‹ Collection de machines, instrumens, ustensiles, constructions, appareils, etc., employés dans l'economie rurale, domestique et industrielleChapitre 22 sur 75 · HERSES · texte numérisé non relu

HERSES

PLANCHE

Fig. 1. Herse quadranguluire avec un avanttrain. Ce genre de herse se construit en bois avec des dents de fer, ou tout entière en fer. L’avant-train A sert à la guider d’une manière plus régulière. On peut en varier les dimensions à volonté. B forme des dents. Elle est en usage en Allemagne.

Fig. 2. Herse carrée irrégulièrement. Elle est formée par huit pièces de bois de 12 c. m. (4 po. 7. ) de surface, sur 6 (2 po.) d’épaisseur, dont trois se croisent à angles inégaux avec les cinq autres. Elle a 14 d. m.(4 pi.

4 po. ) de largeur, sur une longueur moyenne de 18 d. m.(5 pi. 6 po.) Elle est armée de dents de fer espacées de 12 c. m. (4 po. % ). Le palonnier, auquel on attèle les chevaux, s'attache à l’un des angles sur le devant. On en fait usage dans les pays de grande culture.

Fig. 3. Herse à poignée. Sa longueur est de 9 d. m.(2 pi. 8 po.) Sa plus grande largeur de 3 d. % (2 pi. 3 po.), et sa moindre de 5 (1 pi. 7, ). La partie postérieure est gar-

PREMIÈRE

nie d’une pièce de bois courbée en demicercle, qui s'élève à la hauteur de 8 d. m.

(2 pi. 7 ), et qui est contenue à sa partie supérieure par une verge en bois fixée sur la seconde traverse. La herse est garnie de dents coudées dans leur partie supérieure. On les fait entrer plus ou moins selon qu'elles s’usent.

Elles sont un peu recourbées À, etont 27 c. m. (8 po.) de long. On en fait usage dans le département des Basses-P yrénées.

Fig. 4. Herse oblongue à dents plates. Elle est composée de trois pièces de bois longues de 12 d. m.(3 pi. 8 po.), assujéties à leurs extrémités par deux autres pièces longues de 9 d. m. (2 pi. 9 po.), et fortifiées par deux pièces dé fer posées supérieurement. Les dents aplaties ont une largeur de 3 c. m. ( 1 po.), et une longueur de 2 d. m. (7 po. % ). Elle est armée de deux anneaux pour attacher les cordes de tirage. Elle se trouve parmi les cultivateurs du département des Pyrénées-Orientales.

PLANCHE II

Fig. 1. Herse courbe. Elle est employée dans le département d’Indre-et-Loire, lorsque les terres sont disposées par billons. On lui donne une courbure et une dimension proportionnées à celles des billons, et elle n’en embrasse qu'un à la fois. Elle se compose de deux pièces de bois longues de 8 d. m.(2 pi. , ), et à une distance l’une de l’autre de 5 d. m. (1 pi: 2); la courbure est de 15 c. m. (5 po.) On attache un palonnier à l'extrémité de son manche.

Fig. 2. Herse à double courbure. Les cultivateurs du même département font aussi agir cette herse lorsqu'ils veulent embrasser deux billons à la fois. Ils lui donnent quelquefois un triple rang de dents, tandis que souvent elle n’en a que deux, comme dans celle qui est ici figurée. Les pièces de bois qui portent ces dents sont jointes ensemble parunetraverse à chaque extrémité, longue de 26 c. m.(9 po.), et par un manche auquel est adapté un palonnier. La

longueur extérieure du manche est de 5 d. m.

(x pi )

Fig. 3. Herse à double râteau. Les deux pièces de bois dont elle se compose ont une longueur de 3 mètres (9 pi. 3 po.), et sont réunies à leur milieu dans une distance de 14 c. m. (5 po.), par une traverse qui se prolonge et sert à atteler les animaux. On lui donnerait plus de solidité en liant chaque extrémité par une traverse. Elle se trouve dans le département d'Indre-et-Loire.

