PIANO EME
Fig. 1. Machine avec deux cylindres dentelés pour battre le blé. C'est un des meilleurs instrumens de ce genre, dont on fait usage en Suède. Il est composé de deux cylindres ou rouleaux, en forme de cônes tronqués, fixés dans un châssis courbe. Cet appareil s'attache, par le moyen d’une chaîne ou d’une corde, au levier qui est agrafé à un arbre vertical, autour duquel se fait le mouvement circulaire.
On attelle les chevaux aux chevilles du levier, et on les force de marcher toujours dans la même direction, en leur attachant un bâton devant le poitrail. On n’a représenté qu’un seul appareil de rouleaux, en supposant qu’il en existe un autre à l'extrémité du levier opposé; on a aussi figuré un rouleau sans dents, afin d’en déterminer plus exactement la forme. Ces rouleaux ont treize rangs longitudinaux de dents, chaque rang ayant cinq dents longues de 17 c. m. (2 pou.), et espacées de la même distance. Le grand diamètre des cylindres est de 7 d. m. (2 pi. 2 pou.), et le plus petit de 5 (1 pi. 7. ). Leur longueur est de 12 d. m. (3 pi. 8 pou.)
La fig. 2 représente le profil d’un des rouleaux.
Fig. 3. Fléau à trois pièces. Il est usité dans les landes de Bordeaux, et se compose d'un manche rond, du diamètre de 3 c. m.
(1 pou. ), long de 6 d. m. (x pi. 10 pou.) La partie qui sert à battre est composée de deux pièces, dont l’une, qui s'attache au manche, a 8 d. m. (2 pi. ‘, ) de long : elle est de forme plate, ayant 3 c.m. 7, (1 pou.) de largeur sur 1 7, (7 lig.) d'épaisseur. L'autre partie, fixée à celle-ci par des lanières, a une longueur de 8 d. m.(2 pi. * ) sur un diamètre de 4 c. m. (18 lig.) à ses deux extrémités, et de 6 c. m. (27 lig.) dans son plus grand renflement. Ce fléau, qu'on nomme flaget dans les Landes, a une très-grande élasticité, et peut être employé avec avantage.
Fig. 4, 5 et 6. Trillo. C'est le nom qu'on donne en Espagne à une table en bois, garnie en dessous de pierres à fusil (fig. 4 et 5) incrustées dans le bois. Les planches qui forment la table sont retenues par deux traverses (fig. 5), à l’une desquelles est fixé un crochet où l’on attache les traits des chevaux. Cet instrument est relevé en avant ( fig. 4 ), afin de glisser plus facilement sur les gerbes. Il est employé dans presque toute l'Espagne pour battre les blés que l’on étend sur une aire. On le garnit quelquefois de pièces de fer au lieu de pierres. Il a une longueur de 18 d. m.(5 pi. % ) et une largeur de 12 (3 pi. 8 pou.), excepté à l'extrémité antérieure, où il n’a que 10 à. m. (3 pi.) de largeur.
PLANCHE II
Fig. 1 et 2. Machine à battre le blé. Elle esten usage sur les Apennins, où on la nomme Battidore. Elle est composée de plusieurs plan-
ches épaisses réunies par une traverse, et armées à leurs extrémités de trois grandes fourchettes émoussées et aplaties, et de 14 plus
petites. Eïle porte, dans sa parlie moyenne, une planche double en longueur qui sert de timon, et qui porte sur la sellette d’un avanttrain, fig. 2, auquel elle est fixée au moyen d'une corde qu'on attache à un ferrement placé à l’origine du timon. Après avoir attelé des bœufs à cet appareil, et après avoir disposé les gerbes en rond sur une aire, on fait mouvoir circulairement la machine, de sorte que l'extrémité des fourchettes, en traînant sur la paille, en détache le grain.
La planche du milieu, qui sert de timon, a, dans la partie où elle est réunie aux autres planches, une longueur de 9 d. m. (2 pi.
9 po. ), et de 10 (3 pi. ) dans la partie où elle se trouve isolée; elle a 26 (8 po. ) à 30 c. m. ( 11 po.) de largeur. La plus grande largeur du battoir est de 17 7% d. m. (5 pi. 5 po.); ses deux côtés ont au point où ils commencent à se rétrécir 46 c. m. ( 1 pi. 5 po.) de long; l'épaisseur des planches est de 5 c.m.(2 po.) Les trois grands ferremens ont une longueur totale de 50 c. m.(18 po.'/.), et les 14 petits, celle de 25 /.c. m. ( 9 po. 7). La portion qui, dans les grands comme dans les petits, forme la fourchette, a une longueur de 8 c. m.
(3 po.) Chaque branche de cette fourchette est large de 3 c. m.( 1 po.), et présente un intervalle angulaire dont la base a 2 ‘. à3 c.m. (1 po.) Il serait utile d'essayer en France cette machine, dont la construction est simple, facile et peu dispendieuse.
Fig. 3. Battoir en pierre pour le blé. Il est composé d’une pierre triangulaire dont la base a un mètre de long, ainsi que la perpendiculaire élevée sur cette base ; son épaisseur est de 12 c. m. (4 po. /.). Letimon, long de 3 mètres (9 pi.), est attaché à la pierre par le moyen
d'une cheville. On fixe son extrémité au joug des bœufs, et on fait ainsi passer la pierre sur les gerbes disposées circulairement. Cette méthode de battre le blé, quoique moins parfaite que la précédente, est également usitée sur les Apennins.
Fig. 4. Claie pour battre le maïs. C'est un cadre en bois sur lequel on cloue des lattes de manière à laisser des vides en losanges. Elle a 16 d. m. (5 pi.) de long, sur 10 (3 pi.) de large : on\a pose sur des tréteaux lorsqu'on veut battre les panicules de maïs pour en détacher les grains. Elle est usitée dans le royaume de Valence.
