‹ Collection de manuscrits contenant lettres, mémoires, et autres documents historiques relatifs à la Nouvelle-France [microforme]Chapitre 154 sur 206 · LETTRE DE GILES STRONDS AU MINISTRE · texte numérisé non relu

LETTRE DE GILES STRONDS AU MINISTRE

à Votre Grandeur qu'il a passé de la Caroline où il faisoit sa résidence dans la Colonie du Canada en l'année 1738 pour une affaire d'honneur qui luy étoit

Giles Stronds natif de Londres prend la liberté de représenter

arrivée et dont les suittes ne luy ont pas permis de retourner dans son pays ; que s'étant retiré en Canada pour éviter les poursuites que l’on faisoit contre luy, et ayant former le dessein de s’y établir et de se mettre du nombre des bons et fidèles sujets de Sa Majesté Chrétienne, 1l a prononcé son abjuration à sa religion protestante chez les KR. R, P. P. Jésuites de Québec en l’année 1742 où il fut baptisé sous conditions et tenu sur les fonds de baptème par Monsieur Hocquart alors intendant de ce pays ; que l’année dernière 1747, ayant entièrement fixé sa résidence à Québec, il s’y est marié convenablement de l'agrément de Messieurs le gouverneur général et intendant, de fasson, Monseigneur, qu'après avoir donné, depuis 10 ans qu'il est dans la colonie, même dans les temps critiques, toutes les marques qu'on doit attendre d'un fidèle sujet de Sa Majesté Très Chrétienne, il luy marque pour en pouvoir prendre la qualité les lettres de naturalité nécessaires pour le mettre au nombre des autres sujets du Roy et jouir des privilèges dont jouissent les françois du Royaume.

C'est sur l'exposé que le supliant vient de prendre la liberté de faire à Votre Grandeur, et sur le compte qu'il ose flatter que Mess. les Gouverneurs et Intendant voudront bien vous rendre, Monseigneur, de la sage conduite qu'il a tenue dans la colonie et particulièrement Monsieur Hoc-

quart, qu'il supplie très humblement Votre Grandeur de luy obtenir de K, M. les lettres de naturalité qui luy sont nécessaires et dont il se rendra de plus en plus digne par son zèle à la religion Catholique qu'il a embrassé et pour tout ce qui intéressera le service de Sa Majesté Très Chrétienne et dont on le jugera digne.

ORDONNANCE DU ROY CONCERNANT LA SUSPENSION D'ARMES PAR MER, DU 26 MAI, 1748.

D: par le Roy :

Sa Majesté ayant ratifié les articles préliminaires de la Paix, signez à Aix-la-Chappelle, le 30 du mois d'avril dernier, entre les ministres plénipo-

tentiaires de France, de la Grande Breta t des Etats Généraux des Provinces-unies, par l’un desquels articles i corté qu'il y aura une cessa-

tion d'hostilités par mer, suivant les termes et espaces de tems ci-après expliquez :

Elle a ordonné et ordonne que les vaisseaux, marchandises et effets qui auront esté pris dans la Manche et dans les mers du Nord après douze jours, à compter du 30 avril, date de la signation des préliminaires, seront restitués réciproquement cette restitution se fera dans l’espace de six semaines à compter de la même date, pour les prises faites depuis la Manche et les mers du Nord jusques au Cap Naint-Vincent, et de six semaines de plus depuis le dit Cap St Vincent jusqu'à la Ligne ou l'Equateur, soit dans l'Océan ou dans la Méditerrannée ; et enfin de six mois à compter de la même date du 30 avril au delà de la Ligne et de tous les endroits du monde sans aucune exception ni autre distinction plus particulière de temps et de lieux.

Défend Ka Majesté à tous ses sujets, de quelque qualité et condition qu'ils soient, d'exercer aucun acte d’hostilité par mer contre ceux du Roy de

$. la Grande Bretagne ni de leur causer aucun préjudice où dommage depuis Le et après le tems respectif cy dessus mentionné. et Mande et ordonne Na Majesté à Monsieur le Duc de Penthièvre, Amiet ral de France, aux Lieutenans généraux, Intendans, Chefs d'Escadre, C'ommissaires généraux de la marines et autres officiers qu'il appartiendra, de tenir la main à l'exécution de la présente ordonnance, et aux ofliciers de l'amirauté, de la faire lire, enregistrer, publier et afficher partout où besoin sera afin que personne n'én prétende cause d'ignorance, Fait à Versailles le vingt-six mai, mil sept cens quarante huit. Signé : LOUIS Et plus bas, l'HELYPEAUX.

DU LE Duc DE PENTHIEVRE, Amiral de France.

2 À é xd > NY à Và l'ordonnance du Roy cy dessus à Nous adressée avec ordre de tenir ipo- se Pr P la main à son exécution.

Prodis Mandons aux Lieutenans Généraux, Chefs d'Escadre, Capitaines, Intensrès dans, Commissaires Généraux, et à tous autres ofliciers qu'il appartiendra de la faire exécuter suivant sa forme et teneur ; et ordonnons aux officiers at des sièges d'Amirauté, de la faire enregistrer à leur grefle, publier et afficher Fets | di , partout où besoin sera, et en la manière accoutumée. puzC ont Fait à Versailles, le vingt-six mai mil sept cens quarante huit. SIX Signé : L. J. M. DEBoURBON, la L Et plus bas, Par son Altesse SÉRÉNISSIME, six qua- Signé : ROMIEU.

is à les arti- srasé ion

\ de

} LETTRE DU GOUVERNEUR SHIRLEY A MONSIEUR LE MARQUIS DE LA GALISONNIÈRE.

