TOME
clouées, à la partie supérieure et vers le bas, on les garnit de branches d’épines que l’on sou-
tient, vers le milieu, avec d'autres lattes.
Fig. 2. Clôture en ronces iressées. Après avoir planté en terre une rangée de branches d'arbres taillées d’égale longueur, onles garnit de ronces que l'on fait passer alternativement du côté d’un pieu à l'autre.
Fig. 3. {aie couchée en terre pour la reproduction de nouveaux jets. Lorsqu'il se forme des trouées dans une haie, on remédie à cet inconvénient en ployant sur la terre et en retenant avec des crochets en bois les branches voisines, qui, étant recouvertes de terre, poussent avec vigueur, et remplissent bientôt les espaces ouverts. Cette méthode, usitée en Angleterre , est trop négligée en France.
Fig. 4. Mur en gazon. Ces murs sont bien préférables, à cause de leur solidité et de leur durée, à ceux que l’on forme dans quelques endroits pour entourer les propriétés. On dispose sur le sol un double rang de gazon, qu'on remplit de terre, et qu’on élève ainsi jusqu’au
sommet, ayant soinde placer les tigesde l'herbe vers les parties extérieures de la muraille, et de bien battre la terre et les gazons pour donner plus de solidité à l'ouvrage. Ce genre de construction, usité en Angleterre, est employé avec avantage dans les contrées humides.
Fig. 5. Mur en gazon surmonté d’une haie.
Cette combinaison a lieu dans le Devonshire.
Les racines donnent de la solidité à la muraille, et empéchent la terre de s’ébouler. On la construit comme la précédente, et on plante de l'épine blanche sur le sommet, qui doit avoir une largeur suffisante. |
Fig. 6. Haie avec une rangée d'arbres. On a l'usage, dans quelques endroits, de planter dans les haies, de distance en distance, des arbres fruitiers ou forestiers ; c’est un bon moyen de mettre le terrain à profit, surtout lorsqu'on donne aux haies une certaine épaisseur.
PLANCHE XY
Fig. 1. Escaliers pour franchir les murailles de cloture. On pratique ces escaliers en Biscaye et ailleurs, lorsqu'on veut pouvoir franchir les murailles et interdire le passage aux bestiaux. On les forme par la disposition des pierres, dont la moitié se trouve incrustée dans la maçonnerie, et l’autre partie en dépasse la superficie. ù
Fig. 2. Escalier en bois, pratiqué sur un talus de terre. Lorsqu'on veut empêcher que les bestiaux ne puissent monter sur un terrain en pente, on y fixe, avec des chevilles, des pièces de bois disposées en gradins, qui soutiennent la terre, et en facilitent l’accès aux hommes. Usité dans Le canton de Zurich.
Fig. 3. Échelons sur un talus en terre. On pose aussi ces échelons pour descendre dans un fossé, ou pour le remonter. On les lie au sommet par deux tenons lorsqu'ils sont doubles, comme dans le dessin, ou on les fixe en terre avec des chevilles. Usité dans le canton de Soleure.
Fig. 4. Marchepied pour franchir les barrières. On place à travers la barrière deux planches croisées et soutenues par quatre pieds ou supports fixés en terre. On facilite, par ce moyen, dans le canton d’Appenzel, le passage des barrières.
Fig. 5. Manière de fermer les barrières. On fait passer à travers les deux poteaux d’une barrière deux traverses qu'on arrête à l’une de leurs extrémités, par des boulons, dont le supérieur recoit dans l’un de ses bouts une verge de fer qui, étant percée à son extrémité, entre dans le boulon inférieur, auquel on attache un cadenas, ainsi qu’on le voit représenté sous la lettre A.
Fig. 6. Barrière inclinée. Ces barrières, usitées dans l’Oberwald, en Suisse, se composent d'un poteau, au sommet duquel on fixe une longue pièce de bois, dont l’autre extrémité repose par terre. On les établit sur les bords des chemins, afin d'empêcher les passans de frayer des sentiers dans les terres labourées ou
ensemencées. Le poteau a 1 m.(3 pi.) de haut, et la barre en a 4 ou 5 (12 à 15 pieds).
