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en Canada pour mettre cette colonie à couvert des entreprises auxquelles
elle pourroit être exposée.
Ces secours consistent en six bataillons de troupes de terre qui composent un corps de 3000 hommes commandé par un maréchal de camp qui sera sous les ordres du Gouverneur Général. Ces troupes seront embarquées
sur des vaisseaux de Sa Majesté escortés par une escadre suivant la liste que je vous en envoie.
J'espère que ce convoy partira dans le commencement d'avril du port de Brest où l'embarquement des troupes doit se faire, et que par la qualité des vaisseaux dont il sera composé, et dans la saison où il naviguera, sa traversée sera courte.
Le Roy a cependant fait armer ses frégates la Diane et la Fidelle pour vous en prévenir. (Cette lettre vous parviendra par la Diane commandée par Monsieur Froger de l’Equille, capitaine de vaisseau, qui partira incessamment de Rochefort.
La Fidelle que commande le Sieur de Lajonquière, Lieutenant, et sur laquelle Monsieur Bigot, Intendant, doit repasser dans la colonie, partira du même port du 15 au 20 du mois prochain. Monsieur de Vaudreuil s’embarquera ensuite avec le commandant de l'Escadre ; et, en attendant, Sa Majesté vous recommande de vous occuper des quatre objets principaux.
Le premier doit être de veiller à la conduite des Anglois. Les troupes qu'ils ont envoyé à la Virginie y arriveront d'assez bonne heure pour agir avant que celles que Sa Majesté fait passer en Canada puissent être rendues même à Québec.
Et il faut s'attendre qu’elles agiront, car en supposant même qu'elles ayent effectivement ordre de s’en tenir à la deffensive, les prétentions des Anglois, qu'elles qu'injustes qu'elles puissent être, leur serviront de pretexte pour vouloir faire regarder toutes les entreprises qu'ils pouront faire dans les endroits contestés comme purement deffensives. Il y a pourtant lieu de croire que s'ils reprennent les voies de fait, ce sera, du moins, dans la conjoncture actuelle, du côté de la Belle Rivière seulement sans les étendre sur les autres frontières.
Et suivant le compte que vous rendez des dispositions que'vous avez faites et de celles que vous vous proposez de faire de ce côté là, ils ne trouveront pas nos postes sans deffense, surtout si vous êtes instruit, comme vous aurez pu l'être, des mouvemens qui se faisoient dès l'automne dernier dans les colonies angloises.
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Quoyqu'il en soit les principes et les dispositions de Sa Majesté sur la conduite que vous avez à tenir sont toujours les mêmes. Elle veut qu’en soutenant ses droits et ses possessions contre les entreprises des anglois, vous évitiez avec la plus grande attention de leur donner aucun juste sujet de plainte ; que vous vous conduisiez dans les occasions où il pourra y avoir des voyes de fait, de manière que vous puissiez ne paroître pas l'agresseur ; et que vous vous borniez de prendre toutes les mesures possibles pour vous mettre en état de repousser la force par la force.
Si pour assurer cette deffensive de votre part vous jugiez qu'il fut nécessaire de faire agir les Sauvages offensivement contre les anglois, Sa Majesté trouvera bon que vous mettiez cet expédient en usage. Mais Elle désire que vous ne vous y déterminiez qu'autant que la conduite des anglois le rendra indispensable pour la sureté et la tranquilité de la colonie.
Supposé cependant que les entreprises des anglois fussent portées au point de devoir être regardées comme une véritable rupture de leur part, Sa Majesté vous donne dans ce cas la liberté de faire les arrangements qui vous paraitront les plus convenables pour le bien de son serviceet la gloire de ses armes.
Tels sont les principes sur lesquels vous devez continuer de règler votre conduite à cet égard, tant que vous serez chargé du gouvernement, et tels sont encore les ordres que Sa Majesté donnera à votre Successeur.
Mais comme ce ne sera point agir contre ces principes que de détruire le fort que les Anglois ont étably l'été dernier, du côté de Narantsoüak, puisque ce sera une opération absolument deffensive de notre part, l’intention du Roy est de ne pas laisser subsister un établissement si dangereux et si contraire à ses droits.
Ainsi, supposé que les Sauvages n'ayent pas exécuté le projet qu’ils avaient formé d’en chasser les Anglois, et que vous vous trouviez en état d'entreprendre ouvertement vous même cette expédition, Sa Majesté désire que vous preniez tout de suite les mesures nécessaires pour cela. Mais ce ne doit être qu'autant que vous serez assuré du succès.
