TOME II
que le dessinateur a oubliés dans le dessin, et on les attache à deux bandes de fer clouées à une planche figurée en grand sous la lette C On adapte au côté opposé à ces bandes deux chevilles en fer, qui entrent dans les montans du cadre au-dessous des chaînes, de manière à former un plancher solide sur lequel on jette les gerbes avec une fourche. Un ouvrier, établi sur ce plancher, .les fait passer à celui qui construit le haut de la meule.
Fig. 4. Manière de retenir la paille sur les meules légèrement couvertes. On fait, dans le département de la Gironde, des meules de paille de forme oblongue et peu élevées. On les couvre avec de la paille jetée confusément, et on fixe cette paille avec des gaules, à l’extrémité desquelles sont suspendus de gros bâtons. On fait, dans le midi de l'Europe, de petites meules qu'on recouvre avec quelques centimètres de terre bien battue.
Fig. 5. Meule de chanvre. On conserve dans la Catalogne, le chanvre roui, en l’entassant en meules rondes, de petites dimensions, et le couvrant avec de la chénevote, ainsi que le représente cette figure.
Fig. 6. Enclume à battre les faux. Elle est garnie, vers le milieu de sa longueur , de quatre bandes de fer, qui l'empéchent de pénétrer trop avant en terre, lorsqu'elle est frappée par le marteau. Elle est longue d’un pied, et son sommet a 5 c. m. sur tous les sens.
Fig. 7. Marteau à battre les faux. Il est long de 16 c. m. (6 pouces) et sa tête a 3 c.m. (16 lignes) sur tous les sens. Son màyche est long de 3 d. m. ( 11 pouces. )
Fig. 8. Coffin. C’est le nom qu’on donne àun vase cylindrique en fer-blanc, dans lequel les faucheurs mettent la pierre avec laquelle ils aiguisent leur faux; ils le suspendent à leur ceinture au moyen d’un crochet. Ce vase à 5 d.m.( 18 pouces) de diamètre, et 20 (6 pi.
2 pouces) de longueur.
Fig. 9. Forme de la pierre qui sert à aiguiser les faux.
Fig. 10. Crochet pour arracher la paille
des meules. Il est usité dans quelques-uns de nos départemens méridionaux, où on lui donne le nom de Péladou. Son manche est long de
12 d. m. (3 pieds 8 pouces), et son fer de 37. ( 11 pieds 6 pouces.)
PEANCGHE VE
Fig. 1. Manière de cribler les grains. On assujétit trois perches au sommet desquelles on attache une corde qui soutient un grand crible dans lequel un ouvrier jette les grains, tandis qu’un autre ouvrier agite le crible. Cette méthode, usitée dans les pays méridionaux, est assez expéditive.
Fig. 2. Aiguilles pour sonder les meules de grain. Lorsqu'on a sujet de craindre qu'une meule de paille ou de fourrage qui à été mouillée ne s’échauffe, on fait passer dans un trou formé à l'extrémité pointue de cette aiguille, un fil de laine qu’on enfonce jusqu'au centre de la meule : on le laisse dans cet état pendant quelques heures, et l’on juge, en le retirant, s’il y a du danger pour la meule; car, dans ce cas, la laine se trouve elle-même avariée, et comme si elle avait été saisie par le feu. Cette aiguille a 3 mètres (9 pieds) de long. On en fait usage en Hollande.
Fig. 3. Pelle à trois bords. En usage en Italie pour remuer le blé.
Fig. 4. Cabane portative. On l'établit dans les champs en Italie, et on y fait coucher un garde pour empêcher qu’on ne vole les récoltes pendant la nuit. Elle est portée sur deux tréteaux.
Fig. 5. Claie pour battre le maïs. On pose sur cette claie, qui est soutenue par deux tréteaux, les panicules de maïs, que des ouvriers battent avec des gaules pour en détacher les grains.
Fig. 6. Fléau à gros bout, aplati d’un côté.
Il est en usage dans le département d’Indre-et- Loire. Son manche «est long de 12 d.(3 pi.
