Tome II, pages 44^ ^t
En i65i, il écrivoit encore au même Stella:
(f J'ai fait pour le Chevalier del Pozzo un grand « paysage , dans lequel j'ai essayé de représenter c( une tempête sur terre, imitant le mieux que j'ai « pu l'effet d'un vent impétueux , d'un air rempli' 'c d'obscurité, de pluie, d'éclairs, de foudres qui « tombent en plusieurs endroits , non sans y faire
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« du désordre. Toutes les figures qu'on y voit jouent « leurs personnages selon le temps qu'il foit *: les « uns fuient au travers de la poussiè^^e , et suivent a le vent qui les emporte; d'autres au contraire « vont contre le vent ^ et maix^hent avec peine , a mettant leurs mains devant leurs yeux. 'D'un a côté , un berger court et abandonne son trou- « peau , voyant un lion qui , après avoir mis par" a terre certains bouviers , en attaque d'autres dont tf les uns se défendent, et les autres piquent leurs « boeufs, et tâchent de se sauver. Dans ce désora dre , la poussière s'élève par gros tourbillons ; <c un chien , assez éloigné , aboie et se hérisse le « poil, sans oser approcher : sur le devant du tat< bleau, on voit Pyrame mort et étendu pair terre., « et auprès de lui, Thysbé, qui s'abandonne à sa « douleur ».