I] faudra dans ce cas que l'officier qui sera chargé de cette entreprise commence par sommer les anglois d'évacuer et d'abandonner le fort et qu'ils
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n'en vienne à une atta
que du fort que sur leur refus de se rendre à la sommation dont il faudra Que Vous Jui donniez le modèle, et dans laquelle vous Paroîtrez agir sans en avoir reçu l'ordre ; et uniquement en consé de l'obligation où Vous êtes de défendre les possessions du gouvernement qui vous a été € les usurpations qui ne peuvent être $ aux intentions et aux ordres de nne harmonie entr udra que le fort soit détr
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s deux Roys e les deux nations.
uit, de manière qu'il
Sa Majesté ne v
effets que pourront nouvelles des secour
OUS prescrit rien sur le Produire en Canada e s dont il s'agit.
le secret, tant pour préy
Party à prendre par rapport aux t dans les Colonies angloises les “À D'un côté il peut convenir de garder
enir la cherté qu'elles pourront Occasionner dans les denrées et marchandises du É Pas se précautionner.
Mais d'un autre,
il peut être nécessaire de de ce
Secours, soit pour tranquiliser
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publier d'avance l’arrivée 4 vages qui nous sont fidèles soit
laisser entraîner à la s(duction des Manqueront pas de faire valoir la supériorité que troupes envoyées à la Virginie, Cux mêmes dans l'exécution des pr la confiance que doit leur inspirer
Pourroient 3 soit pour arrêter les ojets que pourroit le cette supériorité.
C'est à vous de pezer toutes ces Majesté s’en apporte à votre zèle et
croirez de plus avantageux à cet ég
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RESUMÉ D'UNE LETTRE DE MONSIEUR FRANQUET AU MINISTRE. Louisbourg, le 8 juin, 1755.
Remerci le Ministre de l’envoy de deux bataillons à Louisbourg pour la défense de cette place. Il lui donne avec l'état des troupes qui sont à Louisbourg l'état des bataillons appartenans au Roy et d’autres destinés à lonr lotemontiusasidnriCananinmidnmmeneninnitnanrnst
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ns PR RELATION DU COMBAT DE L'ALCIDE PRIS PAR MONSIEUR DE BOSCAW EN.
Le 8 juin, 1755.
Par la latitude de 45 degrez, 27m‘ Nord et la longitude de 93‘ 49m°* occidentale Meridien de Paris, le 7 juin à 6 heures du soir, les vents à 1. et N. faibles, le Lys et le Dauphin firent les signaux de onze vaisseaux que l’on voyoit du haut des mats ; ils nous restoient à la distance d'environ 6 lieues, Monsieur Hieyuart (sic) fit le signal de forcer les voiles pour tacher de reconnaître cette escadre avant la nuit, le vent ayant beaucoup foitli on mit en panne une grande partie de la nuit.
Le 8 à la pointe du jour nous nous trouvâmes sous le vent de cette escadre à la distance d'environ trois lieues. Monsieur Hievequart leur fit
faire les signaux de reconnaissance, mais ces vaisseaux se couvrant de voiles
et n'ayant pas répondu aux signaux, nous mîmes sans perdre de tems touttes
voiles dehors ; nous commençames à croire que ce que nous avions cru être notre escadre, dont nous étions séparés depuis 3 jours, était une escadre angloise,
Nous faisons l'arrière garde, le Lys étant de l’avant à nous sous le vent, le Dauphin R“ sous le vent du Lys et de l'avant à luy. Nous courûmes en cette ordre. Monsieur Hocquart ordonna que l’on se préparât au combat, et nous remarquions que l’escadre nous gagnoit visiblement sur les neuf heures et demie du matin n'étant plus qu’à une portée et demie du canon, Nous mîmes pavillon et la flamme que l'on assura d'un coup de canon à poudre, alors les vaisseaux anglois mirent le leur.
Quand ils furent proche de nous, le général mit un pavillon rouge, signal de combat au petit mat d'hune; entre dix et onze heures du matin, le Dunkerque de 60 canons se trouva à portée de la voix un peu au vent à nous, Monsieur Hocquart pria Messieurs de Rastaing et Rigaud, de Crancé,
d'Helincourt et Semerville d'écouter sa conversation pour pouvoir la raporter ;
Il fit crier par trois fois en anglois: Sommes nous en paix ou en guerre ?
On répondit: Nous n'entendons pas. On cria de nouveau en français, même réponse.
Monsieur Hocquart prit le porte voix et luy dit par deux fois : Sommes nous en guerre ou en paix ? Le capitaine répondit par deux fois et très distinctement la paix, la paix. Comment s'appelle l’Amiral ? L'amiral Boscawen. Je le connois, ü est de mes amis. Et vous, Monsieur, votre nom ? repartit l’anglois. Hocquart.
Le tems de prononcer ces paroles est le seule intervalle qu’il y eût entre le mot de paix et la bordée tirée qui nous a déclaré la guerre. Nous étions à la demie portée de pistolet, les canons de l’ennemi étoient chargés à deux boulets et mitrailles de toutes espèces. (Cela joint à la confiance que doit donneï le mot de paix prononcé par la bouche d’un capitaine nous a fait perdre beaucoup de monde. Cependant cela ne retarda pas notre feu, mais malheureusement un boulet ayant emporté la barre du gouvernail, cet accident nous fit mettre les voiles sur le mat, nous restames quelques temps ayant le beaupré sur le travers du vaisseau anglais, continuant de faire un feu très vif de canon et de mousqueterie que fit diriger sur quatre
autres vaisseaux qui tiroient sur nous du nombre desquels était l'amiral et le contre amiral.