8 p.); le battoir a 6 d. m. (1 pi. 10 p.) de long, 8 d. m. (2 pi. 5 p.) de large.
Fig. 7. Rabot à grains. Il est employé en Suisse pour ramasser les grains, après les avoir battus. Le rabot a 43 c. m. (1 pied) de long, et 13 c. m.(4 p. 10 lig.) dans sa plus grande largeur. Le manche est long de 13 d. m. (4 pieds.)
Fig. 5. Crible à brancards. On l’emploie en Andalousie pour nétoyer le blé. Deux ouvriers le saisissent à cet effet par les brancards, et l’agitent en divers sens. Le crible, dont le fond est fait avec une peau percée de trous, a 12 d. m. (3 pi. 8 po.) de long, sur 5 d. m. (18 pouces) de large, et 15 c. m. (5 pouces ‘,) de profondeur. Les manches du brancard ont 4 7.
d. m. (15 po.) de long.
PLANCHE VII
Fig. 1. Réservoir à huile. Les réservoirs usités en Toscane se font avec cinq grandes ardoises mastiquées soigneusement, et fermées avec un couvercle en bois, au milieu duquel est une petite ouverture qui sert à puiser l'huile. On en fait avec de grandes pierres de grès creusées en auge. On retire l'huile par un robinet, au-dessous duquel on pratique, en terre, un trou pour mettre le vase destiné à
recevoir l'huile. Celui qu'on représente ici était d'une seule pierre longue de 35 d. m. (11 pi.), large de 17 (15 pi. 3 p.), et haute de 15 (4 pi. 7 p-); les parois étant épaisses de 12 c. m.
(4 po. 7). Les réservoirs où se conservent les huiles du commerce à Livourne et à Gènes, sont faits avec des ardoises.
Fig. 2. Fosses à conserver les grains. Ces fosses usitées en Sicile, dans les parties méri-
dionales de l'Espagne, dans le royaume de Naples, dans la Toscane, à Malte, sur les côtes d'Afrique, en Asie, et en plusieurs autres lieux, dans les temps anciens et dans les temps modernes, doivent être préférées à tout autre moyen de conservation, lorsqu'elles sont construites avec précaution etavecintelligence. Les différentes expériences qui ont été faites à Paris, et même dans quelques départemens, sur la conservation des grains, la construction de fosses modifiée de différentes manières, ont fourni, depuis la première édition de cet ouvrage, un assez grand nombre de faits, et ont jeté assez de lumières sur cette partie importante de l’économie rurale et industrielle, pour guider avec sûreté les propriétaires et les commerçcans qui veulent conserver leurs récoltes pendant un certain nombre d'années, ou se livrer à des spéculations sur le commerce des grains. Nous avons donc pensé, vu l'importance du sujet, qu'il serait bon d'entrer dans quelques détails, afin de démontrer les avantages que présentent aux particuliers et au public la construction des fosses à grains. Les faits nombreux que nous avions recueillis dans toute la partie méridionale de l'Europe, ceux que nous fournissaient les relations de voyages en Afrique et en Asie, nous avaient démontré la possibilité de conserver les grains dans des fosses, non-seulement dans le centre et dans le nord de la France, mais dans toutes les parties de l'Europe sans exception; c'est dans cette persuasion que nous avions attiré sur cette matière l'attention d’un ministre, protecteur éclairé de l'agriculture, et zélé promoteur de tout ce qui peut concourir à la prospérité nationale. M. le duc Decazes nous demanda un mémoire sur cette matière, et
après en avoir ordonné l'impression (1), il nous invita à diriger la construction de trois fosses ou silos d'expériences; mais les circonstances ne permirent d’en construire que deux seulement. Nous allons rendre compte ici des résultats avantageux obtenus dans cette expérience, tels qu'ils ont été constatés par les procès-verbaux que nous avons adressés au ministre, par ceux de la réserve de Paris, et par un rapport fait à la Société d'encouragement, imprimé dans son bulletin, n° 231 (2).
