‹ Collection de machines, instrumens, ustensiles, constructions, appareils, etc., employés dans l'economie rurale, domestique et industrielleChapitre 65 sur 75 · PLANCHE I, II ET HI · texte numérisé non relu

PLANCHE I, II ET HI

Fig. 1. Plan général de la cuisine. a, Réunion de tous les fourneaux sous le manteau de

la cheminée. &, Four à pâtisserie dont la fumée se rend sous le manteau général. e, Evier.

(1) Pour trouver avec plus de facilité les renvois faits aux planches et aux figures de cette description, on observera qu’il faut avoir égard à l'indication de la planche désignée dans l’intérieur du cadre de la

(tes)

d, Table de cuisine. e, Billot. f, Fontaine.

g, Buffet. A, k, Portes de la cuisine et de la cave. £, j, Croisées.

4, Fourneau surmonté d’une chaudière dans laquelle on fait chauffer de l'eau pour un bain, pour un savonnage, pour cuire en grand des légumes, soit à la vapeur, soit dans l’eau bouil- Jante, etc., etc. Ce fourneau à un tuyau de tôle, Z, qui porte sa fumée dans la cheminée générale, et qui peut servir à y faire appel.

m, Tournebroche placé au-dessus de la chaudière 4.

Ce tournebroche peut communiquerle mouvement à la* broche que l’on place devant la cheminée A, fig. 2 et 3, et aux broches des cuisinières placées en avant des coquilles à rôtirBetB, fig. 2, 3 et 4.

Nous allons maintenant entrer dans tous les détails nécessaires pour bien faire entendre la construction de la partie de ce plan indiquée dans cette fig. 1 par la lettre a.

Fig. 2. Plan général du fourneau de cuisine construit sous le manteau de la cheminée, et dont l’ensemble est indiqué par la lettre a, fseure

C. Réunion de six fourneaux de cuisine de grandeur différente.

D. Fourneau long pour placer unepoissonnière. On peut en diminuer à volonté la capacité en y plaçant en travers soit un morceau de brique, soit une plaque de fonte entaillée de manière à pouvoir servir de cloison et séparer le fourneau en deux autres fourneaux plus petits.

On voiten E, F, G, le plan et deux élévations des tampons en tôle Es. 3, qui servent à fermer les cendriers des fourneaux Cet D, fig. 2. Ces mêmes cendriers se ferment encore plus facilement en en garnissant l'ouverture avec une porte à ürelte

en fonte ou en tôle, disposée, comme on le voit, en H.

I,1,1, 1, représentent les plans des couvercles en tôle qui servent à couvrir et à fermer à volonté les fourneaux C et D : on en voit les coupes en J, J, J. En plaçant ces couvercles sur les fourneaux, le dessus du fourneau est alors de niveau et peut servir detable; ou peut en outre placer sur ces couvercles des plats pour les entretenir chauds, etc. En mettant ces couvercles et en fermant, au moyen des tampons E ou des tirettes H, les cendriers des fourneaux, on étouffe facilement le feu dans les fonrneaux mêmes ; ce qui évite la peine d'employer un étouffoir pour cet usage.

On voit en K, K,K, K, les plans des grilles qui se placent dans les fourneaux C et D. On pourrait avoir de ces grilles de rechange ayant les barreaux plus où moins écartés. En s’en servant, on aurait l'avantage de pouvoir bràler plus ou moins de charbon dans chaque fourneau, selon l'opération qu’on aurait à y faire. On voit en L deux grilles rondes dont on se sert dans ma cuisine pour faire sur le fourreau potager des préparations qui exigent, les unes très-peu, et les autres beaucoup de feu.

B, B, fig. 2, Coupe horizontale des deux coquilles à rôtir. On les voit de face et sous les mêmes lettres à la fig. 3, el en coupe verticale indiquée par des lignes poncluées en B, fig. 4.

M,/i3. 2, Plaque de fonte qui couvre l'espace où circule la famée du four N, jig. 3, avant qu’elle ne se rende par le tuyau de tôle P, dans la cheminée générale. Lorsque l’on se sert du four, cette plaque devient assez chaude pour y faire chauffer de l'eau ou pour y entretenir des plats chauds, etc. , etc. Elle sert de table lorsqu'on n’allume pas de feu dans le foyer du four. Nous expliquerons plus bas,

gravure, et non à celle qui est désignée extérieurement; ainsi la première gravure renferme la planche

première, avec les figures 3 et 4. La seconde gravure renferme également la planche première et les figures 2, 5, 6, 7, S et 10; et la troisième gravure, la planche première avec les figures 1, 9; et la planche

deux sans indication de figure,

en parlant de la construction du four, la disposition des conduits que recouvre cette plaque de fonte.

