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élevés hors de terre de 7 d.m. (2 pi. 2 po.), et à la distance de trois mètres, et ils attachent leurs filets au moyen de cordes de 6 m. m.
(3 lig.) de diamètre, qui passent dans les mailles des bords supérieurs, et dans celles des bords inférieurs. Les mailles ont de 8 à 11 c. m.(3à 4. po.) sur leurs côtés, et les ficelles qui en forment le tissu 4 m. m. (2 lig.) de diamètre.
Fig. 3 et 4. Huche à conserver Le poisson.
On conserve le poisson dans les étangs, les rivières et même dans les mares, au moyen de cette espèce de caisse, afin de pouvoir en être pourvu au moment du besoin. Elle est faite en planches de chêne, percées de trous et clouées aux angles sur des chevrons de 10 c. m. (4 po.) d'écarrissage. On les couvre avec une trappe fermant à clef. On les assujétit au bord de l’eau avec des pieux, et on y arrive avec une planche
quisert de pont. Elles ont un double ford fig. 4, que l’on élève au moyen d'un montant qui est retenu par une traverse et une cheville. On choisit facilement à la main le poisson qui se trouve forcé de venir à la surface avec le double fond.
Fig. 5 et 6. Limaconnière construite dans la terre. La fig. 5 indique la coupe, et la fig. 6 le plan de cette limaconnière, usitée en Allemagne. On creuse une fosse de 2 mètres (6 pi. 2 po.) ou plus sur les côtés, et profonde de 8 d. m. (2 pi. :). On revêt les côtés avec des planches soutenues par des pieux, et l'on recouvre avec des planches mobiles, assez rapprochées pour que ces animaux ne puissent s'échapper. On leur jette les débris des jardins qui leur servent d'alimens.
PLANCHE VIII. à
Fig. 1. Étable à vaches hollandaise. Les étables à vaches sont divisées en trois parties longitudinales, àl'extrémitédesquellesse trouve une porte. La première division, située du côté de la tête des animaux, est destinée à placer le fourrage qu’on donne chaque jour à ces animaux, en se servant ‘de brouettes pour le répandre où il est besoin. On pratique quelquefois des auges destinées à le recevoir. La partie du milieu est celle où se tiennent les vaches. Elles ont chacune leur place déterminée par deux poteaux, où elles sont attachées, ainsi que l'indique la fig. 2. La troisième division est composée d’un espace pour recevoir les excrémens, et d’une rigole pour l'urine. Cette dernière coule dans un réservoir extérieur destiné à la recevoir. C’est dans une partie de cette division qu’on fait entrer les brouettes pour enlever les ordures. Afin detenir plusproprement ces animaux, on leur soulève la queue en l'air au moyen d'une corde qui passe dans une pouhe, et qui est garnie d’un poids à son autre
extrémité. On ne leur donne jamais de litière.
Fig. 2. Manière d’attacher les vaches à l'écurie. On fixe au collier des vaches, au moyen TOME JI.
de deux anneaux, deux chaînes garnies de deux
autres anneaux qui passent dans les montans que l'on voit représentés dans la figure précédente; de sorte que les vaches ne peuvent s'écarter ni à gauche ni à droite, ni s'inquiéter les unes les autres.
Fig. 2 bis. Muflière garnié de pointes.
C’est une pièce de forte toile garnie dans sa partie inférieure de clous pointas, qu’on suspend aux cornes des vaches par le moyen de deux cordes à coulans, et qu'on attache sur le museau au-dessous des yeux, pour empêcher les veaux ou les vaches elles-mêmes de téter les autres vaches.
Fig. 3. Pare-vue. C'est une planche qu’on suspend aux cornes, et qu’on attache sur le derrière de la tête des taureaux ou des vaches, lorsqu'ils sont méchans et qu'on a à craindre quelque danger.
Fig. 4. OEïllère. Ce sont deux morceaux de cuir de la forme de l'œil, qu'on attache à la tête des animaux, ainsi qu’on le voit dans le dessin. Cette précaution est prise contre les animaux fougueux.