Boston, le 9 may, 1749.

Monsieur,

l: Il y a deux jours que j'ay reçu de Monsieur Mascaren une copie de la | lettre que vous lui aviez écrite de Québec le 15 janvier, par laquelle, entr'autres chefs, vous Iuy demandez de vous informer s'il entend comprendre dans la paix les Sauvages Abénakis, sans exiger d'eux aucune sorte de soumission, et que dans ce cas vous souhaittez qu'il m'engage à les laisser se rétablir dans leur village et permettre à leur missionnaire d'y demeurer avec eux sans qu'on les inquiétât, ainsi qu'ils y étoient avant la guerre vous luy observez que ces sauvages sont entrés dans la guerre seulement comme vos alliés, et qu'insy puisqu'elle est terminée avec vous elle doit l'être également avec eux ; vous allez jusqu'à dire, monsieur, que si l'on pense autrement dans la Nouvelle Angleterre vous serez obligé d'assister ces Sauvages, donnant à entendre qu'il est très important pour la sureté et la tranquilité des frontières de ce gouvernement de Massachussets que vous ayiez à ce sujet une réponse prompte et positive, et que vous ne seriez

surpris s'ils venoient a en agir avec violence.

Monsieur Mascaren m'ayant euvoyé cet article qui est le quatrième de votre lettre pour vous faire réponse, je vais vous satisfaire, monsieur, en vous répondant aussi promptement et aussi positivement que je peux le faire.

Le village des Sauvages Abénakis, je n’entends actuellement parler que de ceux qui sont établis sur la rivière St Jean, a toujours été estimé par les jh anglois être situé dans le cœur de la Nouvelle Ecosse, et par conséquent ce

village de Sauvages et les habitants françois qui habitent cette rivière, ont toujour: eté regardés comme establis et résident sur les terres de Sa Majesté,

et en conséquence, monsieur, les derniers se sout toujours reconnus depuis

le traité d'Utrecht pour être sujets de la couronne de la Grande Bretagne, en luy prétant le serment de fidélité, ils ont eu du gouverneur de cette province la même protection que les autres sujets du Roy.

Les choses étoient ainsy lorsque ces Sauvages sur la nouvelle que l’on s'attendoit à toute heure d'une rupture entre Sa Majesté et le Roy votre maitre, et sous prétexte de faire une députation à Monsieur Mascaren pour obtenir qu'on le laissa vivre en paix et en amitié avec l'anglois, quoique la guerre vint à se déclarer entre les deux couronnes, eurent la liberté de faire entrer dans Anapolis Royale quelques gens de leur village qui n'étoient comme on l’a ensuite vérifié, que des espions, et Monsieur Mas-

+ la caren leur ayant accordé ce qu'ils avoient demandé en faveur de leur

elle, ] village, et après qu'il les eut reçu et renvoyé d'un manière honorable, on

DORE les vit revenir trois semaines après avec plusieurs de leur village, leur sorte missionnaire de Loutre, qui surprirent et tuèrent autant d'Anglois qu'ils lais- en purent atraper en dehors du fort, détruisèrent leurs bestiaux, brulèrent

meu” leurs maisons et continuèrent leur acte d'hostilité contre la garnison jus-

uerre qu'à l’arrivée de deux des quatre premières compagnies de ramfort que

ment - j'y envoyai de la Nouvelle Angleterre.

/ . Il a été, Monsieur, le commencement de la guerre que ces Sauvages

ik os ont eu avec nous et le commencement de leur alliance avec vous.

ssister

té et Cette conduite pleine de perfidie me détermina à déclarer la guerre à £s que : ces Nauvages au nom do Na Majoste, et autant qu'il dépendra de moi ils ne , seriez 1 seront point admis à ausune condition de paix qu'ils ne fassent auparavant

des soumissions proportionnées à leur trahison à moins qu'ils ne fussent

déjà compris dans le traité définitif, de paix et d'amitié qui vient d'étre ème de

conclu à Aix-la-Chapelle, que je suivray de mon côté très ponctuellement,

su’, en eux le 4 A l'égard de ce que vous avez cru à propos, Monsieur, de nous déclarer MADE À dans votre lettre, conceraant l'intention où vous êtes de soutenir les sauder que É vages dans les actes d'hostilité qu'ils exerceroient contre nous, à moins que AE par les l. nous le leur donnions la paix aux conditions que vous proposez, et le danger ELA où seroient particulièrement les frontières du Massachussetts, si vous juent ce Ë … | “a VA are, ont ù n'aviez point une réponse prompte et positive, à ce sujet ce que Jal à vous AT | ere, È . ; L : ; k 6 0 : 4,48 at 3 dire en réponse est que je seray bien fâché S'il arrivoit une rupture nouvelle A ee Majesté, à , ù 14 ° ‘à à s Q 1 f a : ni Pre ny rNnIiR AT sv UE Ch lits RAT! ; depuis entre nous, et que je souhaite très fort de voir rétablir un tranquilité Ê “. 14 Ë ie # “ er à pt # DEPRE.

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