‹ Collection de machines, instrumens, ustensiles, constructions, appareils, etc., employés dans l'economie rurale, domestique et industrielleChapitre 7 sur 75 · HAIES ET CLÔTURES · texte numérisé non relu

HAIES ET CLÔTURES

PLANCHE PREMIÈRE

Fi. 1. Clôture à pieux croisés et inclinés.

Elle est très-solide, par la raison que les pieux qui la composent, fichés en terre, s'appuient fortement les uns contre les autres. Elle est en usage dans plusieurs cantons de la Suisse.

Fig. 2. Clôture à pieux croisés et à fourchette. Elle est formée par des pieux qui se croisent, et qui soutiennent de longues barres de bois; la partie inférieure est garnie par des piquets fourchus qui supportent pareillement des

barres, et offrent une barrière que les bestiaux ne peuvent pénétrer.

Fig. 3. Clôture à pieux croisés et à simple traverse. Elle est avantageuse, en ce qu’elle exige une pelite quantité de bois, et qu’elle est d’une facile et prompte construction. Elle est très-commune en Suisse, et peut servir à diviser les portions de terrain qu’on livre au pacage des vaches et des bœufs.

PLANCHE IL

Fig. 1. Clôture en dalles de pierre. Elles sont en usage dans la vallée de Chamouni, et dans quelques autres lieux où l'on trouve de grandes plaques de pierre schisteuse, ou même de grès, que l’on peut enlever facilement des carrières. On les plante en terre à quelques décimètres de profondeur les unes contre les autres, et elles s'élèvent au-dessus du sol d’un mètre, ou d’un mètre quelques décimètres.

(3 pi. ou 3 pi. :) Leur largeur est de 4 à 8 d. m- (15 à 30 pouces) La durée de ce genre de clôture la rend très-économique.

Fig. 2. Clôture avec des poteaux en grès.

On dresse ces poteaux après les avoir taillés dans une dimension de 12 à 13 d. m. de haut, (environ 3 pi.) non compris la partie qui doit être enfoncée sous terre, sur 28 c. m. de large, (11 po.) et 13 d'épaisseur (5 po.). On les

perce, dans la partie supérieure, d'un trou dans lequel on fait passer des pièces de bois qui servent de barrière pour arrêter le passage des gros animaux. On en fait usage en Toscane.

Fig. 3. Clôture avec des poteaux en pierre.

Toute espèce de pierre qui a de la consistance est propre à former ces clôtures. Le grès est cependant préférable à cause de la facilité qu'on a de le tailler en formes longues et peu épaisses. Après avoir planté en terre ces poteaux, on fixé à leur extrémité supérieure un pas de vis en fer, qui reçoit les deux extrémités des traverses en bois, qui se trouvent fortement liées les unes aux autres par le moyen d’un écrou qui les presse contre les poteaux. Le canton de Bâle offre cette espèce de clôture.

PLANCHE III

Fig. 1. Clôture en planches superposées les unes sur les autres. On prend des planches de

6 à 8 po. delarge, qu’on recouvre les unes par P De) les autres dans la largeur d’un pouce, et qu'on

fixe sur une ou deux traverses, afin de les assujétir les unes avec les autres. Cette méthode est bonne lorsqu'on veut empêcher que la vue des étrangers ne puisse se porter dans l’intérieur d’un parc, d’un jardin ou d’une cour.

Fig. 2. Clôture faite avec des soliveaux po.

sés angulairement. Cette manière de construire les clôtures prend beaucoup de terrain, et consomme beaucoup de bois; aussi n'est-elle en usage qu’en Amérique et dans quelques lieux du nord de l'Europe où le bois est très-commun. Elle a l'avantage de ne demander que très-peu de main-d'œuvre.

Fig. 3. Clôture avec des soliveaux posés les uns sur les autres. On maintient ces soliveaux

par de forts pieux enfoncés en terre. Ces clôtures sont très-solides et de longue durée; mais elles ont les mêmes inconvéniens que la précédente.

Fig. 4. Clôture à compartimens. On pratique ce genre ou tout autre analogue dans les jardins de Florence. On emploie pour cela des pièces de bois façonnées, qu’on recouvre d’une couche de couleur à l'huile.

