TOME Il
la coupe transversale dela baratte avec la grille, les montans et le manche A. On place quelquefois dans l'intérieur deux grilles distantes de 5 c. m. (9 po.) Elles servent à rompre le lait dans le mouvement qu'on lui donne : à cet effet on place la baratte sur un châssis à rainures intérieures, fig. 3; et on la balance, en lui donnant avec le manche un mouvement de va-et-vient, dont les oscillations doivent être réglées à peu près comme celles du balancier d’une pendule. Elle ne doit être remplie qu'à moitié. On en fait usage dans quelques fermes de l'Angleterre.
Fig. 5. Baratte verticale à manivelle mue par un levier. Elle est composée de quatre pièces de bois qui s'élèvent sur un plancher, et qui portent à leur sommet un cadre sur lequel repose un axe muni à l’une de ses extrémités
d’une roue à balancier, et à l’autre d’une manivelle. Celle-ci se trouve engagée dans la mortaise d’un levier fixé par l’un de ces bouts à un des angles du cadre. La baratte élant placée sur le plancher, et étant garnie de la batte qui doit agiter le lait, on attache l'extrémité de celle-ci à la manivelle, après avoir fixé le couvercle au moyen de la traverse B. Alors il suffit pour battre la crème de hausser et de baisser alternativement l'extrémité du levier, ainsi qu’on le pratique pour faire jouer une pompe : action qui produit un mouvement de rotation dans la manivelle, et par conséquent le haussement et l’abaissement de la batte. La roue à balancier est faite pour rendre le mouvement plus uniforme, ce qui facilite et accélère la conversion de la crème en beurre. Cette machine est usitée en Angleterre.
Fig. 6. Baratte à roues et à manivelle. Cet instrument est composé d’un tonneau à volans à claire-voie, montés sur un axe dont le pivot est placé au centre du tonneau, et porte à son extrémité supérieure une lanterne qui s’engraine dans une roue à dents. Le tout est mis en mouvement au moyen de deux manivelles, ainsi qu’on le voit dans le dessin qui donne la coupe du tonneau. Les barreaux des volans sont aplatis, afin d'offrir moins de résistance à la crème, lorsque la machine est en mouvement. On peut les enlever et les remettre selon que la crème ou le beurre qui commence à se former offrent de la résistance. L’ouverture du tonneau se forme par un couvercle divisé en deux. Lorsque le beurre est confectionné, on enlève l'appareil intérieur, et on nettoie le tonneau.
PLANCHE IX
Fig. 1. Baratte mise en action paruneperche.
C’est une baratte ordinaire dont la batte est attachée à une perche qui se baisse et se lève par le moyen d’une corde que fait agir un ouvrier.
Fig. 2. Baratte à levier coudé. Une femme, par un mouvement de va-et-vient, fait agir un levier coudé qui hausse et baisse alternativement la batte.
Fig. 3. Baratte mue par une roue à tournebroche. Cette roue, que fait tourner la marche d’un chien, s’engraine avec une lanterne, dont l'axe élève -et baisse alternativement la batte d’un baril dans lequel on met la crème. Ces divers instrumens sont employés en Hollande.
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