Fig. 7. Barrière dont la porte se meut dans un passage angulaire. Lorsqu'on veut passer cette espèce de barrière, on pousse la porte ;
on se place au sommet de l'angle, on repousse alors la porte du côté opposé, et l'on s'ouvre ainsi un passage facile aux hommes, et impraticable pour les animaux.
PLANCHE XVI
Fig. r. Clôture fermée par une muraille, de la terre, une haie à son sommet, et un fossé. Ce genre de clôture est surtout avantageux lorsqu'on veut garantir les plantations des attaques extérieures, les haies vives ne pouvant croître assez promptement pour former une barrière impénétrable. On donne à la muraille 1 mètre 3 (5 pi. ); le terrain est plus élevé dans la partie extérieure que dans l’intérieur. On en fait usage en Écosse.
Fig. 2. Clôture avec un talus en terre , une haïe et un fossé. La disposition de ces haies est facile : on pose sur le terrain où doit être la haie une suite de plans ou de branches d’épine, et on les recouvre à l’une de leurs extrémités avec la terre qui provient du creusement du fossé.
Fig. 3. Clôture avec une muraille au fond d'un fossé. Ce genre de clôture se pratique dans les parcs, lorsqu'on veut se procurer un point de vue. Le sommet de la muraille se trouvant au niveau du sol, l’œil peut jouir de la beauté des sites qui se présentent à la vue.
Fig. 4. Clôture en pierre et en terre, avec deux fossés. On fait usage de ces espèces de clôture en Angleterre, lorsque le terrain est humide, et qu’il est nécessaire de procurer un écoulement aux terres. On leur donne 12 ou 13 d. m.(4 pi.) d’élévation, sur 2 mètres (6 pi.) de base.
Fig. 5. Clôture fermée par un talus en terre
ct une muraille sur Le côté extérieur de laquelle est plantée une haie. La muraille à 13 à 14 d. m.(4 pi. +) d’élévation; la haie est plantée à 3 ou 4 d. m. (11 à 15 po.) au dessous de son sommet; on peut se dispenser de la tailler. On donne, tant à la muraille qu’à la terre, un mètre de base.
Fig. 6. Clôture en muraille à parapet. On élève au fond d’un fossé une muraille recouverte de dales, à hauteur d'appui, et l'on se ménage ainsi la vue des sites agréables, sans craindre les accidens qui pourraient arriver si la muraille n’était élevée qu’à fleur de terre.
Fig. 7. Fossé muni d’une muraille en pierre et en terre. Ce genre de clôture, usité en Danemarck, peut s’employer avec avantage dans les sols pierreux. On élève sur le bord d'un fossé une muraille en pierre sèche, et on la revêt de terre, sur laquelle croît le gazon, ainsi qu’on le voit dans la coupe qui en est donnée.
Fig. 8. Digue servant de clôture et de chemin. Ces digues se construisent aux environs de Bordeaux, sur les bords de la Garonne, pour arrêter les débordemens de ce fleuve.
Elles servent en même temps de chemins; elles séparent les héritages, et sont garnies, sur les talus, d'arbres ou de haies. On creuse, sur les deux côtés, des fossés pour faciliter le dessèchement du sol, et pour servir d'écoulement aux eaux.
PLANCHE XVII
Fig. 1. Barrière à simple traverse. On peut faire usage de ces espèces de barrière aux portes des cours, ou des enclos, lorsqu'on veut empêcher le passage aux animaux.
Fig. 2. Double barrière à traverses. Les barrières sont opposées l’une à l’autre, à l'une de leurs extrémités, et à une distance sufhsante pour laisser passer un homme.