Fig. 5. Clôture en grilles de bois, soutenues par des pilasitres. Cette disposition présente une certaine élégance dans les jardins et dans les cours, que lon trouve quelquefois en Allemagne.

PLANCHE IV

Fig. 1. Clôture à pieux croisés et à simple traverse. Elle ne diffère de celle que nousavons donnée sous le n° 3 de la planche première, qu'en ce que les pieux ne sont pas fixés l’un contre l’autre par un lien. Il faut dans ce cas que les pieux aient plus de force et soient 2nfoncés plus profondément en terre.

Fig. 2. Clôture formée par des perches implantées les unes au bout des autres. On établit en terre des supports de 7 à 8 décimètres (2 pi. à 2 pi. >), sur lesquels on cheville de longues perches dont l’une des extrémités, qu'on a amincie, se fixe dans un trou pratiqué à l'extrémité d’une autre perche. Elles se trouvent ainsi assujéties les unes au bout.des autres. On les fait ordinairement avec de jeunes arbres de sapin, longs de douze à quinze mètres (36 à 4o pi.). Ce genre de construction est usité dans le Wirttemberg.

Fig. 3. Clôture à branches courbées et

Jichées en terre à leurs deux extrémités. Lorsqu'on veut former cette clôture, en usage dans le canton de Lucerne, on plante des poteaux fourchus, sur lesquels on pose de longues perches; puis on fiche en terre une branche de bois qu’on recourbe au-dessus de la perche, et on insinue pareillement en terre l’autre extrémité à une certaine distance de la première, et ainsi successivement. On fixe avec des liens ces branches qui se trouvent croisées les unes sur les autres. Cette construction est simple et d’une grande solidité. On donne à ces clôtures 8 ou 10 décimètres (2 pi. 3 à 3 pi.) de haut.

Fig. 4. Clôture à traverses clissées. On fixe en terre de forts poteaux traversés par trois barres de bois que l’on clisse avec des lattes ou des branchages. Cette clôture, usitée en Norwége, présente beaucoup de solidité, et peut être employée avec avantage dans les contrées où le bois est commun.

PLANCHE V

Fig. 1. Clôture en lattes inclinées contenues par des piquets verticaux. Ce genre de clôture, usité en Norwége, ne peut être recommandé, ainsi que la suivante, que dans les lieux où le

boisest très-abondant. On le forme en plantant en terre, de distance en distance, deux pieux l'un vis-à-vis de l’autre, entre lesquels on place des lattes, en les enfonçant en terre, et en leur

donnant une inchnaison de 45 degrés: On les retient ensemble par des liens qui vont d’un pieu à l’autre.

Fig. 2. Clôture en lattes inclinées contenues par des piquets qui se croisent. On la trouve en Norwége et en Danemarck : elle est du même genre que la précédente, excepté que les lattes sont soutenues par des piquets qui se croisent.

Fig. 3. Clôture en pieux contenus par une planche. On fiche en terre, à une distance convenable, des pieux ou bâtons, et on les réunit en faisant passer leur extrémité supérieure dans une planche épaisse, et taillée en pente pour faciliter l'écoulement des eaux. Elle est en usage dans le canton de Glaris.

Fig. 4. Clôture faite avec de forts pieux.

Cette clôture , qui présente beaucoup de solidité, s'établit en fixant en terre, de distance en distance, des poteaux entre lesquels on place

de gros pieux: le tout est retenu par des perches qui s'adaptent à des entailles faites dans ces poteaux, et qu'on lie les unes aux autres. On en fait usage en Suède.

Fig. 5. Clôture formée par des paquets de roseaux. Après avoir lié ensemble de petits paquets de roseaux, on les met en terre l’un à côté de l’autre par l’une de leurs extrémités, et on les réunit par deux perches horizontales. On voit ce genre de clôture dans le département des Pyrénées-Orientales.

Fig. 6. Clôture en tiges de maïs. Klles sont communes dans leroyaume de Valence, à cause dela facilité et de l'économie qu’on trouve dans leur construction. Après avoir creusé un sillon en terre, on y plante les tiges en les serrant les unes contre les autres, et on les soutient en les liant avec des roseaux posés longitudinalement des deux côtés.

