‹ Collection de machines, instrumens, ustensiles, constructions, appareils, etc., employés dans l'economie rurale, domestique et industrielleChapitre 50 sur 75 · ERE OUT · texte numérisé non relu

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font usage en Danemarck de ce moyen, qui peut, dans plusieurs circonstances, être employé par nos cultivateurs.

Fig. 5. Muselière en bois à double cran.

Elle est composée de deux pièces de bois à dents, réunies à l’une de leurs extrémités par deux anneaux. Elle est employée en Espagne pour maîtriser les mules qui ne veulent pas se laisser ferrer. On saisit la lèvre supérieure de l'animal entre les deux pinces, et on la tient comprimée en rapprothant les deux extrémités qu’ondie avec une corde.

Fig. 6. Entrave ou Collier pour les cochons.

Il est composé d’une traverse aux extrémités de laquelle on fait entrer obliquement deux montans, qu'on lie par une corde dans la partie supérieure, après avoir saisi le cou de l’animal. On en fait usage dans les départemens méridionaux de France, pour empêcher les cochons de s’écarter au loin, de traverser les haies et les barrières.

Fig. 7. Nasière en tenaille. C’est une espèce de tenaille ou pince dont les extrémités sont émoussées, et la poignée garnie de deux anneaux à l’un desquels on fixe une corde qui passe librement dans le second anneau. On insinue les pincés dans les naseaux des bœufs à travers le cartilage qui les sépare: l’on conduit et l’on guide par ce moyen les bœufs, soit qu’ils labourent, soit qu'ils tirent des fardeaux. On en fait généralement usage en Toscane. Les branches ou poignées de cette nasière ont une longueur d'un d. m. (4 po.) Les pinces forment un arc dont la corde a 7 c. m. (2 po. %), et dont le rayon est de 5 c. m.". (2 po.) Ce moyen pourrait être employé pour conduire d’un lieu à un autre les taureaux qui sont dangereux.

Fig. 8. Muselière de forme ovoïde tronquée. On la construit avec des éclisses de bois que l’on fixe avec des pointes. Elle est employée en Suisse pour empêcher les veaux de téter leur mère, et dans beaucoup d’endroits pour

empêcher les bestiaux de manger lorsqu'ils doivent travailler. Elle a 26 c. m.(6 po.) dans son plus grand diamètre, et autant de profondeur. Les éclisses de bois dont elle se compose ont de 3 7. à 4%, ©. m. (1 po. à 1 po...)

Fig. 9. Collier à ressort. Il est employé dans quelques endroits pour attacher les bœufs et les vaches à l’étable. 11 se fait avec une pièce

Fig. 1. Piquels avec une corde pour faire

pâturer les chevaux. On enfonce deux piquets en terre, à une distance proportionnée à la quantité de pâturage qu’on veut livrer à un cheval. On fixe de l’un à l’autre une corde qui passe dans un anneau. Celui-ci est attaché à une seconde corde qui tient au licou de l'animal. Ainsi le cheval peut parcourir une bien plus grande surface de pâturage que s’il n’était attaché qu’à un seul piquet. Cette méthode est usitée en Danemarck.

. Fig. 2. Piquet pour tenir les chevaux à la corde. 1] faut changer les chevaux plus souvent de place lorsqu'on fait usage de ce moyen au lieu du précédent. La méthode de faire päturer les bestiaux au piquet tient le milieu entre celle de faucher l'herbe et de la leur donner en vert, et celle de les laisser pâturer en liberté. Elleest préférable à la première, en ce qu’elle est beaucoup moins dispendieuse, et elle n’a pas l'inconvénient d’abîmer et de perdre beaucoup d'herbe, comme dans la seconde. Elle pourrait s'appliquer, dans beaucoup de circonstances, aux chèvres du Thibet, qui vont se propager en France.

Fig. 3. Muselière pour contenir les bestiaux. Lorsqu'on attache au piquet des animaux vifs ou impatiens, on les empêche d’arracher les piquets ou de casser la corde, en leur mettant à l'extrémité de la tête cette muselière (voyez fig. 2 ), qui est composée de deux morceaux de bois retenus à deux extrémités par une corde, et traversée aux deux autres par une seconde corde à laquelle l'animal est attaché, de ma-

de bois qu’on reploie sur elle-même, et qu'on retient dans cet état par le moyen d’une traverse ayant un bouton à l’une de ses extrémités et une languette à cran de l’autre. C’est en Ôtant et en remettant cette traverse que l'on peut retirer ou poser le collier au cou des animaux.