Fig. 5. Collier en forme de chéssis. On fait
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entrer le cou des animaux dangereux dans ce collier, pour les empêcher de courir après les hommes. On le retient au moyen de la traverse supérieure et de deux chevilles.
Fig. 6. Collier à piquant. Ce sont deux pièces de bois semi-circulaires, qui se joignent et se fixent au moyen de deux tenons. Elles sont garnies extérieurement de pointes et de quatre
pièces de bois latérales, qui empêchent les vaches de se lécher, habitude qui leur donne naissance à des égagropiles.
Fig. 7. J'oug pour les animaux mis au pdturage. C’est une traverse suspendue avec deux cordes au cou de deux vaches, afin qu’étant liées ensemble, elles ne puissent s’égarer dans les pâturages.
PLANCHE IX
Fig. 1. Retranchement à cloisons et à portes pour nourrir et engraisser les veaux. On renferme les veaux en Hollande dans des cloisons, ainsi que l'indique cette figure.
Fig. 2. Retranchement avec une palissade.
On est dans l’usage en Hollande de ne pas laisser téter les veaux et de les enfermer dans les écuries, en constriisant des retranchemens, où on les nourrit en leur apportant du lait dans un seau.
Fig. 3. Ratelier mobile. On construit dans les lieux où l’on tient habituellement les bestiaux en plein champ, des rateliers portés sur quatre roues, et couverts d’un toit en planches. On remplit ce râtelier de fourrage, durant la mauvaise saison, et on le conduit avec un che-. val partout où il est nécessaire.
Fig. 4. Cage pour donner à manger aux moutons. On a l'usage dans quelques contrées de l'Angleterre, de donner à manger aux moutons dans des cages dont la circonférence inférieure a 3 mètres (9 pi. 3 po.). Elles sont fer. mées dans le genre de celles où on élève les poules, ayant des bâtons distans de 27 c. m. (10 po.), de sorte que deux agneaux peuvent prendre leur nourriture dans l’espace contenu entre deux barreaux. La partie inférieure est entourée d’un clayonnage élevé de 32 c. m.
(1 pi.) Il est destiné à contenir le fourrage que lon jette par l’ouverture supérieure de 50 d. M. (15 pi. 5 po.) de diamètre. La hauteur totaleest d'un mètre. Cette mangeoire, qu’on place où l’on veut, a l'avantage d'économiser le four-
rage, qui ne peut être gâté par les animaux.
Fig. 5. Joug simple. On attache ce joug sur le front et aux cornes des bœufs. Il doit être préféré au joug double qui gêne les mouvemens des animaux. L’attelage se fait au moyen de deux cordes attachées aux extrémités du joug. On l’emploie en Bavière.
Fig.7.Joug à écartement. I] est composé de deux pièces qui se rapprochent ou s'écartent, selon que l’on veut former des sillons plus ou moins écartés les uns des autres. On s’en sert dans le département de la Garonne, pour labourer entre les rangées de vignes ou de maïs. On le fixe avec un boulon et deux chevilles.
Fig. 7. Joug à double collier. Il est en bois, et réuni par un châssis, au milieu duquel on fixe le timon par le moyen d’une cheville. On le met au cou des chevaux ou des mulets, qu'on tient ainsi à la distance exigée pour le labourage du maïs. On en construit de moins écartés pour les cultures ordinaires. En usage dans le même département.
Fig. 8. Collier en joncs. Cette espèce de collier, qui est fait avec des joncs tressés, est trèsléger, très-économique, et assez durable. Les cultivateurs de l’île de Fionie en font généralement usage.
Fig. 9. Æoulette de berger. Elle est garnie à l’une de ses extrémités d’un crochet qui sert à arrêter les moutons par la jambe, et l'autre extrémité porte une lame à bord recourbée, avec laquelle le berger jette de la terre aux moutons.
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