PLANCHE VI

Fig. 1. Clôture à claire-voie soutenue par un mur. Elle est pratiquée en Suède. On pose sur une muraille en pierre sèche, élevée de 3 à 4d. m., (12 à 15 pou.) unesolive percée de trous, dans lesquels on fixe, de distance en distance, de forts bâtons. Ceux-ci sont contenus à leur extrémité supérieure par une autre pièce de bois beaucoup moins forte que la solive.

Fig. ». Clôture composée d’une muraille dans laquelle on plante des pieux. Après avoir fixé en terre les pieux, et les avoir liés dans leur partie supérieure avec des lattes, on établit sur les deux côtés mférieurs une muraille en pierre sèche, pour donner plus de solidité à ce genre de clôture, qui a lieu en Suède.

Fig. 3. Clôture en poteaux à coulisse et en maçonnerie. On enfonce dans la terre de forts poteaux , et l’on forme entre ceux-ci une muraille en brique à l'élévation de 2 ou 3 d. m. (11 à 13 po.) On fait entrer ensuite des planches dans les rainures pratiquées à chaque poteau. Ces clôtures présentent beaucoup de solidité, et conviennent à l'entourage des cours et

des jardins, dans les lieux où le bois est à bon marché. On les construit aux environs de Bade.

Fig. 4 et 5. Clôtures en pierres et en terre. Elles sont très-communes en Suède, où l’on profite des blocs de pierre qui se trouvent dans les champs pour entourer les propriétés, en construisant des murailles sèches, un peu inclinées, et revêtues, intérieurement du champ et sur leur sommet, de terre sur laquelle on laisse croître l'herbe, ainsi qu’on le voit dans la coupe fig. 5. On cultive souvent des légumes sur le revers de ces clôtures, ou on y plante des arbres.

Fig. 6. Clôture en palissade liée par un fil de fer et soutenue par une assise de pierre.

Après avoir formé une assise de pierre sèche, on pose une solive sur laquelle on établit des pieux qui sont traversés dans leur partie supérieure par un gros fil de fer. On donne plus de solidité à cette cloison, en élevant, de distance en distance, de gros poteaux. En usage en Danemarck.

Fig. 7. Clôture en palissade liée par une

traverse et soutenue par une assise de pierre. Elle est usitée en Danemarck, comme la précédente, et n’en diffère que parce qu’elle est

liée dans sa partie supérieure par une traverse au lieu d’un fil de fer.

PLANCHE VIL

Fig. 1. Mur palissadé. On élève un mur à la hauteur de quelques décimètres (environ 1 pied), dans lequel on scelle, de distance en distance, des montans, qui se lient les uns aux autres par des traverses contre lesquelles on cloue des pièces de bois qui reposent sur la muraille par leur extrémité inférieure. Cette construction est employée dans plusieurs pays, pour clore les jardins ou les cours. Elle réunit la solidité à l'élégance et à la régularité.

Fig. 2. Clôture en pisé et cannes. On fait, dans le royaume de Valence, en Espagne, des clôtures de jardins avec des murs en pisé, élevés de 8 à 9 d. m., (environ 30 pou.), sur lesquels on implante une rangée de cannes (arundo donax ) qui se touchent , et qui sont liées à la partie supérieure et inférieure par

des cordons de sparte. On peut également employer des branches d'arbre dans les lieux où la canne ne croît pas. Ce genre de clôture est très-durable, lorsque le pisé est fait avec de bonne terre. Il est de la plus haute antiquité en Espagne, ainsi qu’on le voit dans le chap. XIV, L 1, De re rustica de Varron, qui s'exprime ainsi : Quod ( septum ) ex terré et lapillis compositis in formis ut in Hispanid. Fig. 3. Mur en terre , surmonté de cannes.

Ce genre de clôture est usité à Murviedro en Espagne. On construit en terre une espèce de muraille haute de 16 à 17 d. m. (5 pieds).

On fixe sur cette muraille des cannes inclinées les unes sur les autres, et on les unit par deux traverses liées avec de l’osier. Ce genre de construction est expéditif et peu coûteux.

