir été écouté avec bienveillance. J'apporte avec moi des réponses, marquées au coin de la sagesse et de la prudence, qui seront fécondes en résultats bienfaisants. Pour ces faveurs signalées, je ne saurais trop remercier Dieu, notre Saint-Père le Pape, la Sacrée Congrégation de la Propagande, et en particulier son Eminentissime Préfet aussi que son Secretaire illustrissime.
Depuis mon départ du Canada, il s'est produit, dans notre monde universitaire, plusieurs évenements importants. J'ai eu l'occasion d'en parler, à
plusieurs reprises, avec Votre Eminence. Mais je n'ai pas, à cette distance, une connaissance assez complète des faits pour me permettre d'exprimer une opinion définitive. À mon retour, je ne manquerai pas de collectionner les documents, de les étudier, d'interroger et de consulter, afin de pouvoir faire à Rome un rapport fidèle. Car, pour la solution de nos difficultés, pour la consolidation de notre paix, si je ne désespére point du bon sens et de la foi de notre population, si je respecte l'autorité du Conseil Universitaire, si je compte sur le concours du clergé, si j'ai confiance dans l'influence de l'épiscopat, avant tout et par dessus tout, mes espérances reposent dans le magistére et les hautes directions de Celui à qui il est dit, comme autrefois à Pierre: pasce agnos meos, pasce oves means.
Dans les sentiments de la vénération la plus profonde j'ai l’honneur de me souscrire,
De Votre Eminence, Eminentissime Seigneur, Le très-humble et tres-obéissant serviteur.
J. B. PROULX prétre, Vice-Recteur de l’Université Laval à Montréal.