‹ Collection de machines, instrumens, ustensiles, constructions, appareils, etc., employés dans l'economie rurale, domestique et industrielleChapitre 47 sur 75 · D SIT EN · texte numérisé non relu

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de cuve, des foudres ou de grands tonneaux contenant ordinairement 40 hectolitres, et dont

on fait usage pour conserver le vin dans les |.

caves. Non-seulement on économise la dépense des cuves, qui sont inutiles hors du temps des vendanges, mais on n’a pas besoin d’un si grand local, et on bonifie la fabrication du vin. On pratique dans la partie où se trouve ordinairement le bondon du tonneau, une ouverture carrée, large de 22 c. m.(8 po.), sur 32c.(1 pi.) de long, que l’on ferme avec une porte À pareille à celle du fond des tonneaux. On fait au centre de cette porte un trou dans lequel on et un bondon ordinaire. Avant de jeter dans le tonneau les raisins qu’on a écrasés, on met, pour les contenir plus facilement, une trémie sur l'ouverture, et on remplit le foudre, ayant soin de laisser un vide d'environ 28 à 30 c. m. (10 à 11 po.) On le bouche avec la porte, et on tient ouvert le trou du bondon, de crainte que l'air dilaté par l'expansion des gaz ne fasse crever le tonneau. Lorsque la fermentation est achevée, on retire le vin doux par le robinet, puis on ouvre la porte inférieure; on fait sortir le marc pour le porter sur le pressoir, et après avoir nettoyé le tonneau, on le remplit avec le vin nouveau. On concoit le grand avantage que procure cette méthode, puisque la qualité et la quantité du vin augmentent en raison de la moindre évaporation du gaz acide carbonique qui s'échappe par la fermentation. L'évaporation qui-peut avoir lieu par le trou d’un bondon est presque insensible, tandis qu’elle est prodigieuse lorsqu'elle à lieu par la surface d’une cuve découverte. On pourrait même diminuer celte évaporation en établissant dans le trou du bondon une soupape ou régulateur, qui ne s’élèverait que lorsque la quantité de gaz serait trop comprimée.

Fig. 2. Maïillet de tonnelier. C’est un instrument nécessaire dans un cellier. Il a > d. m.

(7 po. 7) de long, sur 3 c. m. (11 lig.) de large. Son manche a 4 d. m. (15 po.)

Fig. 3. Poulain à moulinet. Il se compose de deux pièces de bois garnies de deux supports qui soutiennent un treuil ou moulinet.

Lorsqu'on veut descendre des pièces de vin dans une cave, on les fait glisser sur l'escalier au moyen de cordes qu’on lâche en tournant le moulinet. On appuie cet instrument contre la muraille.

Fig. 4. Poulain en échelle. je place sur l'escalier des caves pour faire glisser les tonneaux, et empêcher qu'ils ne tombent par secousses sur les gradins.

Fig. 5. Poulain en traineau. I] sert au même usage que le précédent. Il a 13 d. m.

(4 pi.) de long.

Fig. 6. Fouct pour le collage du vin. On fait entrer cet instrument par le bondon du tonneau, en le tenant par l'anneau, et on l’agite, afin de bien remuer le vin qu’on vient de coller. Il est fait avec une verge de fer, longue de 7 d. m.(2 pi. 2 po.) Il est garni d’une touffe cylindrique de crins. L’anneau a de à 11 c. m. (2 po. 7 à 4 po.) On l’emploie à Bordeaux.

Fig.7. Rdteau double pour égrener le raisin.

On établit sur une cuve le treillis fig. 8. On y jette les grappes de raisin, qu’on agite avec le râteau. Les deux parties du râteau qu’on a représentées fig. À sont liées ensemble par deux traverses. Les dents, longues de 5 c. m. (22 lig.), doivent être assez larges à leur base pour ne pas entrer dans les mailles du treillis. Le manche est dans une position inclinée.

Fig. 8. Treillis pour égrener le raisin. Il est formé par un châssis octogone à rebord, et il est garni d’un fond en fil de fer. Les mailles doivent être assez ouvertes pour donner un libre passage aux grains de raïsin les plus gros.

PLANCHE XI

Fig. 1. Broc pour transvaser le vin. | est fait avec des douves cerclées de fer. Le bec est

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