PLANCHE VIII

Fig. 1. Clôture à double support et à deux traverses. On enfonce en terre deux supports l'un vis-à-vis de l’autre, à une distance proportionnée à la longueur des perches dont on veut se servir pour former la clôture. On entrelace la partie inférieure des pieux avec des branchages flexibles, sur lesquels on pose la première file de perches; on forme un second entrelacs, sur lequel on établit la seconde file. Elle est en usage dans le canton de Zurich.

Fig. 2. Clôture à double support et à une traverse. Elle est du même genre que la précédente, excepté qu’elle n’a qu’une traverse soutenue, à la hauteur de 8 décimètres (2 pi. ;),

par une cheville qui unit les deux montans.

La hauteur totale est de 10 à 12 décimètres (3 pi. à 3 pi. :). Elle est très-commune en Suisse, et peu coûteuse.

Fig. 3. Clôture à double support et à quatre traverses. Les supports sont liés par des chevilles en bois, sur lesquelles reposent les traverses, qui forment une clôture assez compacte et assez solide pour empêcher les animaux de sortir hors de l’enceinte où l’on veut les contenir. On en fait usage dans plusieurs cantons de la Suisse. On varie la hauteur selon le genre d'animaux que l’on veut renfermer.

PLANCHE IX

Fig. 1. Clôture en roseaux. On construit ce genre de clôture dans le département des Pyrénées-Orientales. On plante en terre, sur une même ligne, les roseaux (arundo donax), dont on a coupé l'extrémité supérieure, de manière que la haie puisse avoir une hauteur de 15 décimètres (5 pi. ). On forme des faisceaux avec les extrémités, que l’on entrelace successivement sur trois points de la hauteur. Ces haies ou clôtures sont solides et durables.

Fig. 2. Clôture en tiges de sorgho.On forme ces haies dans le midi de l'Europe, en réunissant avec des perches des tiges de sorgho ou de panis, dans une épaisseur plus ou moins forte, selon la solidité qu’on veut donner à leur construction.

Fig. 3. Clôture en pieux à simple tresse.

Elle est en usage dans la Biscaye. On enfonce en terre des pieux à la distance d’un ou deux décimètres, et on les unit, dans leur partie

supérieure, avec une tresse composée de trois ou quatre gaules de bois minces et souples.

Fig. 4. Clôture en pieux à double tresse.

Elle ressemble à la précédente ; les pieux sont moins forts; on se contente d'employer souvent des échalas ordinaires, auxquels on donne de la solidité par deux tresses formées avec des gaules d’un bois ployant. Ces deux clôtures sont d’une construction facile et peu coûteuse.

Fig. 5. Clôture à pieux tressés. Elle est trèsusitée en Suisse, dans les cantons de Soleure et de Berne. On plante en terre des pieux ou des échalas qu’on entrelace avec des branches de sapin, desaule, etc., à la hauteur d’un mètre (3 pi.), la hauteur totale est 1 mètre + (4 pi. +.)

Fig. 6. Clôture à triple tresse. Après avoir planté une rangée de pieux, on les entrelace à trois hauteurs différentes avec de fortes branches de chêne ou de tout autre bois flexible.

PLANCHE X

Fig. 1. 2. 3.4. Haies à compartimens. Ce genre de haies est principalement destiné aux jardins et aux parcs d'agrément. On les construit avec des jeunes tiges de châtaigniers contournées et fixées contre des poteaux et des traverses, de manière à varier les comparti-

mens, selon le goût ou le caprice des amateurs. Le Jardin des Plantes de Paris offre de nombreux modèles en ce genre.

Fig. 5. Haie en losanges. Pour former cette espèce de haie, on fixe en terre, une à une ou - deux à deux, des branches, ayant soin de les incliner les unes à l'opposé des autres, de ma-

nière à figurer des losanges. Le tout est soutenu par des traverses liées aux branches implantées dans le sol.

Fig. 6. Haie en branches recourbées. On fixe en terre une branche par ses deux exirémités, en lui donnant une forme demi circulaire , et ainsi successivement, de manière que les extrémités de deux branches se trouvent plantées au centre de chacune d'elles. Ce genre de haie, dont la construction est aussi prompte qu’économique, peut trouver des applications utiles.