PLANCHE IIL.

nière que celui-ci ne peut tirer à lui sans se sentir fortement pressé; ce qui l’oblige de rester tranquille.

Fig. 3. Martingale pour empécher les vaches de manger les branches d'arbres. Elle prend au licou de l'animal , et va se fixer sous le ventre à une sangle qui entoure son cou, et qui est retenue sur le derrière par une autre sangle. On en fait usage en Normandie pour empêcher les vaches de lever la tête et d’atteindre les branches inférieures des pommiers, dont les champs sont ordinairement couverts.

Fig. 4. Moutons attachés avec un béton. Les petits propriétaires de Hollande, qui font paitre des moutons autour de leurs habitations, les accouplent avec un bâton attaché à une corde qui leur entoure le cou, de manière qu'ils ne peuvent s'écarter au loin et se perdre. J'ai vu dans le comté de Middelbourg des chèvres accouplées de la même manière. C'est encore le cas, pour les propriétaires qui voudront avoir quelques chèvres du Thibet, de les faire paître en les attachant ainsi.

Fig. 6. Etrille en pointes de cardes. Cette étrille est composée d’aiguilles fixées sur un cuir, lequel est cloué sur une planche ayant une poignée. Flle est absolument faite comme les cardes pour la jaine et le coton. Elle a 24 c.m. (1 po. )de longet 12 (4 po. ,) delarge.

Sa poignée est longue de 13 d. m.(4 pi.) On en fait usage en Languedoc et en Suisse. L’étrillage ne devrait pas être négligé par les fermiers qui veulent soigner leurs bestiaux.

Fig. 7. Auge à pivot tournant. Elle se trouve

Las

dans le canton d’Appenzel. Ses pivots forment une espèce d’axe qui tourne sur deux montans en bois fixés dans le sol. Lorsqu'on veut la vider, après l'avoir nettoyée, il suffit de la pencher sur un de ses bords. Elle sert à abreuver les bestiaux.

Fig. 8. Cloche en bois. Les bergers qui font

paître les vaches dans les immenses bruyères, situées à peu de distance de la Loire, attachent ces cloches au cou de ces animaux. Elles sont en bois ainsi que leur battant. Elles ont 15 c. m. de hauteur, et 10 dans leur plus grand diamètre.

PLANCHE IV

Fig. 1. Jache-paille adapté sur un tonneau.

Il est composé d’un tonneau sur lequel on établit deux lames larges de 7 c. m. (2 po." ), dont l’une, inférieure, est fixée sur les deux bords du tonneau, au moyen de coudures formées à ses extrémités, ainsi qu'il est indiqué dans la gravure. La lame supérieure est attachée parun boujon àla lame inférieure, et porte à son autre extrémité un manche qui sert à la faire agir. La paille tombe dans le tonneau à mesure qu'elle est coupée. Ce hache-paille est d'une facile construction. On l’emploie dans le département d'Indre-et-Loire. |

Fig. 2. Coupe-foin à manche coudé. On Y'emploie en Toscane pour couper le foin en meule. Sa lame, en forme de cœur, a 18 c.m. (6 po. ;.) de long sur 19 (7 po.) dans sa plus grande largeur; la coudure est de 8 c. m. (3 po.), et le manche a 4 d. m. (15 po.) Cet instrument est commode pour couper le foin entassé en meule. On l’a représenté vu de profil, afin de mieux faire concevoir la forme qui lui est propre.

Fig. 3. Billot pour faire manger du sel aux moutons. Il est composé d'un bloc de bois un peu concave dans sa partie supérieure, et de quatre montans qui font l'office de pieds, et qui, en permettant aux moutons de passer la tête, les empêchent de monter par dessus, et de répandre ou de salir le sel. Les montans, cloués au bloc de bois, le soutiennent par le moyen d'entailles pratiquées dans leur partie inférieure. Ce billot, que les moutons ne peuvent renverser, est très-commode pour leur donner du sel dans les étables.