On a cherché a reconnaître dans cette expérience quels étaient les matériaux qu'on pouvait employer selon les localités; quelle devait être la manière d'en faire usage, et quelles étaient enfin les précautions à prendre pour obtenir une bonne conservation des grains dans un silo, pendant un certain nombre d'années.
On a donc employé la brique, le moëllon, la pierre meulière, la chaux maigre, la chaux grasse, ainsi que des enduits de bitume, de ciment avec la litharge et l'huile; enfin des revêtemens à chaux maigre et à sable. Après avoir creusé le terrain, on a garni le fond d’une première couche en cailloutage, ensuite d’une seconde en pierre meulière à sec, et on a formé sur cette base le sol des silos avec des pierres meulières garnies d’un mortier à chaux maigre et à sable. La construction des murailles latérales a été variée, en joignant les briques, le moëllon, la pierre meulière, tantôt avec de la chaux grasse, tantôt avec de la chaux maigre; enfin ces différentes portions de murailles ont été laissées sans revêtement dans quelques parties, tandis que dans d’autres elles ont été couvertes d'un enduit à chaux maigre et à sable, ou d’une couche de bitume ou de ciment composé de briques pulvérisées, de litharge et
(1) Des Fosses propres à La conservation des grains, et de la manière de les construire; publié par la décision de Son Ex. le Ministre de l'Intérieur, prise en conseil d'agriculture. Paris, de l'imprimerie royale, 1819. 1 vol. in-4. Nous espérons pouvoir donner une nouvelle édition de cet ouvrage d’ici à une année.
(2) Nous croyons avoir démontré dans ce rapport que toutes les expériences tentées à Paris ou dans les départemens par divers établissemens ou par différens particuliers , ont mal réussi parce qu’elles avaient été mal conçues, que les con structions n'étaient pas faites sur de bons principes ; qu'on n'avait pas pris les précautions ou choisi les matériaux convenables, ou enfin parce qu’elles étaient trop coûteuses ou trop peu durables.
d'huile. La partie extérieure des murs avait été garnie d’une couche de gros sable, dans l'épaisseur de deux décimètres environ. Cette précaution avait été prise, afin que les eaux pluviales, en pénétrantlesol, ne pussent séjourner contre les murs du silo, ou à sa base.
Pour rendre imperméables les revêtemens faits à chaux et à sable, on avait eu soin de les carboniser en faisant brûler, à plusieurs reprises, du charbon dans l'intérieur des silos.
Cessilos ayant été construits avec ces diverses combinaisons de matériaux, et avec les soins indiqués, on a versé dans l’un 126 hectolitres et demi, et dans l’autre 13: et demi de grains fournis pour la réserve de Paris. On a scellé les fosses, et on a adressé au ministre de l’intérieur le procès-verbal de cette opération. Ces mêmes fosses ayant été ouvertes au bout d’une année révolue, le membre de votre Commission, chargé par le ministre de diriger ces opérations, a remis à Son Excellence le procès-verbal qui constatait l'état des grains et celui des fosses. L'administration des subsistances de Paris a pareillement dressé, de son côté, des procès-verbaux pour constater le même état.
Il résulte des diverses opérations qui ont été faites pendant l'extraction et après l'entière évacuation, que les parties de grains qui étaient contre les revétemens de mortier à Chaux maigre, carbonisée, ou contre ceux en bitumie, ou enfin en ciment à l'huile et à la litharge, ont été trouvés secs et dans un parfait état de conservation, tandis que les grains qui portaient sur les murs sans aucun revêtement ont été moisis ou pourris dans une épaisseur de 1 à 3 pouces.
Ces résultats ont été analogues dans les deux fosses, et on a trouvé un rapport identique entre les mêmes modes de construction : de sorte qu'on a acquis une double certitude sur la bonté ou sur le vice des méthodes employées
dans la double expérience faite sur les deux fosses, et qu'on croit pouvoir affirmer que le but qu’on s'était proposé dans cette expérience a été parfaitement atteint.