Fig. 3. Barrière à moulinet. On fixe en terre un poteau, sur lequel on établit, au -moyen d’une cheville en fer, deux pièces de bois liées ensemble à angle droit. On peut ainsi franchir le passage en faisant tourner le moulinet.
Fig. 4. Barrière ou passage ouvert en angle rétréci. Lorsqu'on veut laisser dans un enclos une entrée pour les hommes, sans que les bestiaux puissent passer, on pratique dans la muraille une ouverture angulaire, dont les côtés sont consolidés par deux longues pierres ou par deux pièces de bois.
Fig. 5. Barrière à traverses inférieure et supérieure. On construit ordinairement cette
espèce de barrière en pierre. Deux longues pierres forment les côtés du passage. La partie inférieure est garnie d’une pierre plate et assez élevée pour empêcher les moutons de sauter par-dessus. Dans la partie supérieure, une seconde pierre plus étroite ne permet pas au gros bétail de franchir la barrière. Un homme peut passer entre les deux traverses. En usage en Angleterre.
Fig. 6. Barrière à poteau. On plante en terre, au milieu d’une porte étroite, une longue pierre ou une pièce de bois, de manière à laisser un passage suffisant pour l'homme, mais trop étroit pour les animaux.
PLANCHE XVIII
Fig. 1. Barrière qui se ferme d’elle-méme.
Elle est soutenue, dans sa parlie supérieure, par un gond, et elle s'appuie, dans sa partie inférieure, alternativement, lorsqu'on la pousse en dedans ou en dehors, sur deux pièces de fer implantées à la base du poteau, au moyen d’un demi-cercle en fer qui porte à ses extrémités une espèce de fourchette, ainsi qu'on le voit à la let£. À, qui représente en même temps la coupe d’une portion de la barrière. Le loquet de la barrière, lorsque celle-ci se rabat, s'élève sur la pièce de bois B, tombe dans une encoche qu’elle porte à son milieu, où il se fixe, et avec lui la porte de la barrière.
Fig. 2. Barrière dont la porte est soutenue par un poteau. Cette porte, qui est attachée avec des liens de bois à l’un des poteaux, se fixe sur deux entailles faites au poteau opposé. Usité en Suède.
Fig. 3. Barrière à traverses mobiles. On fiche l'extrémité des traverses dans les trous qui se trouvent sur les côtés d’un poteau, et
l'on fait entrer l’autre extrémité dans les trous correspondans de l’autre poteau, par le moyen d’entailles pratiquées au-dessus et sur le côté de ces trous. On enlève les traverses lorsqu'on veui laisser passer les bestiaux. Usité dans le département des Landes.
Fig. 3 bis. Barrière à double porte. La petite porte sert au passage des hommes et à celui des animaux de petite taille. En usage dans le département de la Haute-Vienne.
Fig. 4. Barrière à roue. On place une roue à l'extrémité inférieure des portes des barrières, lorsqu'elles sont trop massives, et qu’elles ont une trop longue portée.
Fig. 5. Barrière composée de deux poteaux et d’une traverse. Sa traverse roule sur un poteau , et se fixe dans une entaille pratiquée à l’autre poteau. Se voit dans les Landes.
Fig. 6 et 7. Barrière à bascule. La fig. 6 représente la barrière fermée. Lorsqu'on veut passer, on rabaisse avec la main l'extrémité des traverses, ainsi qu’on le voit fig. 7.
PLANCHE XIX
Fig. 1. Barrière à traverses mobiles. Les deux montans sont en grès ou en pierres schisteuses et percés de trous, dans lesquels on fait
entrer les traverses en bois lorsqu'on veut fermer le passage aux animaux. Elle est en usage dans le canton de Lucerne.
Fig. 2. Barrière pivotante. Elle est formée par des bâtons qui passent horizontalement dans une planche verticale, et qui sont soutenus par une traverse inclinée. Elle roule sur deux pivots, dont l'un entre dans la partie supérieure du poteau, et l’autre dans la partie inférieure. On la trouve dans le canton de Fribourg.