Fig. 4.. Coupe-foin en forme ‘de béche toute

de fer. Elle a 67 c. m.(2 pi.) de son sommet à la cheville sur laquelle on met le pied pour couper le foin, et 4 c. m. (18 li.) de cette par- Lie à la lame. Celle-ci a 3 d.m. (11 po.) de long sur 2 dans sa plus grande largeur. Elle est tranchante jusqu’à la moitié de sa longueur. Le manche a 67 c. m.(2 pi.) Elle est usitée en Hollande pour couper par morceaux les meules de foin. On l’emploie en appuyant le pied au-dessus de la cheville qui est pareillement en fer.

Fig. 5. Coupe-foin lanciforme. On en fait usage en Lombardie pour couper le foin en meule. La lame a 25 c. m.(5 po.) de long, et 20 (7 po. 7.) de large. Son manche 46 d. m. (13 pi.) |

Fig. G. Coupe-foin en forme de béche. I] se trouve chez les cultivateurs des environs de Rome. Sa lame a 36 c. m.(13 po.) dans sa plus grande largeur sur 30 (11 po.) de long. La gouge en a 20 (7 po.”.), et le manche 100 (3 pi. 1 po.).

Fig. 7. Coupe-foin à tranchant circulaire.

On le trouve dans le Milanais et dans la Valais en Suisse. Sa lame a 22 c. m. (8 po.) de large sur 26 (9 po. ':)de longueur. La douille en a 31 (5 po.) de long, et la cheville en fer, sur laquelle on appuie le pied, a 6 c. m. (2 po.), et le manche 6o (2 po.).

Fig. 8. Hache-paille. Les cultivateurs de Toscane s’en servent habituellement pour couper en morceaux la paille des céréales, lestiges de millet et de maïs, dont ils nourrissent leurs bestiaux. Il est composé d’uné lame courbe et dentelée, soutenue à ses deux extrémités par

deux montans en bois, fixés sur un banc. On place quelquefois un troisième support vers le milieu de la lame, lorsque celle-ci n’est pas assez forte. Le banc a 16 d. m. (5 pi.) de long, les supports ont 26 c. m. (9 po. *), et la lame 7 d. m. (26 po.) L’ouvrier, assis sur le banc, prend les tiges des plantes, et il les coupe en appuyant sur la lame qui est dentelée.

Fig. 9. Sellette. Elle est destinée, en Andalousie, pour pôser les paniers dans lesquels on fait manger aux bestiaux la paille et l'orge. On peut la faire servir à exhausser les baquets pour la lessive, et pour d’autres usages analogues. Elle a 9 d. m. (2 pi. 9 po.) de haut, et 7 (26 po.) d’un pied à l’autre.

PLANCHE V

Fig. 1. Étable à engraisser les cochons. Elle est composée d’un plancher A, supporté par quatre poteaux élevés environ d’un mètre. On laisse une petite distance entre les planches, afin que les excrémens des animaux puissent tomber par terre. Les côtés de l'étable sont faits en planches ainsi que le toit. On ménage sur l’une des extrémités une porte par laquelle on fait entrer les animaux, et sur le devant, de petites ouvertures fermant avec des planches à coulisse. On établit vis-à-vis ces ouvertures une auge à division, dans laquelle on donne à manger aux porcs. Ce genre de construction est usité en Danemarck.

Fig. 2. Épinette pour engraisser les oies.

L'inspection de la figure indique suflisamment la manière dont on peut faire ces épinettes.

Elles sont montées sur 4 ou 6 pieds; et elles ont des ouvertures pour laisser passer le cou des oies lorsqu'elles veulent prendre la nourriture qu'on met dans l’auge située vis-à-vis.

Fig. 3. Étable à engrais pour les cochons, à ouvertures elliptiques. Ce genre de construction diffère peu de celui de la figure 5, et il est destiné aux mêmes usages. On en fait usage en Danemarck, afin de tenir les porcs à l'abri de l'humidité et dans un certain état de propreté, lorsqu'on n’a pas de paille pour leur faire la litière.

Fig. 4. Abri pour donner du sel aux bestiaux. On construit en Allemagne, avec quelques perches, des traverses et de la paille, un abri que l’on place dans les pâturages ou dans les cours de fermes, afin que les vaches ou les moutons puissent y venir lécher du sel gemme qu'on pose sur une petite planche à rebord.