On remarquera que l'emploi des matériaux étant indiflérent, pourvu qu’on les unisse avec de la bonne chaux maigre et de bon sable, et qu'on les garnisse d’un enduit, ainsi qu'il a été dit, il n’est pas un seul canton en France où lon ne puisse construire des silos propres à une bonne conservation des grains. On présume aussi que la chaux grasse, substituée dans les revêtemens à la chaux maigre, empêchera également l'humidité de pénétrer dans l'intérieur, puisqu'on a observé que les jointemens faits avec cette chaux n'avaient offert aucune trace d'humidité; enfin on croit pouvoir conseiller les revêtemens en chaux et sable, de préférence à ceux en bitume ou en brique pulvérisée, huile et litharge, à cause du meilleur marché des premiers.
Pour donner une idée du prix que coûteraient des silos construits d’après la méthode proposée, nous dirons d’abord que les deux fosses de Saint-Louis, placées l’une à côté de l'autre, et auxquelles on avait donné une forme carrée, à cause de la gêne produite par l'emplacement, sont revenues à la somme de 4711 francs 27 cent., et qu'elles contenaient ensemble plus de 260 hectolitres. On conçoit que si au lieu de construire deux fosses, on n'en eût fait qu’une seule d'égale capacité aux deux, et d’une forme ronde, on aurait considérablement diminué la dépense : ainsi nous pensons qu'un silo d'une égale capacité, construit avec économie, par un propriétaire habitant la campagne, reviendrait au plus à 2,500 francs (1).
D'après un devis et une soumission présentés au ministre de l’intérieur, un entrepreneur offrait de construire, à l'hôpital Saint-Louis, une fosse de 6 mètres de hauteur, sur 4 de diamètre en œuvre, pour la somme de 3,465 fr.
(1) Une des fosses en terre, de moyenne grandeur, construite à Saint-Ouen par M. T'ernaux, contenant 192 hectolitres
de grains, a coûté 1227 francs.
23 c. Les murs, épais de 55 centimètres, devaient être construits en meulière et ourdés en chaux maigre. Le pourtour aurait été garni en gravier ou en sable, et l'intérieur revêtu d'un mortier en chaux maigre.
Une fosse de cette dimension contient 67 mètres cubes, ou 440 quintaux métriques de grains, qui équivalent à 670 hectolitres. L'achat des grains nécessaires pour remplir cette fosse étant calculée sur le prix de 18 francs l’hectolitre, on aura un déboursé de 12,060 francs.
L'intérêt de la somme de 3,500 francs, à laquelle on porte la construction de la fosse, plus le capital mis dans l'acquisition des grains, doivent se retrouver dans la vente de ces mémes grains. Ainsi, en supposant que ces grains aient été achetés dans le temps de l'abondance pour la somme de 12,060 francs, à raison de 18 francs l'hectolitre, et qu’on ie revende au bout de cinq ans, à raison de 26 francs, on
aura une somme de. . . . . . . . 17,420 fr.
dont il faut défalquer 1° l'intérêt de 3,500 francs, capital employé à la construction du silo, qui, évalué à 5 pour 100, donne pour cinq ans la somme de. . . 875 20 Le capital employé 12,935
à l’acquisition desgrains. 12,060
Il reste une somme de. . . .. 4,485 fr.
qui, répartie sur cinq années, donne, pour le capital employé en acquisition de grains, un intérêt añnuel de 7 fr. 34 c.
Si l'on ajoute à cet intérêt 1° les bénéfices annuels qui doivent résulter d’une conservation parfaite et exempte des avaries auxquelles sont nécessairement exposés les grains conservés dans les greniers ordinaires; 2° le montant des dépenses de manutention, bénéfices qui peuvent être calculés à 10 pour 100, on aura un intérêt annuel de 17 fr. 34 c.
