‹ Collection de documents se rapportant à certaines questions universitaires à Montréal [microforme]Chapitre 9 sur 38 · EAU CET · texte numérisé non relu

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Document N° XX.

Montréal, 16 Septembre 1889.

M. l'abbé J, E. Marcoux Montréal.

Monsieur,

À propos des comptes que vous nous avez présentés le + septembre, nous en sommes venus à la conclusion que, tant que le Séminaire de Québec maintiendrait les mêmes prétentions vi Succursale et de l'Archidiocèse de Montréal, il nous par

libérer davantage et impossible d'arriver à un arr

s-h-vis de la ait inutilé de déangement satisfaisant.

Quant aux raisons, vous les connaissez, ayant assisté à notre assemblée du 9 Septembre. :

Avant de terminer, laissez-moi vous exprimer le plaisir que j'ai toujours éprouvé dans es rapports personnels que j'ai eu l'honneur

d'avoir avec vous; et croyez que je demeure,

Avec une haute considération.

Monsieur, Votre très dévoué serviteur.

+. B. Prouix prétre.

Document N° NE.

N. B,— Etant d'opinion qu'il ne peut guère y avoir de prospérité véritable pour l’Université à Montréal, du moins d'ici à longtemps, que si les deux Ecoles de Médecine cessent leurs luttes fratricides, et que cet état de rivalité entre institutions catholiques est souverainement dommageable aux meilleurs intérèts de la religion et de l'instruction médicale, après m'être entendu sur ce point avec le doyén de la Faculté de Médecine de l'Université Laval à Montréal, je me mis de suite, dès les premiers jours du mois d'Août, en rapport avec le Président de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montreal, pour amener un rapprochement. Je ne nierai pas que j'ai fait les premières démarches officielles, et que, en toutes circonstances, je me suis prété volontiers à tout ce qui pouvait convenablement établir et faciliter les bons rapports et l'entente entre les eux corps enseignants, rivaux jusque là. Je croyais faire une bonne oeuvre,

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Déjà, dès le 6 Juillet 1886, l'Ecole de Médecine avait constitué MM. les Drs d’Orsonnens, Hingston et Desjardins en comité spécial pour étudier le nouveau décret Jam dudum et sa portée, et aviser aux meilleurs moyens de protéger les intérèts de l’Ecole dans le nouvel ordre de choses.

De son coté, la Faculté de Médecine de l'Université Laval à Montréal avait son comité, composé de MM. les Drs Rottot, Brosseau et Dagenais. Il y avait eu, de part et d'autre, certains pourparlers: de quelle nature, je l'ignore.

Dans le courant du mois d’Août, je rencontrai très souvent les Messieurs

des deux comités; nous discutames, de vive voix, nombre de propositions, ten-,

dant à amoner l'union. Les deux comités se rencontrèrent une couple de fois; et, avec la meilleure bonne volonté, faisant des concessions réciproques, ils parvinrent à s'entendre presque complètement, du premier coup, sur la distribution des chaires dans le nouvel ordre de choses, supposé qu'on réussit à signer cette union projetée, qui rencontrait certainement le voeu général.

Le 7 septembre 1889, à une réunion de l'Ecole de Médecine, à laquelle assistaient tous les membres présents à Montréal, je soumis le projet d’arrangement financier qu'on lira ci-dessous,

A cette réunion, un des membres de l'Ecole me lut un écrit concu en ces termes: « Vu le nouvel état de choses créé par la Constitution Apostolique Jam dudrin, les professeurs de l'Ecole de Médecine et les professeurs médecins de l'Université Catholique Laval à Montr#al, dans le but de former ensemble la Faculté de Médecine de la dite Université Catholique, déclarent s'unir aux conditions suivantes: 1° l'Ecole de Médecine conserve intacte sa charte avec ses privilèges; 2° les cours se feront dans l'Ecole de Médecine, et le président de l'Ecole sera choisi pour doyen de la Faculté Catholique; 3° chacun des membres de l'Ecole recevra le droit et les privilèges de professeurs titulaires de la mome Faculté: 4° dans deux ans, au plus tard, l'Ecole optera finalement entre Victoria et Laval. »

Je fis remarquer à l'assemblée que je n'avais jamais vu cet écrit; qu'en effet nous avions souvent parlé de conditions concues à peu près dans ces termes, et que je n'avais aucune objection à les faire miennes, pourvu qu'il fut bien entendu que «dans deux ans les membres de l'Ecole qui opteront finalement pour Laval se trouvent à renoncer à la Charte de l'Ecole. » De plus, je savais que M. le Docleur Rottot, dans son désintéressement, était prêt à renoncer à la position de doyen; personnellement je serais heureux &y voir arriver le président de l'Ecole; Monseigneur l'archévèque n°y apporterait certainement pas d'opposition; mais, enfin, je tenais à faire comprendre que c'était une nomination qui devait passser d'abord par le choix de la nouvelle Faculté.

A cette mème séance, M. le Docteur d'Orsennens me demanda: « Pendant ces deux ans, sous quel nom marchera l'Ecole? »

Je lui répondis: « Tout d'abord, je n'en vois pas d'autre que celui-ci: Succursale de l'Université Laval à Montréal. »

Plusieurs protestérent qu'ils voulaient conserver le nom de l'Ecole absolument, me demandant si je m'y objectais.

« Messieurs, leur dis-je, je suppose que vous ne voulez pas me prende par

surprise; c’est la première fois que ce sujet vient sur le tapis, je demande quelque temps pour répondre. Pour moi, je ne vois actuellement aucun motif de m’y opposer, pourvu que ce soit dans de certaines conditions; mais, ailleurs, on pourrait peut-être soulever quelque objection technique. Je tiens à respecter tout le monde, et à ne pas agir avec précipitation. »

Il me semblait, au dedans de moi-mème, que, consentant à laisser subsister la charte de l'Ecole pendant deux ans, pendant deux ans également on pouvait en laisser subsister le nom.

Ces explications étant données, voyons quel était le projet financier.

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