Fig. 5. Niche à chien. On élève ces niches en France à la porte des fermes ou des maisons de campagne pour donner aux chiens de garde un abri propre et salubre. On plante à cet effet un pieu en terre, sur lequel on établit un plancher avec quatre côtés et un toit, le tout en planches. Le chien qui est attaché par une chaîne peut se tenir dans sa loge ou en sortir lorsqu'il veut. :

Fig. 6. Rdtelier pour les moutons. On construit dans plusieurs de nos départemens ces râteliers avec deux longues perches maintenues à leurs extrémités par deux traverses. On fixe ensuite, dans des trous qui se correspondent d'une perche à l’autre, des baguettes de bois que l’on courbe, afin de présenter un espace dans lequel on met le fourrage. La lettre A représente la coupe du râtelier. On le suspend au plancher avec des cordes, ou on le soutient par des montans au degré de hauteur qu’il doit avoir : cette méthode est fort économique.

PLANCHE VI

Fig. 1. Manière d'habituer les animaux au tirage. On trouve quelques animaux qui refusent de se prêter au tirage auquel on veut les soumettre. Le moyen le plus prompt et le plus facile de Les ployer à ce genre de travail , est de les habituer graduellement au tirage par le besoin de nourriture. À cet effet, on les attache à une crèche au moyen d’une corde qui coule dans un anneau, et à l'extrémité de laquelle est attaché un poids, de manière que l'animal puisse s'approcher ou s'éloigner de la crèche. On lui met un collier avec deux cordes fixées à un palonier ; on attache une autre corde B qui passe sur une poulie C, et qui porte à son extrémité un poids de 59 kilogrammes, qu'on peut augmenter où diminuer à volonté. Les choses Étant ainsi disposées, on met du fourrage dans le râtelier. L'animal, qui se sent pressé par la faim, fait des efforts pour approcher du râtelier, il soulève le poids, et le tient dans cet état aussi long-temps qu'il veut man. ger , ce qui l’habitue au tirage. Il est libre de cesser ses efforts, car lorsqu'il recule, le poids repose par terre : il contracte facilement l’habitude du tirage dans l’espace de 15 jours.

Fig. 2. Travail ordinaire pour ferrer les

chevaux. C’est un appareil commode pour ferrer les chevaux indociles, ou pour contenir ceux auxquels on est obligé de faire quelque opération douloureuse. On peut le construire d'une manière fort simple. Il suffit de fixer en terre quatre forts poteaux dont les deux de devant sont plus élevés ; on les réunit sur les côtés par des pièces de bois, de manière que l'animal ne soit pas maître de ses mouvemens; on fait passer dans deux forts anneaux une barre qui retient le cheval par derrière, et on lui attache les pieds à cette barre pour l'empêcher de remuer : on peut aussi le contenir par une corde qu'on passe sur le devant.

Fig. 3. Travail en cage pour ferrer les chevaux. Il est formé, ainsi que le précédent, par quatre poteaux d’égale hauteur, liés sur les quatre côtés supérieurs par des pièces de bois. On fixe à droite et à gauche deux autres pièces de bois B, B qui retiennent le cheval; une barre mobile À, posée sur le derrière, sert à lui attacher le pied; on emploie aussi une chaîne lorsqu'il est nécessaire, soit sur le derrière, soit sur le devant : ces dessins sont pris dans la Belgique.

- PLANCHE VII

Fig. 1. Limaçonnière. Dans le canton de Lucerne, où il se fait un grand commerce de limacon, qu'on envoie dans des tonneaux en Allemagne, pour la consommation descouvens de moines, on établit dans les champs, avec des planches, un carré de 5 à 6 mètres (15 à 18 pi.) sur toute ses faces. On plante à cet effet des piquets en terre pour soutenir les planches des côtés, auxquelles on donne une élévation de trois décimètres. On établit avec des planches posées longitudinalement sur les premières, des abris sous lesquels les limaçons viennent se reposer. On dispose aussi, dans l’intérieur de

l'enceinte, d’autres planches soutenues par des piquets, qui forment également des abris contre le soleil. Il s’y trouve quelquefois des arbres qui servent de promenade aux limaçons. On jette chaque jour dans ce local des herbes propres à alimenter ces animaux. Les femmes et les enfans vont les cueillir dans les champs, et ils font de temps à autre des visites pour rattraper les limacons qui auraient franchi les limites prescrites.

Fig. 2. Parc de moutons dressé avec des filets. On parque ainsi les troupeaux voyageurs de l'Italie. Les bergers plantent des piquets

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