Nous pensons, d’après ces calculs et d’après les heureux résultats obtenus dans les deux silos d'expérience construits à Paris, à l'hôpital Saint-Louis, que le genre de con-
struction que nous proposons est assez sûr et assez économique pour encourager les cultivateurs à profiter des grands avantages que leur offre ce mode de conservation. Nous regrettons que les ministres qui ont succédé à M. le duc Decazes n'aient pas jugé à propos de faire construire au moins un grand silo d’après la méthode que nous leur avons indiquée dans les procès-verbaux que nous leur avons présentés, d'autant que nous nous étions rendus responsables du succès. Un silo modèle, dans lequel on aurait constaté chaque année la conservation des grains, aurait bien promptement démontré l'utilité inappréciable de ce genre de conservation; cet exemple se serait insensiblement répandu dans toutes les parties de la France ; les produits de notre agriculture se seraient considérablement augmentés ainsi que leur exportation, et on n'aurait plus à craindre des hausses et des baisses dans le prix des grains, aussi préjudiciables aux consommateurs qu'aux producteurs; enfin nous n’aurions plus connu ces disettes qui fatiguent les classes laborieuses, tourmentent si cruellement les classes indigentes, occasionent des frais énormes au gouvernement, et le plongent dans des embarras et des anxiétés que lui seul connaît bien. Mais on ne pense pas à cela dans des temps de prospérité. Nous vivons comme des sauvages, qui mangent ou qui gaspillent en un jour les denrées qui auraient pu leur assurer l'abondance pendant des mois entiers. Quant à moi, j'ai rempli mon devoir de bon citoyen. Il ne me reste plus qu’à inviter les hommes qui connaissent leur intérêts et ceux de leur patrie, à propager en France une méthode qui doit concourir au bien particulier, ou à l’aisance générale.
Mais je crois devoir faire connaître, avant de terminer cet article, l'intérêt qu’a pris la Société d'encouragement dans un objet qu’elle considère comme de la plus haute importance.
Cette Société, qui ne cesse de bien mériter de la France, a arrêté, dans le rapport qui lui a été fait à ce sujet:
« 19 De décerner des médailles d'encourage- » ment aux personnes qui construiraient des » silos; 20 de faire imprimer ce rapport et de » l'envoyer à Son Ex. le ministre de l’inté- » rieur, ainsi qu'à MM. les préfets; 30 d’invi- » ter M. le préfet de la Seine à faire construire » dans Paris un silo d’après les meilleurs » principes, afin de constater ainsi la certi- » tude d’une bonne conservation, et d'offrir » au public un modèle de construction qui » puisse être imité dans chaque canton de la » France. »
Celle dont on donne ici la coupe a 4 mètres (13 pi.) de diamètre, sur 6 (18) de profondeur. Elle est représentée avec son couvercle À, et la poulie B, qui est fixée au haut des perches en chevron qui sont employées pour l’extraction du grain.
Fig.3. Vases coniques pour conserver l'huile. On en fait usage dans le département de la Dordogne. Ils sont d’une seule pierre, ayant 17 d. m. (5 pi. 3 p.) de haut, et 5 (1 pi.) dans leur diamètre intérieur.
Fig. 4. Paniers en canes pour conserver les grains. Ces paniers, qui n’ont point de fond, sont en usage parmi les petits cultivateurs de la Catalogne et du royaume de Valence; ils ont 1 et '/, à 2 mètres (4 7, à 6 pi.) de haut, sur 1 mètre (3 pi. 1 po.) de diamètre. On les revêt en toile, lorsqu'ils ne sont pas d’un tissu assez serré. On garnit leur base avec du plâtre lorsqu'on les remplit de grains.
Fig. 5. Caisse pour conserver les grains et les légumes. Elle est portée sur quatre pieds pour éviter l'humidité, et elle est renforcée vers sa partie inférieure par deux pièces de bois liées par des tenons. Elle ferme avec un couvercle. Les Toscans en font usage.
Fig. 6. Vaisseau en liège pour le grain. Les.