Fig. 4. Herse en planche garnie de chevilles. Elle est adoptée par les cultivateurs du royaume de Valence. Elle est composée d’une planche

longue de 12 d. m. (3 pi. 8 po.), large de 32 c. m.(1 pi.), et renforcée dans sa partie moyenne par une autre planche longue de 9 d. m.(2 pi. 9 po.); le tout garni de trois rangs de chevilles ou dents de bois. On y attèle les bestiaux en attachant une corde aux chevilles qui dépassent à chacune des extrémités.

Fig. 5. Herse-rdteau, èn usage dans le département d’Indre-et-Loire. La pièce de bois qui porte les dents a une longueur de 47 d. m. (14 pi.) sur une largeur de 16 c. m. (6 po.) Le manche est long de 8 d. m. (2 pi. 5 po.).

PLANCHE III

Fig. 1. Herse à flèche sans dents. On fait usage de cet instrument en Toscane, pour briser les mottes dans les terrains légers etwpla-

nir le sol. Il se compose d’une forte traverse en bois, longue de deux mètres, au milieu de laquelle on adapte un double manche À, long de 8 % d. m. (2 pi. 7 po. ), et une flèche longue de 31 d. m.(9 pi. 6 po.), dont l’extrémité se fixe au joug des bœufs. Deux pièces de bois, longues de 15 décimètres (4 pi. 7 po.), servent à lier la traverse avec la flèche. On les arrête à cet effet avec des chevilles. Cette

construction est facile et peu dispendieuse.

Fig. 2. Herse à rdteaux inclinés et parallèles. Les cinq râteaux dont se compose cette herse sont soutenus parallèlement par des traverses dans une position inchnée, et avec des dents disposées de manière que les traces que celles-ci forment sur le terrain se trouvent parallèles les unes aux autres, et à des distances égales; condition requise pour toute herse bien construite, afin que l’émiettage des mottes puisse avoir également lieu sur toute la surface du sol. Les trace sdes dents de la herse sont indiquées par des lignes ponctuées.

Fig. 3. {erse en forme de long parallélogramme. Elle est construite avec trois râteaux, longs de deux 7; mètres (7 pi. 8 po.), liés en-

semble par quatre traverses longues de 9 d. m. (2 pi: 9 po.) Les deux traverses intérieures sont souvent en fer, afin de donner plus de solidité à la herse. Les dents, longues de 2 d. m. (7 po. 7), et aplaties sur une largeur de 3 c. m.(1 po.), sont situées de manière à former des traces à une égale distance. Deux anneaux servent à attacher deux palonniers pour l'attelage d’un pareille nombre d'animaux. Elle est employée dans le département des Pyrénées-Orientales.

Fig. 4. Herse double à rdteaux inclinés et parallèles. On a imaginé, en Ecosse, de réunir plusieurs herses sur une ligne parallèle, afin de remédier au piétinement des chevaux, qui nuit à la végétation des semences, et détériore le sol dans les terrains naturellement humides, ou trop mouillés par les pluies. On herse ainsi une grande largeur de terrain, et on n’a besoin que de deux chevaux, qui n’occasionnent aucun dégät en passant dans les raies qui se trouvent entre chaque plate-bande. On embrasse une étendue de terrain plus ou moins considérable, jusqu’à une longueur de 5 mètres (15 pi. 7 ), en réunissant un:nombre plus ou moins grand de herses.