Mais qu’'espérer dans l’état où nous étions contre des forces si supérieurs, les manœuvres étaient hachées, les voiles criblées, le petit mat d'hune prêt à tomber, le grand mât percé par deux boulets, l'un de l'avant à l'arrière et l’autre par le travers au même horizon ; la vergue barrée coupée, les mats de mizaine et de perroquet offensez, des pièces de canon demontées, 80 hommes sur les ponts tués, blessés ou mutilez, du nombre desquels étaient quatre officiers, Messieurs de Rostaing, de l'Aubepin, Hocquart de Montfermeil et Robineau, cinq officiers blessés, dans cet état Monsieur Hocquart prit le party de se rendre à l'amiral pour conserver au Roy le reste d’en
équipage qui lui parût peu intimidé de la supériorité de l'ennemy.
Le Lys fut aproché à la portée de canon par le vaisseau la Défiance un des navires qui l’avoient chassé constamment.
Ce vaisseau se battit avec ses canons de retraitte pendant deux heures, il fut joint à trois heures après midy.
Le vaisseau qui le joignit s'étant mis hors de la portée de fusil lui fit ses décharges à mitraille, le Lys armé de 22 canons presque tous de petit calibre ne pouvoit opposer qu'un feu peu à craindre. Quelque temps après le Fougeux arriva et mit le Lys entre deux feux, il fut bientôt dégrayé, ce qui obligea Monsieur de Lorgeril, étant hors d'espoir d'échapper, d'amener le pavillon du Roy.
Quand au Dauphin Royal la supériorité de sa marche procura au capitaine qui commandoit ce vaisseau Monsieur de Montalais, la satisfaction de mener à Louisbourg les troupes qui lui étaient confiées, où il apprit la prise de nos deux vaisseaux, événement qui mettoit au jour le projet des Anglois.
‘“ Extrait de la relation du combat de l’Acide pris par Monsieur de Boscaven, le 8 juin, 1755.
LETTRE DE MONSIEUR SALVERT AU MINISTRE
A bord du Bizarre en rade de Louisbourg, le 6 juillet, 1755. Monseigneur,
J'ay eu l'honneur de vous rendre compte par mes lettres du 16 et du 17 de juin de mon arrivée à Louisbourg le 12. J'’estime que Monsieur Du Bois de la Motte aura donné dans le golfe le 12 avec le vaisseau l’Actif, et qu'il aura retrouvé le reste de son escadre au premier mouillage du fleuve, excepté les vaisseaux l'Alcide et le Lis qui ont été pris par l’escadre anglaise qui les ont envoyés à Halifax.
Cette escadre, Monseigneur, s'est trouvée en ordre de bataille le 21 à l'ouverture de la rade de Louisbourg de façon à faire croire qu'elle avoit l'intention d'en brusquer l'entrée. Il y a toute apparance que la vue des vaisseaux du Roy lui en ont imposé. Ils étaient alors 15 ; deux que les gaulettes ont vu dans le même temps sous le Cap Canso, et deux qui ont conduit l’A/cide et le Lis à Halifax. Cela fait 19 vaisseaux ou frégattes que les anglois ont dans ces mers indépendamment des petites embarcations armées à Baston, pour couper la communication à Louisbourg et pour nous observer.
L'escadre anglaise a paru sur ces côtes depuis le 15 de juin. Elle n'a point désemparé d’icy depuis ce temps là. Sa croisière s'étend depuis Canso jusqu’à l’isle Scalary.
Il y a toute apparance, Monseigneur, que je serai contrains de séparer les vaisseaux du Roy. Je n'ay pris aucun party à ce sujet non plus que sur la quantité de provisions que je laisseray dans les magazins de Louisbourg. Le temps et les circonstances décideront du party que l’on prendra.
Je le contesteray avec Messieurs Durcourt et Prevost. Il est très nécessaire de tenir presque tous ces mouvemens cachets par les intellisences que les anglais de Baston y ont conservées.
Je suis avec un très profond respect, Monseigneur, Votre très humble et très obéissant serviteur,
Signé,
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ETAT DE L'ARTILLERIE, MUNITIONS DE GUERRE ET AUTRES EFFETS APPAR- TENANT AUX ANGLOIS QUI SE SONT TROUVÉS SUR LE CHAMP DE BATAILLE APRÈS L'ACTION QUI S'EST PASSÉ 2" 9 JUILLET 1755, A TROIS LIEUES DU FORT DUQUESNE SUR DA RIVIERE OYO, ENTR# UN DETACHEMENT DE 250 CANADIENS ET 650 SAUVAGES COMMANDÉ AAR MONSIEUR D# BEAUJEU, CAPITAINE,
ET UN CORPS DE 2000 ANGLOIS COMMANDÉ PAR LE GENERAI RRADOCX, OUTRE LE PILLAGE CONSIDERABLE QUE LES SAU-