‹ Collection de manuscrits contenant lettres, mémoires, et autres documents historiques relatifs à la Nouvelle-France [microforme]Chapitre 18 sur 206 · RL LL LEE EE EEE TETE TETE CREER E ETES · texte numérisé non relu

RL LL LEE EE EEE TETE TETE CREER E ETES

Le peu d'habitants qu'il y a en Canada fait échouer toutes les entreprises par la difficulté qu'il y a d'y trouver des ouvriers et journaliers qui y sont à un prix excessif.

On pourroit aussi procurer l'augmentation de cette colonie et de son commerce en y faisant venir des nègres. Toute la Nouvelle Angleterre ne

8 mena

Re ner

s’est établie en peu de temps que par ce secours. La plupart des Anglois et Flamants du gouvernement de Manhatte contigu à celui de Montréal ne travaillent point à la culture des terres, ce sont leurs nègres qui font tous leurs travaux, et ce seul gouvernement fournit les farines nécessaires pour la subsistance des isles Méridionales Angloises.

Les mêmes travaux se pourraient faire en Canada si on y avoit des nègres. Il y a aussi des mines de fer dont le Roi tireroit de grands avantages si on avoit des ouvriers pour les faire valoir.

On pourroit objecter la difficuité du paiement ; mais les lettres d’échange qui doivent être tirées pour l'extinction de la monnaie de carte, la liberté du commerce du castor, et les fonds que le Roi veut bien faire pour les dépenses de la colonie, fourniront les moyens de payer en bons effets le prix de ces nègres, et il est certain que tous ceux qui seront en état d’en acheter en prendront.

Nora —Par l’apostille, il est marqué que Monsieur Begon, que Monsieur de Vaudreuil avait prié de faire cette lettre à cause de sa maladie, avait proposé des

nègres pour les raisons qu'il marque ; mais que Monsieur de Vaudreuil croit

qu'il ne convient pas d'y eu faire venir, parce que le climat est trop froid et qu'il en couterait trop aux habitants pour les habiller pendant l'hiver et”croit qu'il seroit mieux d'y faire passer des faux sauniers.

Les Sauvages des missions de la Rivière St Jean et de Narantsouak fourniront quelque quantité de castor pour contribuer à la dépense de la bâtisse des deux églises, ce qui, avec les 1200 L. que le Roi a accordé cette année, les mettra en état de bâtir ces deux églises. Ces Sauvages l'ont fort à cœur.

L'établissement d’un fonds de 2000 1. par an pour les présents à faire aux Sauvages Abénakis des trois missions de l’Acadie était nécessaire parce qu'ils se plaignoient qu’on ne les menageoïit que dans le temps qu’on avoit besoin d'eux, et qu’on doit continuer de les attacher pour nous en servir contre les Anglois en cas de guerre.

Nora.=Dans le temps que nous possèdions l’Acadie il étoit fait un fonds chaque année de 4000 1. pour les présents à faire aux Sauvages ; on fit le même fonds sur l'état de l'Isle Royale, mais Monsieur de Vaudreuil ayant représenté au commencement de cette année que les Abénaquis qui faisoient la plus grande

ie DD LES

en

partie des Sauvages de l’Acadie n'étoient point à portée de recevoir des présents de

il ne l'Isle Royale, le Conseil ordonna que les 4000 £. seroient partagées et qu'il en scroit tous employé 2000 1. sur l'Isle Royale et 2000 sur le Canada, ur la ; ; = ‘ Il n’a point paru que les Sauvages de St. François fussent dans le dessein de s’aller établir à Pekonaské. Ce n’est qu'un de leurs principaux des chefs nommé Ontaniendo, qui n’a été que peu de temps dans cette mission, vase qui y est retourné. Il y a formé un village où il a attiré, compris sa famille, environ 25 hommes.

6e ; s \ ss :

d Monsieur de Ramesay lui envoya l’année dernière un collier pour l’enle, la gager à venir lui parler ; ce qu’il a fait et a attendu le retour de Monsieur pOur de Vaudreuil qui a fait son possible pour lui persuader de retourner dans : a] . a .

ets Le le village St François.

d'en er Annee à :

Mais il n'a pu l'y déterminer. Ce sauvage lui a seulement promis qu'en cas de guerre il reviendroit à St François avec tous ceux de son ur ‘de village, et seroit le premier a lui en apporter la nouvelle. sé des 1 croit.

t qu'il Go nc t qu'il tsouak > de la é cette RAPPORT DE MONSIEUR DE VAUDREUIL, AU MINISTRE. 6 ce nt fort Québec, le 14 octobre, 1716.

à faire Les Sauvages domiciliés dans la colonie sont aussi bien intentionnés [a

: parce qu'ils l’aient jamais été pour le service de Sa Majesté. € ra U

n avoit Il n'y a que la chèreté des marchandises et le peu de valeur de leur castor qui leur fasse de la peine. Il est impossible d'empêcher ceux du Sault St Louis, du Sault au Recollet, les Nipissingues et les Algonquins qui demeurent aux environs de Montréal d'aller chercher des escarlatines,

n servir

re

in fonds à la voie des insinuations étant la seule dont on peut se servir. e mème 4 présenté 5 Les Abénakis, tant de Saint François que de la Rivière de Bécancourt, s grande À

ont déclaré à monsieur de Vaudreuil qu'ils étoient invités par ceux de

= Dome leur nation qui sont du côté de la mer, tant à Pentagouët qu'ailleurs, à faire le même commerce avec les Anglois, si les François continuaient à vendre les marchandises aussi chères qu'ils font depuis plusieurs années.

Ils ont déclaré nettement que si on n’y pourvoyoit, ils garderoient leur castor jusqu'au printemps après quoi ils chercheroient le meilleur marché. Monsieur de Vaudreuil fera: en sorte de rendre ces menaces inutiles jusqu’à ce que l'on y puisse remédier plus efficacement.

Ceux de Lorette, près de Québec sont au moins aussi soumis que les François ; et c’est la seule mission où la tempérance et l’obéissance soient bien gardées.

Les Abénakis, Mikmaks et Malecites et autres qui sont dans les missions des Pères Rasle et Loyard Jésuites, restent dun côté de la mer ; mais ils protestent qu’à la moindre rupture, ils seront du côté des François.

TI

Page 1