‹ Collection de machines, instrumens, ustensiles, constructions, appareils, etc., employés dans l'economie rurale, domestique et industrielleChapitre 6 sur 75 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

cuisine, avec une cheminée 7. Les numéros 2, 2, 2 sont des chambres à coucher; 3 uneétable avec une rigole 8, par laquelle s’écoulent les urines dans la fosse 6; 4 est la grange; 5 les latrines.

Fig. get 10. Briques triangulaires antiques.

Les Romains, qui construisaient très - fré quemment des murs dont les parties extérieures étaient en briques et l’intérieur en petites pierres mélangées avec du mortier, avoient imaginé , pour économiser les briques sans nuire à la solidité de leurs constructions, de monter les parties extérieures avec des briques triangulaires, dont deux des angles étaient posés bout à bout, tandis que le troisième était engagé dans l'intérieur du mur. La fabrication de ces briques était aussi simple qu’ingénieuse : l’ouvrier formait une brique carrée , et puis il traçait avec un instrument deux lignes creuses, en partant d’un angle et aboutissant à l’angle opposé, ainsi qu’on le voit à la figure 10. Lorsque cette brique était cuite et que l’ouvrier voulait l'employer, il lui suffisait de donner un petit coup de marteau ou de truelle dans le sens où étaient tracées les raies, pour diviser la brique carrée en quatre briques triangulaires, fig. 9. Rome, Naples, et leurs environs, fournissent plusieurs exemples de ce genre de construction.

Fig. 11. Porte à claire-voie et à coulisse.

Elle est formée par un treillage en boïs qui se lève et se baisse dans une coulisse pratiquée sur les côtés de la porte, au moyen de deux poulies et d’un contre-poids attaché au bout d’une corde. On les emploie surtout pour les étables à cochons. Ces animaux ne peuvent pas les ouvrir, ainsi qu'il arrive aux portes qui ne ferment pas bien.

Fig. 12. Panier à brancard pour mouiller Les briques. I] est usité à Rome pour mouiller les briques avant de les employer à la con-

struction des édifices. On les met dans le panier, qu’on plonge un instant dans le grand baquet d’eau. Cette méthode devrait être usitée toutes les fois qu’on bâtit en briques. Lorsqu'on les fait entrer dans une bâtisse sans les mouiller, elles happent l'humidité du mortier, et il se forme nécessairement un retrait qui empêche celui-ci d’adhérer aux briques. On doit aussi mouiller les pierres calcaires qui ne présentent pas une grande dureté. Les manches du brancard ont 19 d. m. de long. La caisse du panier a 5 d. m. en tous sens.

Fig. 13. Muraille en pierres de taille irrégulières. Ce genre de construction, dessiné sur le reste des murailles de l’antique ville de Saturnia en Toscane, était très-commun chez les anciens; il estsolide et économique ; les pierres font voûte et se soutiennent mutuellement. La taille en est moins longue, puisqu'elle se détermine d’après les formes qu'ont les pierres au sortir de la carrière; et, par ce moyen, il faut moins de main-d'œuvre, et l’on use une moins grande quantité de pierres. On ne sauroit trop recommander ce genre de construction à nos architectes.

Fig. 14. Pavé en briques. L'on trouve plusieurs édifices romains dont le pavé des pièces intérieures est formé avec des briques posées de champ et dans l’ordre indiqué dans ce dessin. Les rues de quelques villes de Toscane sont encore payées aujourd’hui de cette manière. On obtient des pavés très-solides et trèsdurables pour les appartemens , lorsqu'on emploie des briques bien cuites et qu’on les cimente avec de bon mortier.

Page 1