‹ Collection de manuscrits contenant lettres, mémoires, et autres documents historiques relatifs à la Nouvelle-France [microforme]Chapitre 94 sur 206 · ARS AH · texte numérisé non relu

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Pour engager les armateurs de Canada à faire ce commerce, ils savent qu'ils ne s’en déferaient point à ce prix; mais les difficultés dont nous venons de parler cesseront en partie lorsque l’on construira des bâtiments dont l'entrepont sera assez vaste pour y contenir et y arimer commodément des chevaux.

Il n’a été. construit cette année que 10 bâtiments, mais tous d'un très petit port, à l'exception d'un de 96 tonneaux. Nous espérons que l’abondance jointe à la gratification de 8000 f. que Sa Majesté veut bien accorder à ceux qui en feront construire, engagera les particuliers à faire des ronstructions l'année prochaine.

Sa Majesté ayant fixé ces gratifications à commencer en 1732, et nous ayant ordonné par son mémoire de suivre le nouvel arrangement que nous lui avons proposé l’année dernière, nous avons en conséquence fait distribuer les sommes qui revenaient à ceux qui ont construit des bâtiments pendant l'année 1732 et 1733, nous enjoignons l’état dans lequel les noms des propriétaires, le port de chaque bâtiments et leurs destinations sont marqués.

Le commerce étranger est tellement diminué qu'il ne s’en fait presque plus. L'établissement du fort de la Pointe à la Chevelure l'a interrompu absolument de ce côté là. Il ne s'en fait plus davantage du côté de Chouaguen, du moins directement, par les François, par les ordres sévères que nous avGus donnés de saisir et arrêter Jes marchandises des voyageurs qui passeront sans permission par le Sud du Lac Ontario, mais la preuve la plus certaine que nous avons arrêté le cours de ce précieux commerce c’est la consommation des escarlatines de la Compagnie des Indes qui a triplé depuis quatre ans.

Les voyageurs et équipeurs de Montréal trouvent moyen d'en faire

venir de la Nouvelle Angleterre pour faire leur traite et leurs équipements, nous avons rompu leurs mesures.

La Compagnie des Indes qui n'en débitait qu'environ 350 pièces en distribue aujourd'hui 900 pièces qui peuvent à peine suflire pour le commerce des pays d'en haut et dont les retours en pelleteries sont assurés au commerce légitime de la colonie.

HE ra : : — 113 — Nous sommes informés que nos Sauvages domiciliés font moins de voyages en la Nouvelle Angleterre qu'ils n’en faisaient ci-devant. Il ne É nous est point revenu cette année que quelques uns d'eux ayant prêté la L. ACTOR main aux François pour favoriser la fraude. ï Lio | 4h Nous sentons combien il est important de ne point se relâcher sur cet Hi objet qui intéresse essentiellement le Royaume, la Compagnie des Indes et |:14 Domaine d'Occident dont joint aujourd'hui la marine. | | F2 #

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|: MEMOIRE DU ROI AUX SIEURS MARQUIS DE BEAUTARNOIS ET HOCQUART. DL À Versailles, le 11 août, 1735.

fi : 418 CA ER . Monsieur de Beauharnoïs doit aussi veiller avec soin sur la conduite | - des Abénaquis. Sa Majesté est bien aise que ceux qui avaient quitté St- | Mt François de Bécancourt, à cause de la petite vérole, et qui étaient allés à Et) l'Acadie, soient retournés à leurs villages dès que les craintes de cette À | 1 FH maladie se sont dissipées. À l'égard de ceux de Panonamské, si ce que les 1 chefs, qui se sont rendus à Québec avec le sieur de St Casüin, ont dit par | « rapport aux tentatives des Anglois est vrai, comme il y a lieu de le croire, R il parait qu'on peut compter sur leur fidélité. | | ‘à Le sieur marquis de Beauharnoïis a bien fait de les exciter à persévérer , RER dans ces dispositions.

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