Lorsqu'on n’emploie que deux herses, on se contente de mettre un palonnier attaché avec

deux chaînes, ainsi qu’on le voit dans la figure; mais lorsqu'on réunit 3 ou 4 herses, on les dirige au moyen d'un avant-train formé par un essieu de deux pièces en bois, qui s'écartent ou se rapprochent à volonté, et se fixent avec un boulon à écrou. Il porte, à chacune de ses extrémités, sur un châssis auquel on adapte une roue et un brancard pour l’attelage d’un animal. Dans ce cas, chaque herse est attachée à

l'essieu de l’avant-train avec une chaîne, et se

trouve réunie par deux verges de fer boulon-

nées. On a indiqué un des râteaux des herses vu de côté avec ses dents. Un ouvrier, placé derrière ces herses, peut facilement conduire les chevaux et leur donner la direction convenable, au moyen de l’avant-train. Cette herse est en usage en Ecosse et en Angleterre.

PLANCHE IV

Fig. 1. Rouleau à briser les mottes. Il est composé d’un arbre cylindrique, long de 2 mètres et demi (7 pi. 8 po.), muni de deux axes en fer, qui entre dans deux tréseilles liées ensemble par une traverse et deux petits tenons. On l’emploie aussi pour affermir le sol et pour rouler les blés au commencement du printemps. Il est en usage dans la plus grande partie de nos départemens du Nord.

Fig. 2. Herse en échelle. Ce sont deux pièces de bois carrées, plus ou moins longues, qu’on réunit par des barreaux. On y attache deux anneaux avec des cordes pour le tirage. On l'emploie dans la Catalogne pour aplanir et comprimer un terrain dans lequel le blé est parvenu à la hauteur de quelques centimètres.

Fig. 3. Herse composée de branchages. Elle sert dans le Milanaïs pour unir les terres qu’on veut mettre en prairies. Elle est composée de deux pièces de bois, longues de 14 d. m.(4 pi. 4 po.), larges de 12 c. m. (4 po. % ), réunies par deux forts bâtons longs de 15 d. m. (4 pi. 3 po. ) On fixe à la pièce de bois antérieure deux anneaux qui servent au tirage. Après avoir rangé sur cette pièce le gros bout des branchages, on les arrête au moyen d’une seconde pièce de bois qu’on cheville avec la première, et l’on fait passer l'extrémité des branchages sous la traverse postérieure, de manière qu’elles excèdent de 10 à 12 d. m. (3 pi. 1 po. à 3 pi. 8 po.) Le tout forme une herse qui égalise et unit parfaitement le terrain.

Fig. 4. Herse faite avec une planche. On

l'emploie dans la Catalogne et dans presque toute l'Espagne, pour briser les mottes et unir le sol; et dans le royaume de Valence, pour égaliser le terrain fangeux dans lequel on sème le riz. Elle est longue de 26 d. m.(8 pi.) et large de 3 (11 po.) Elle est tirée par un animal qu’on attèle avec des cordes aux anneaux placés à ses extrémités. Un homme, debout sur cette planche, tient les rênes et conserve son équilibre en prenant dans l’une de ses mains la corde qui est fixée vers le milieu de la herse.

Fig. 5. Herse en clayon. Elle est en usage dans la Hongrie, la Bohême et la Moravie, pour couvrir le blé ensemencé sur les labours. Elle est formée par un châssis garni de barreaux entre lesquels on entrelace des baguettes dont les extrémités passent en dessous. Elle est très-bonne pour l'usage auquel on la destine. On a représenté son profil sous la lettre A.

Fig. 6. Herse ployante. Elle se compose de cinq pièces de bois fixées les unes aux autres par des boulons à leurs extrémités; de manière que les deux côtés latéraux peuvent s'écarter ou se rapprocher à volonté. L'extrémité intérieure des pièces qui forment la barre du triangle se rapprochent ou s'écartent plus ou moins de l'angle opposé, selon que l’on veut obtenir plus ou moins de distance entre les dents. Elles se fixent, au moyen d’un boulon, dans les trous de la pièce de bois centrale A B. Ainsi l’on peut, par ce mécanisme, placer les dents de la herse dans une position respective