PLANCHE XI

Fig. 1. Clôture en planches maintenues contre des traverses. On plante en terre des planches plus ou moins rapprochées, et on les sou-

tient contre deux traverses doubles, attachées avec des chevilles de bois. Il suffit de mettre des traverses d’un seul côté de la clôture ; on

jeur donne 2 d. m. (7 po. ) de largeur. (Cette clôture a de 11 à 13 d. m. ( 4 pi. ) de hauteur.

Fig. ». Clôture à poteaux traversés par des planches. Après avoir formé une ouverture de part en part dans des poteaux', on les plante en terre, à une distance proportionnée à la longueur des planches, et l’on fait entrer celles-ci dans les ouvertures, en les plaçant les unes sur les autres. Les poteaux ont 4 d. m.

(14 po.) en carré, sur 15 (4 pi.3 p. et demi) de haut. On en fait usage dans quelques parties de l’Allemagne.\

Fig. 3. Clôture en bruyère sèche. Elle est en usage dans quelques parties de la France. On se sert, pour la former, de la bruyère qui est connue par les botanistes sous le nom d’erica scoparia. L. On plante des piquets en terre pour soutenir des lattes contre lesquelles on retient la bruyère. On plante celle-ci debout, et on lui donne une épaisseur convenable, c'est-à-dire de 2 à 2 et demi d. m. (6 à 9 po.) La hauteur est ordinairement de 14 d. m.

(5 pi. et demi.)

Fig. 4. Clôture en planches fixées dans des traverses. On l’emploie en France et ailleurs, et on lui donne ordinairement une élévation

de 11 d. m. (3 pi. et demi. ) La traverse supérieure, qui est plus forte que celle du milieu, a 2 d. m. (6 po.) en carré.

Fig. 5. aie vive en losange. On plante en terre des baguettes de bois qui prend de bouture. On les incline les unes contre les autres, à peu près sur un angle de 45 degrés et dans une direction opposée. Les losanges ont 3 d.

m. ( 1 pi.) d’un côté à l’autre. On donne à la haie de 15 à 16 d. m. (5 pi.) de hauteur. On entaille quelquefois les baguettes dans leurs points de rencontre, et on les lie ensemble, afin de les unir et de leur donner ainsi un grand degré de solidité. Il pousse des branches latérales qui garnissent la haie de toutes parts. On la tient à une épaisseur de 4 d. m. ( 1 pi. et demi ), ou plus, si on le juge à propos. On la taille par le haut. On se sert ordinairement du bois de saule. On en fait usage, dans plusieurs endroits, pour clore les champs, et surtout les jardins d'agrément.

Fig. 6. Clôture disposée en ogive. Ce genre de clôture est destiné aux jardins, aux parcs, etc. Il se compose avec des baguettes que l’on plante en terre et que l’on fixe avec des traverses, ainsi que le représente la figure.

PLANCHE XI

Fig. 1. Haie d’épine blanche entrelacée.

Pour rendre les haies d’épine blanche d’une plus forte résistance contre les hommes et les bestiaux, on les taille de manière à ménager , sur trois points de la tige, des branches plus fortes et plus longues qu’on entrelace horizontalement, et qui présentent un obstacle insurmontable. Elles sont garnies dans toutes leurs parties par les pousses des tiges et par celles des longues branches ; on leur donne 1 mètre de haut (3 pi.) sur 1 à > d. m. (3 à7 po.) d'épaisseur. Elles occupent ainsi peu de terrain.

Fig. 2. Clôture en terre avec des pieux entrelacés de ronces. Elle se compose d’une muraille de terre en talus et revêtue de gazon, sur laquelle on plante une rangée de pieux

qu’on entrelace avec des ronces. Elle peut être employée avec avantage dans les lieux où la pierre est rare et où le bois est cher. Usitée en Danemarck.

Fig. 3. Haie préservée par une double barrière. Pour garantir les plantations de haies , dans le comté de Durham en Angleterre , on forme une éminence de 3 d. m. ( 11 po.) d’élévation et large d’un mètre, en se servant de la terre qu’on retire du creusement de deux fossés. ( Poyez la coupe de cette formation sous la lettre A.) On plante des épines au milieu de cette éminence, et on les garantit par une double palissade.

Fig. 4. Haie d’épines courbée transversalement. Lorsque la haie décrite sous la figure

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