Catalans, après avoir enlevé l'écorce du liége,
la réunissent avec une couture en osier. Ils y
adaptent un fond de la même écorce, et forment
des vases de 10 d. m. (3 pi. 1 po.) de haut, sur | 5 ou 6 (18 à 22 po.) de diamètre.
PLANCHE VIII
Fig. 1. Séchoir pour le maïs. On plante dans la terre des perches hautes de 6 mètres (18 pi), auxquelles on en fixe d’autres transversalement à une distance de 65 c. m. (2 pi.); c'est à cet appareil qu’on accroche les panicules de maïs, dans le département d’Indre-et-Loire.
Fig. 2. Supports mobiles. Chaque support est fait avec une pierre semi-sphérique ayant un trou carré, dans lequel on fixe un poteau garni de chevilles sur un de ses côtés. Après avoir placé ces supports à une certaine distance les uns des autres, on établit sur les chevilles, à différens étages, des cadres garnis de traverses, et l’on pose au-dessus de ceux-ci des claies ou des nattes sur lesquelles on fait sécher Les raisins, les fruits, ou d’autres objets. On les emploie aussi pour l'éducation des vers à soie.
Les pierres ont 14 c. m. (5 po.) d'élévation, et 30 c. m. (11 po.) dans leur plus grand diamètre; les montans ont 2 mètres (6 pi. 2 po.) de haut, 6 c. m. (2 po.) d'épaisseur, et 8 (3 po.) de largeur. Les cadres ont ordinairement 2 mètres de long, sur 18 d. m. (5 pi. et 7.) de large. Cet appareil, usité en Toscane, peut être d'une grande utilité dans l’économie rurale et domestique.
Fig. 3. Crible à passer le pldtre. \ est aussi employé au criblage des terres dansles jardins, et à d’autres usages analogues. Il est construit en osier.
Fig. 4. Séchoir pour les grains. On en fait usage en Norwége et en Suisse, dans les lieux froids et humides, pour faire sécher les gerbes, qu'on couche sur les lattes transversales, et
dont on recouvre souvent le sommet avec de la paille.
Fig. 5. Claie en roseaux. On lie deux pièces de bois par le moyen de traverses; on garnit celles-ci avec des cannes, et on obtient ainsi de bonnes claies pour faire sécher les fruits. Usité en Toscane.
Fig. 6. Claie en paille. Après avoir formé un cadre garni de petites traverses, on entrelace celles-ci avec des cordes de paille. Ces claies, employées dans la Haute-Vienne, pour faire sécher les pruneaux, ont r mètre et demi de long.
Fig. 7. Meule de tiges de maïs. On conserve ainsi dans le département d’Indre-et-Loire les tiges de maïs avec leurs feuilles, qu’on fait manger aux bestiaux pendant la mauvaise saison. On les entoure avec des cordes de paille, afin qu’elles ne soient pas dérangées par le vent.
Fig. 8. Écorchoir pour enlever l'écorce du chéne. Les instrumens employés communément dans nos campagnes pour enlever l'écorce
du chêne, occasionent, par leur imperfection, une grande perte de temps, et apportent par conséquent une plus grande dépense dans la main-d'œuvre. C’est pour éviter ces inconvéniens que l’on emploie, dans quelques cantons de l'Angleterre, cet instrument qui a une lame en fer, longue de 36 m. m. (16 lig.), avec une tige un peu recourbée, longue de 2 d. m.
(7 po. 7.). On enlève l'écorce en faisant passer la lame au-dessous, et en tournant le manche à mesure que l’on pousse l'instrument en avant; on n’emploie pour cela qu’une seule main. Les femmes et les enfans peuvent être employés à ce travail, en faisant usage d’un instrument un peu plus petit. On en fait qui ont le double en grandeur, pour extraire l’écorce des troncs ou des grosses branches, et alors l’ouvrier tient le manche de l'instrument avec les deux mains.
Fig. 9. Écorchoir en os. La tige, qui est aplatie, est faite avec un os faconné pour cet objet. Cet instrument est employé comme le précédent, mais seulement pour les branches de petite dimension.
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