plus ou moins rapprochée, et donner un hersage adapté à la dimension des mottes et à la nature du terrain. Le hersage, si important à la bonne préparation des terres, s'exécutera ainsi plus régulièrement ; et il ne sera pas nécessaire, pour le rendre parfait, de le réitérer aussi souvent. L'on conçoit en eflet que, lorsque les dents sont trop rapprochées, les grosses mottes ne se brisent pas aussi bien, etque, lorsqu’elles sont trop écartées, les petites passent sans être

brisées. Le placement des dents doit être combiné de manière que celles de la barre du triangle puissent correspondre au milieu de celles des côtés. On adapte à l'extrémité de l'angle un palonnier pour l’attelage des chevaux. Le mécanisme de cette bonne machine introduite récemment en Angleterre, pourroit s’appliquer avec le même avantage aux instrumens qui servent à remuer ou à nettoyer la terre, tels que cultivateurs, extirpateurs, etc.

PLANCHE V

Fig. 1. Herse sans dents, à double chdssis.

Elle est formée par un double châssis fait avec de fortes pièces de bois, dans une dimension qui varie à volonté. Elle a deux anneaux qui servent à l’attelage. On l’emploie pour chausser les céréales après l'hiver. Elle écrase les mottes, resserre la terre autour du pied des jeunes plantes; et, en tassant le sol, elle le préserve du hâle.

Fig. >. Double herse courbe. Elle est usitée sur les champs labourés en sillons; chaque herse étant courbe, ses ‘dents atteignent toute la superficie des billons, qu’elles parcourent successivement de deux à deux. Elles sont liées ensemble par deux anneaux, et fixées au palonnier par une double chaîne. Elle portent à leur extrémité deux cordes, avec un bâton qui sert à les diriger ou à les soulever, lorqu’il est besoin de les débarrasser des herbes qu’elles entraînent avec elles.

Fig. 3. Herse à double cylindre. Elle est composée d’un châssis armé de pointes, dans lequel roulent deux cylindres également garnis de pointes ou dents. On a représenté à la parüe antérieure les dents du châssis vues dans leur élévation. Le tirage de cette herse se fait au moyen de cordes attachées à deux anneaux.

On la guide avec un double manche placé à l'extrémité opposée. On donne à ces herses une longueur de 2 mètres(6 pi. 2 po.) ou plus, et > d.m.(1 pi. Ÿ. ) de diamètre aux cylindres ; souvent on ne les compose que d’un cylindre.

Elles sont d’un bon usage pour les terres fortes et tenaces.

Les dents, en tournant auprès les unes des autres, se dégagent de la terre qui s’y attache.

Fig. 4. Räteau à avant-train. Cette machine se compose d’un râteau uni à l’axe de l’avanttrain par deux pièces de bois assujéties avec deux autres pièces latérales et une traverse longue de 12 d. m. (3 pi. 8 po.); le même axe porte le brancard auquel on attèle un cheval. Le râteau, qui a 23 d. m. (4 pi.) de long, est armé de deux manches qui servent à le diriger. Les roues ont 6 d. m. (22 po.) de diamètre. Les dents du râteau ont 4 d.m. ( x pi. 2 po.) de long, et sont au nombre de 15 ou 25 (4 pi. 7 po. ou 7 pi. 8 po. ) On les espace plus ou moins, selon le genre de travail auquel on destine cet instrument. On s’en sert en Angleterre pour enlever le chaume de dessus les champs, pour ramasser le foin ou le fourrage sur les prairies, elc.

Fig. 5. Rdteau à support pour ramasser le foin. Il est formé par un peigne long de 12 d.m. (3 pi-8po. } ), portant 40 dents en bois, longues de 2 d. m. (7 po.) Il est surmonté, à la hauteur d’un d.m.(3 po.), d’un bâton servant de support pour retenir le foin. Son manche courbe et bifurqué a 15 d. m.(4 pi. 7 po!) de long. On l’emploie aux environs de Parme, pour ramasser le foin répandu sur les prairies. C’est un instrument d’une facile construction, et qui économise le travail.

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