Q, fig. 2, Plan du fourneau potager d'/arel encastré dans la maçonnerie.

P, fig. 2, Tuyau du foyer servant à chauffer le four N, fig. 3,6 et 7, et la plaque de fonte M, fig. 2, Get 7.

R, Jig. 2, Tuyau du fourneau potager d’'Harel.

L, Tuyau du fourneau de la chaudière z, Sig. 1.

À , Place réservée entre les parties élevées M et C du fourneau. Le fond de cette partie du dessous du manteau est de niveau avec le sol de la cuisine; on peut à volonté y allumer le feu sur le sol comme ou le fait ordinairement. Cet espace représente ainsi la cheminée d'une cuisine ordinaire devant laquelle on peut mettre la broche ou le pot au feu ; dans laquelle on peut balayer les ordures de la cuisine et allumer du feu en hiver pour chaufer la cuisinière, etc., etc. On ne donne à cet âtre que le moins de largeur possible; il suffit qu’on y puisse pendre à la crémaillère un chaudron

.ordinaire, ou que l'on puisse placer devant, en cas de besoin, la broche ou l’ustensile en fer-blanc connu sous le nom de cuisinière.

Lorsqu'on ne veut pas se servir de cette petite cheminée, on en ferme l'ouverture supérieure en la couvrant avec une plaque de tôle de la même grandeur, et qui se place sur deux tringles en fer qui sont indiquées en », 7, Jig- 2, 3 et 4. Cette plaque de tôle peut aussi se placer sur les tringles de fer p, p, à moitié bauteur du fourneau (/ig. 3 et 4). On a ainsi le moyen d'établir le foyer de la partie A, à trois hauteurs différentes, suivant ce que la cuisinière doit y préparer. Nous citerons quelques exemples pour mieux faire comprendre la disposition dont nous parlons.

Le feu doit s’allumer au niveau du sol, lorsque l’on veut faire chauffer de l’eau ou cuire des légumes dans le chaudron que l'on suspend à la crémaillère T, fg. 3: lorsqu'on veut

faire rôtir de la viande sans employer les coquilles à rôtir dont nous parlerons plus bas; lorsqu'on veut faire du feu en brûlant du bois pour échauffer la cuisine en hiver, etc., etc.

On doit placer la plaque de tôle sur les tringles p, p, à moitié hauteur de la petite cheminée À , lorsqu'on veut faire une friture, une omelette, mettre le pot au feu ou cuire des légumes sans employer le fourneau potager Q, ig. >, etc., etc. La cuisinière travaille facilement à cette hauteur sans être gênée, sans se tenir courbée, et avec moins de fatigue.

La plaque de tôle doit eufin se placer au haut de Ja petite cheminée À, sur les tringlesz,n,

Jig- 2, 3 et 4, lorsqu'on ne se sert pas de cette cheminée ou lorsqu'on veut faire des préparations qui donnent ordinairement beaucoup de fumée et de mauvaise odeur, telles que le grillage des côtelettes, la friture du poisson, le chauffage des fers à repasser, etc., etc. En faisant ces préparations sur la plaque de tôle placée ainsi au niveau des parties C et M, fig. 2 du fourneau, et en fermant convenablement les rideaux U, U, fig. 3 et 4, le courant d’air accéléré ascendant qui s'établit dans la cheminée y entraine tous les gaz délétères, et empêche la mauvaise odeur de se répandre dans la cuisine, et de là dans les autres pièces de l'appartement.

C'est en plaçant ainsi la plaque de tôle de niveau avec les parties C et M, fig. 2 du fourveau, qu'on peut y accélérer davantage le courant d'air ascendant; ii faut donc maintenir cette disposition dans les cas difficiles. On peut d’ailleurs allumer du feu sur Le sol de la petite cheminée A, sans enlever cette plaque de tôle ainsi placée; car il suffit de la tirer un peu en avant pour que la fumée puisse passer entre la plaque et le mur, et se rendre dans le tuyau de la cheminée sans se répandre dans la pièce.