Fig. 5. Crible monté pour vanner les grains.
La fourche sur laquelle est fixé le crible a 17 d. m.(5 pi. ) de hauteur, avec un écartement de 9 d. m. (2 pi. 9 po. ) Un ouvrier tient verticalement cette fourche, et l'agite par un mouvement de vas-et-viens, tandis qu'un autre ouvrier fournit le grain qui doit être vanné. Se voit en Italie.
Fig. 6. Van pour le blé. Le van de forme concoïde est tissu en osier, et armé de deux poignées qui servent à le tenir et à l’agiter. Il est usité pour vanner le blé et les autres graines.
Fig. 7. Panier en paille pour conserver Le grain. Il est fait avec de la paille entourée circulairement et fixée avec des bandes d'osier.- On donne en Toscane à ces paniers 1 mètre à 1 mètre et demi (3 à 4 pi. ‘.) de haut sur 8 à 10 d. m. (2 à 3 pi.) de diamètre. Le blé s’y conserve parfaitement, lorsqu'on a soin de les bien couvrir. Leur usage pourrait être utile aux petits cultivateurs pour conserver nonseulement le blé, mais aussi les pois, les fèves et autres graines.
PLANCHE IV
Fig. 1. Séchoir pour les récoltes, vertical et avec un petit toit. Il est usité en Suède pour faire sécher les gerbes de blé, les pois, les haricots, etc., dans les années pluvieuses ou dans
les contrées humides. On établit sur des pieds trois montans, qu’on traverse de part en part avec des bâtons, et on recouvre le tout avec un petit toit quiabrite en partie les gerbes ou les
légumes, qu’on pose sur les bätons pour faire sécher. Ce moyen peut être employé dans les contrées où le bois est abondant, et dans les années où les automnes sont pluvieux.
Fig. 2. Séchoir en perches inclinées les unes sur les autres. Ce genre de séchoir est d’une facile construction. Ilest également employé en Suéde. On commence à arranger sur les barres inférieures les gerbes dont les épis se recourbent en dedans, de manière à former une espèce de toit qui ne permet pas à l’eau de traverser et de mouiller le grain et l’intérieur de la paille. C'est tout ce qu’on peut faire de plus simple en ce genre.
Fig. 3. Ratissoire pour ramasser le grain.
C’est un instrument dont on fait usage dans la plupart des contrées où l’on bat le grain en plein air. Il se compose avec une planche longue de8 d. m. (2 pi. ), et large de 4 d. m. (r pi. 3 po.), et un manche de 1 m. % (4 pi. 7 po.) de long.
Fig. 4. Pelle à grain. Elle est employée dans le Milanais pour ramasser les grains, et les entasser sur l’aire ou dans les greniers, ou pour les jeter dans les mesures. Elle a une largeur de 22 c. m. (8 po.), et des bords élevés de 10 c. m. (3 po.
Fig. 5. Ravale à peigne pour la récolte de la graine de trèfle. Cette machine a la forme des ravales dont on fait usage pour enlever et transporter la terre d’un lieu à l’autre lorsqu'on veut égaliser la superficie d’un champ. Elle porte à sa partie postérieure, sur un axe de 10 c. m. (3 à 4 po.) en carré, sur 1 m.4o c. (4 pi.) de long, avec deux roues du diamètre de 20 c. m. (7 po. ?.). Elle est composée d’un caisson dont les deux côtés parallèles ont une longueur de 73 c. m. (2 pi. 2 po.), et se terminent en biseau à leurs extrémités anté-
rieures. Le troisième côté est large de 1m. 15 c. (3 pi. 6 po.), et haut de 45 c. m. (1 pi. 5 po. ); il est armé de deux manches qui servent à le guider. Une partie du fond est en planches dans la largeur de l'instrument, sur une longueur de 48 c. m.(r pi. 7, ). Le reste de ce fond est occupé par un peigne dont les dents, au nombre de 42, sont longues de 24 c. m.
(9po.), et un peu pointues et relevées sur le devant. On met en action cet instrument avec un cheval attelé au moyen de deux cordes fixées aux extrémités de l'axe. Les graines, qui doivent être bien mûres et sèches, sont déposées par rangées sur le champ, à mesure que la boîte se remplit. On dégage les dents avec un petit râteau, lorsque cela est nécessaire. Un ouvrier peut récolter dans un jour la semence de cinq acres de terre. Les tiges et les feuilles qui restent donnent un abondant pâturage pour les bestiaux. Usité en Amérique.
Fig. 6. Peigne à soc pour récolter la graine de trèfle. Cet instrument est composé de trois planches, dont deux, sur les côtés, longues de 5o c. m. (18 po.) et larges de 25 (9 po.}, épaisses de 2 c. m., et une sur le fond large de 30 c. m. qui se trouve dépassée de 8 c. m. (3 po.) par les deux planches latérales, pour faciliter la chute des graines dans un sac de toile. La partie antérieure du fond est garnie de dents distantes de 18 m. m. (8 lig.) et longues de 20 c. m. (7 po. *: ). On construit aussi cet instrument en fer au lieu de bois; mais il est alors plus lourd. Un enfant de 12 ans peut cueillir, dans l’espace de six à sept heures, un hectolitre de graines mondées. On l'emploie en Amérique dans les petites exploitations.
PLANCHE V
Fig. 1. Magasin à blé. On fait usage de ces magasins dans quelques lieux de la Suisse. On
fixe en terre des poteaux surmontés de pierres plates, sur lesquels on établit les magasins des-
Culures diverses PL 6 à
à Lélhide Ce Last.
Colles doivrses PL 7.
Lth.ae (de Last.