LITE
Pannaoüamské qui avaient promis de même que les autres Abénakis de n'écouter aucune proposition de paix que dans la colonie et en sa présence.
À l'égard des Abénakis et Hurons domiciliés ils ont refusé les colliers et ont dit qu’ils voulaient continuer la guerre. Ils sont dans l’état de la faire. Il y a apparence qu'ils continueront à harceler l'Anglois comme ils ont fait depuis peu en quelques occasions accompagnés des Sauvages de Naranisouak, et que cela pourra déterminer ceux de Pannaoüamské à se joindre à eux à la sollicitation de leur missionnaire, la plupart étant bons cathciiques.
Ce qui peut empêcher ceux de Pannaoüamské et de la Rivière St Jean
e continuer la guerre, c’est qu'ils ont pour voisins les Anglois de Baston et ceux du Port Royal, et on ne peut leur donner de secours par mer parce que les Anglois qui prétendent que la côte de l’est leur appartient, surprendraient les bâtiments qu'on y enverrait.
Une autre raison qui a encore déterminé ces Sauvages à consentir à la paix c’est qu'ils y ont été portés par les conseils du $Sieur Gaulin, missionnaire des Micmaks, qui a porté ces derniers à faire aussi la paix.
Il est cependant d’une grande conséquence que les Micmaks fassent la guerre, parce qu'en se joignant aux Abénakis de la Rivière St Jean, ils causeraient un dérangement considerable à la pêche des Anglois.
Ces Sauvages sont à portée de recevoir de l’isle Royale les secours nécessaires.
[a 4 NOTE DU MINISTRE SUR LES DEPECHES DE L'ANNÉE DERNIERE.
Versailles, le 2 mai 1725.
Il parait qu’il convient d'approuver ce que Monsieur de Vaudreuil a fait de continuer de fomenter a cette guerre autant qu’il sera possible, étant important d'empêcher que les Anglois ne se rendent maitres des pays des Abenakis parce la colonie courait beaucoup de risque.
Ecrire à Monsieur de St Ovide sur la démarche que l'on dit que le Sieur Caulin, missionnaire des Micmacks, a fait, lui ordonner aussi de fomenter la guerre de ces Sauvages avec les Anglois. Tout cela pourra du moins retarder les établissements des Anglois, en attendant des conjectures plus favorables.