On voit que la cuisinière peut tirer un grand parti de la petite cheminée À , et que pour cela il lui suffit de placer et déplacer avec intelligence la plaque de tôle, ce qui lui donne le moyen d'établir le feu à la hauteur où elle en

a besoin, et d'y travailler en ne se gênant juste que ce qui est indispensable pour chaque espèce d'opération qu'elle doit faire.

Fig. 3. Élévation géométrale du fourneau de cuisine.

B,B, Vue de face des deux coquilles à rôtir devant lesquelles on peut faire tourner là broche, au moyen de la main ou d'un tournebroche ordinaire.

P, Tuyau du four N, dont on règle le tirage au moyen d’une clef ou soupape ordinaire.

R, Petit tuyau du fourneau potager. Une clef sert à y diminuer à volonté la vitesse du courant d'air ascendant, afin de ne pas faire trop de feu sous la marmite placée sur ce fourneau; l'air chaud porté dans la cheminée générale par ces tuyaux PetR, y fait appel et sert à y établir en cas de besoin le tirage convenable.

A, vue de face de la petite cheminée dont nous avons parlé plus haut très en détail, et dans laquelle on peut, à volonté, établir le foyer à trois hauteurs différentes, sur le sol de la cuisine, sur la plaque de tôle placée sur les tasseaux p, p, ou sur les autres tasseaux placés en z et n de niveau avec le reste du fourneau. On y voit la crémaillère T et la plaque de fonte qui, placée verticalement contre le gros mur, forme le fond de cette petite cheminée, la crémaillère T reste en place et s’applique contre le mur, lorsqu'on pose la plaque de tôle sur les tasseaux 7 et 7.

N, Porte du four. On voit le foyer de ce four à la lettre V, et son cendrier en X; nous reviendrons sur la construction de ce four, en décrivant les fig. 5, 6 et 7.

S, Portes du foyer et du cendrier du fourneau potager d’/arel, que l’on voit en plan en Q, fig. 2, et en coupe en Q, fig. 6.

U, U, Rideaux qui peuvent, à volonté, servir à fermer en tout ou en partie l’ouverture qui se trouve entre le bas du manteau de ja cheminée et la partie supérieure du fourneau de cuisine.

Ce sont ces rideaux qui servent, pour ainsi

dire, de gouvernail à ce système de construction : plus on les ferme, plus le courant d'air ascendant devient rapide dans le tuyau de la cheminée, et moins les gaz délétères et les odeurs désagréables peuvent se répandre dans la cuisine. Une cuisinière soigneuse doit se servir de ces rideaux pour établir sous le manteau, sans se gêner en rien, le courant d'air convenable. Nous reviendrons sur cet objet en parlant des précautions à prendre pour tirer tout le parti possible de cet appareil.

On charge le bas de ces rideaux en y fixant

.dans le repli de l'ourlet quelques balles de plomb, afin d'empêcher le courant d'air d’entraîner les rideaux dans la cheminée et sur le fourneau de cuisine, où ils pourraient s'abîmer et même prendre feu. Ces rideaux, garnis d’anneaux en cuivre et montés sur deux tringles, peuvent se fermer en totalité lorsqu'on ne se sert pas du fourneau. On évite ainsi d'échauffer la cuisine en été, et on lui donne un air d’arrangement et de propreté qu’elle n'aurait pas sans cela.

PP; n,n, Tasseaux sur lesquels la plaque de tôle se place à différentes hauteurs dans la petite cheminée A.

T, Crémaillère qui sert à suspendre un chaudron au-dessus du feu. Cette crémaillère peut toujours rester en place, parce qu’elle s’applique contre le mur lorsqu'on pose la plaque de tôle sur les tasseaux 7, 2.

V, Porte du foyer du four.

X, Cendrier de ce foyer.

Y, Charbonnier pouvant facilement contenir une voie de charbon.

a, Le râble pour retirer la braise du four.

b, La pelle dont on se sert pour le service du four.

Fig. A, Coupe verticale du fourneau selon la ligne a, db, du plan fig. 2. Cette élévation est vue du point C de cette figure.

B, Coupe ponctuée de la coquille à rôtir B, ig. 3. On a tracé cette coupe en ligne ponctuée, parce qu’elle ne doit pas paraître dans cette élévation; on ne la fait entrer dans ce

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