Fig. 3. Barrière pivotante. Elle a de l'analogie avec la précédente; sa porte se compose de barreaux soutenus par deux traverses. On l'emploie dans le canton d’Ap-
penzel.
Fig. 4. Barrière tournant sur un axe. On
la construit dans le département de la Gironde. Elle est soutenue d'un côté par un poteau sur lequel elle tourne par le moyen
d'une cheville, et on la fixe de l’autre côté sur sur un poteau fourchu.
Fig. 5. Barrière pivotante soutenue par un appui. Lorsqu'on veut la fermer, on la soulève par son extrémité, et on la pose sur une pièce de bois fixée contre l’un des poteaux. En usage en Hollande.
Fig. 6. Barrière pivotante soutenue par une traverse inclinée. Elle est en usage dans l'Etat ecclésiastique.
Fig. 7. Barrière composée de deux bornes et d’une traverse. Les bornes sont en pierre; l'une d'elles est liée avec la traverse par une chaine, tandis que, du côté opposé, on peut la réunir à l’autre borne , et par le moyen d’un cadenas. On en fait usage en Toscane pour empêcher le passage des voitures.
PLANCHE XX
Fig. 1. Barrière à coulisse. Elle est faite, ainsi qu'on le voit dans le plan et dans l'élévation figurés, avec une double rangée de pieux AA, formant un angle aigu vers le sommet intérieur duquel on établit une autre rangée de pieux simples BB, qui détermine la clôture. De manière qu'un homme peut passer entre les deux rangées de pieux qui forment l'angle, et ceux qui se trouvent placés dans cet angle sur une ligne droite, sans que les bestiaux puissent franchir cette barrière. Ces pieux sont unis par une double traverse. En usage dans le département des Pyrénées-Orientales.
Fig. 2. Barrière fermant à clef. Elle se
compose d’une traverse qui roule sur le som-
met d’un poteau, et va s'arrêter contre le poteau opposé. On pratique à cet effet dans celuici une entaille À, dans laquelle vient se fixer la traverse. On établit dans le milieu de l’entaille une écrou en fer qui traverse le poteau, et qui est destiné à recevoir la vis B. On fait entrer celle-ci dans le trou à l'extrémité de la traverse; on la visse et on la dévisse, avec la clef C, selon qu'on veut ouvrir ou fermer la barrière. On garnit Le trou de la traverse avec
une pièce de bois pour lui donner plus d’épaisseur, et afin que le bout carré de la vis ne sorte pas au dehors. Cette barrière est en usage dans le département de la Gironde.
Fig. 3. Barrière à levier. Pour construire cette barrière, usitée en Hollande, on plante en terre deux poteaux, dont l’un, plus fort que l'autre, supporte l'extrémité d’une pièce de bois, avec une cheville autour de laquelle elle peut tourner. Cette extrémité, plus grosse que le reste de la pièce, forme un contre-poids qui tient la porte en équilibre. Des lattes clouées contre cette pièce empêchent le passage. On soulève l'extrémité du levier lorsqu'on veut ouvrir la porte.
Fig. 4. Barrière à rainures. On plante en terre deux poteaux à rainures, dans lesquels on fait couler des planches lorsqu'on veut fermer cette barrière, qui est usitée dans le département des Landes.
Fig. 5. Barrière à deux poteaux et une traverse. Elle est pratiquée dans le canton de Berne, pour empêcher qu’on ne fraye des sentiers, le long des chemins, dans les terres en-
semencées. Les poteaux sont à { mètres (12 pi.) de distance, plus où moins.
Fig.6. Barrière appuyée sur deux supports.
Elle se compose de deux bornes, au sommet desquelles on attache avec une chaîne deux barres de bois qui ferment le passage, en se
réunissant au moyen d'un cadenas. Comme on les établit dans de larges chemins ou dans des allées, on soutient l'extrémité de chaque barre avec un léger support en bois. On l’emploie en Toscane.