TOME IL
oblongue. Même usage que celui du n°1.
Fig. 4. Pelle oblongue pour les arrosemens.
Elle est employée en Hollande pour arroser les toiles. On pourrait en retirer un grand avantage en l’employant pour des prairies, naturelles ou artificielles, situées sur le bord des eaux. On lance l’eau à une très-grande distance par le moyen de cet instrument.
Fig 5. Arrosoir en godet. Il est de métal, et est armé d’un long manche. Il est employé en Italie pour arroser, et pour divers autres usages domestiques.
Fig. 6. Trempoir. C'est un instrument dont
les jardiniers des environs de Tours font usage lorsqu'ils veulent arroser les semis des petites graines. Il est formé de deux planches parallèles, longues environ de 4 d. m.( 1 pi. 3 po.), et réunies à la distance de 24 c. m.( 7 po.) par des bâtons sur lesquels on place une couche de paille. Celle-ci est assujétie par une traverse à laquelle est adapté un manche long
de 7 d. m.( 26 po. ) On pose le trempoir sur le lieu qu’on veut arroser, et on verse au-dessus de l’eau qui coule à travers la paille, et se répand sur ie sol sans battre la terre ni la tasser.
Fig. 7. Pelle de forme currée. Kle est employée aux mêmes usages que celle du n°4; mais elle ne lance pas l’eau à une si grande distance.
PLANCHE XVI
Fig. 1. Manière d’affermir et d'étendre les rives d'un terrain marécageux. En supposant que l’on veuille étendre la surface du terrain sur les bords d'un étang, qu’ou supposera être dans la partie K, K, K du dessin, on choisit sur une autre partie des bords de l'étang qu'on suppose être en À, À, À, et dont le sol est composé de racines de roseaux ou d’autres plantes marécageuses; ces racines, entrelacées les unes dans les autres, présentent des masses solides, mais qui n’adhèrent au fond que par leur extrémité. On coupe ce terrain en parallélogramme, ainsi qu’on le voit sous les lettres B, G, G. Après avoir formé une tranchée sur trois côtés, on fait passer dans le fond de cette coupe une corde C, D, E, que l’on enfonce avec une fourche, plus ou moins profondément, selon l'épaisseur qu’on veut donner aux pièces de terre. Des hommes saisissent les deux bouts de la corde, et rompent en tirant les racines qui ne tiennent que légèrement au sol inférieur,
et ils entraînent à eux la pièce, après l’avoir détachée, et la font flotter sur l’eau, ainsi qu’on le voit en G,G, G. Ils conduisent ces pièces le long du rivage qu’on veut étendre, et les consolident par quatre pieux qui traversent les quatre coins, et les enfoncent dans le sol inférieur, ainsi qu’on le voit en K, K,K. Les plantes qui poussent de nouvelles racines remplissent les interstices, pénètrent dans le terrain inférieur, et forment une masse solide. En supposant que Y, Y représente un canal, on peut en rétrécir la largeur en conduisant ainsi sur ces bords les pièces de terrain enlevées à la manière indiquée. La langue de terre H, H, H a été formée par ce procédé, et elle a servi à séparer les eaux de la partie X de celle de la partie Y, et à former un canal qui ne communique pas avec le marais ou étang X. Ce dessin m’a été donné par un propriétaire qui avait exécuté ce genre de travail.