‹ Collection de manuscrits contenant lettres, mémoires, et autres documents historiques relatifs à la Nouvelle-France [microforme]Chapitre 191 sur 206 · LETTRE DE MESSIEURS DE DRUCOUR ET PREVOST A MONSIEUR DUQUESNE · texte numérisé non relu

LETTRE DE MESSIEURS DE DRUCOUR ET PREVOST A MONSIEUR DUQUESNE

Louisbourg, le 27 janvier.

Monsieur,

Il est constnt que les anglois font des préparatifs pour se présenter sur les terres qui bordent l'Ohio ou Belle Rivière. Nous sçavons aussy qu'il

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y a depuis longtemps de fréquentes assemblées entre les Gouverneurs et les députés des provinces de Baston, de New Yorck, de Merylan et de Pensilvanie, tant pour concerter les opérations projettées sur les frontières que pour presser la Cour de Londres sur ces objects, et peut-être pour lui demander des secours et des ordres généraux par rapport à la navigation et aux comestibles qui sortent de la Nouvelle Angleterre pour nos colonies.

Il peut vous en être revenu quelque chose, Monsieur, mais ces préparatifs de la part de nos voisins sont trop importants vis à vis du service et des mesures que vous avez à prendre, pour négliger de vous faire part de tout ce que nous en apprenons.

C’est aussy ce qui nous détermine aujourd’huy à vous expédier le Sicur de la Saussaye, officier de cette garnison, que nous faisons passer par mer à la rivière St Jean, d'où il partira pour aller vous remettre la dépêche que nous avons l’honneur de vous écrire, à laquelle nous joignons l'extrait d’une lettre enigmatique que Monsieur Prevost a reçu de New Yorck depuis trois jours.

Elle a été écrite par un homme de votre connaissance qui a passé en Canada une partie de l'hiver 1753 à 1754, et comme il a depuis usé du même stile pour les avis qu’il a eu à donner à cet ordonnateur, nous avons cherché ensemble le sens que peut renfermer ce dernier, et vous le trouverez rapporté à la marge de cet extrait.

Enfin, Monsieur, il y a toute apparance, et nous croyons que vos nouveaux établissemens seront virement attaqués au printemps.

Les anglois veulent faire diversion, et harceler les postes auxquels ils peuvent parvenir par les rivières qui sont à l’orient de leur continent, pour vous obliger à diminuer les forces que vous pourriez avoir destinées pour la partie supérieure.

Nous ne perdons pas un instant pour vous faire passer ce que nous sçavons à cet égard, et nous croyons que Monsieur Drucour ne pouvait le confier plus surement qu'au Sieur de la Saussaye, capable de faire une prompte expédition. C’est au surplus une nouvelle occasion de faire valoir le zèle et les services de cet officier que vous avez déjà employé vous même,

si vous en êtes content.

Peut être ignorez-vous, Monsieur, que le Gouverneur Shirley, actuelle- | ment à New Yorck, y à fait passer de Baston le ré Î

NOUS à aussi rapporté des troupes de sa g

giment de son nom. On que le commandant d'Halifax à fourni six officiers

arnison pour former et dicipliner la nouvelle milice. Tout paroit au reste tranquille à l’Ac aVOns point eu de nouvelles depui de décembre, Cependant le &

adie, mais il est vrai que nous n’en 8 la fin de novembre ou le

S premiers jours ieur de Ja Naussaye

S'abouchera avec le père ; 1 Germain et le Sieur de Boishebert pour vous rendre un fidèle compte des ; événemens et de la situation de nos postes par rapport à nos voisins. à Si vos opérations exigent des secours de viy ‘

res de notre part, il est Prévenir de très bonne he vous même combien les difficulté

Nouvelle Angleterre, et Mon prendre pour tirer et fournir

essentiel, Monsieur, de nous ure, car vous sentirez HE: | eS augmenteront pour y

Pouvoir par la sieur Prevost aura en ce cas des précautions à

°e que Vous pourriez demander. 124 4 Il a hiverné icy un Sceneau de Québec venant de la Martinique qui : ! vraisemblablement nous Procurera la première occasion de vous écrire, et ‘4 à pour lors nous aurons reçu des nouvelles d'Europe et de l'Amérique, dont da à nous vous ferons part. 1 à Nous avons l'honneur d’être avec respect, a 3 Monsieur, PER à Vos très humbles et trè k,

s obéissants serviteurs,

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