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Originairement, il y avait sur l’état des dépenses de l’Acadie un fonds de 4000 1. pour les présents aux ‘'auvages de cette colonie ; l’état major et les troupes ayant passé ensuite à l'Isle Royalle, ce même fonds fut compris dans l’état des dépenses de cette Isle ; mais Messieurs de Vaudreuil et Begon ayant représenté que l'Isle Royalle n'ayant point commerce avec la plus grande partie des Sauvages de l’Acadie qui étaient plus à portée de Québec, on supprima 2000 I. de l'état de l'Isle Royalle, et on les a depuis employés dans celui de Canada pour les présents à faire aux Abénaquis sans distinction de paix ou de guerre.
Sur ce qui fut représenté que ces Sauvages se détermineraient plus L'IE volontiers à la guerre contre l2s Anglois s'ils étaient assurés que leurs femmes et leurs enfants pussent avoir leur subsistance pendant leurs courses, il fut déterminé, en 1723, d'employer 2,000 1. par an sur l’état du domaine sous le nom des Jésuites pour cette dépense, afin de cacher aux Anglois d'où leur venait ce secours, et sur ce qui fut marqué que cette somme n'était pas suffisante, il fut réglé en 1725 qu'on employerait 4,000 1. au lieu de 2,000 et l’emploie en a été fait sur les états de 1725, 1726 et 1727.
Le motif qui a fait prendre le parti d'accorder cette somme ayant cessé, par la paix qu'il paroît que ces Sauvages ont faite avec les Anglois, ou du moins qu'ils ne vont plus en guerre contre eux, semblerait devoir opérer le retranchement de cette dépense, non pas pour 1728, parce que ces Sauvages auront peut être marché à l’entreprise contre les Renards.
Cette dépense pourroit être plus utilement employée dans la suite à l'enceinte de Montréal.
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MEMOIRE DU ROI AUX SIEURS MARQUIS DE BEAUHARNOIS ET HOCQUART. À Versailles, le 19 avril, 1729.
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Sa Majesté veut qu'ils donnent une grande attention de laisser librement sortir les farines, biscuits et légumes qu'on voudra charger pour l'Isle Royale. Elle a été informée que les bâtiments de la Nouvelle Angleterre n'y ont point introduit, où du moins fort peu, de vivres pendant l’année dernière : cependant pour empêcher les abus que la tolérance pourroit produire, Sa Majesté envoye aux Nieurs de Saint Ovide et de Mesy des ordres exprès de n'y recevoir aucun bâtiment étranger...
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Sa Majesté a été bien satisfaite des mesures que le Sieur Marquis de Beauharnois a prises pour entretenir les Abénakis dans les sentiments d'attachement qu'ils ont toujours eu pour les François, et pour rendre inutiles les mouvements de quelques Abénakis de l'Acadie mal intentionnés et brouillans pourraient faire pour inspirer d'autres sentiments à la nation en général. Sa Majesté lui recommande de continuer d'y donner tous ses soins et au Nieur Hocquart d'y apporter ceux qui pourront dépendre de lui.
Elle a approuvé que les Jésuites aient envoyé un missionnaire à Narantsouak, afin de maintenir dans la religion catholique les Abénakis qui ont demandé de rétablir ce village, et qu'on ait fait délivrer à ce missionnaire un calice, un ciboire, un soleil et autres ornements d'église en remplacement de ceux qui furent pillés lorsque le Père Raslé fut tué dans cstte
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