‹ Collection de manuscrits contenant lettres, mémoires, et autres documents historiques relatifs à la Nouvelle-France [microforme]Chapitre 97 sur 206 · PT · texte numérisé non relu

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venez ici nous en donner. Recevez ce collier pour vous affermir dans vos bonnes intentions et pour vous engager à travailler toujours aux bonnes affaires. Cette paix, mes frères, que nous désirons tous ne doit pas se borner aux gens du Sault et aux Flamands. Nous serions bien aise que monsieur le marquis de Beauharnois, votre Gouverneur Général, les autres Sauvages qui sont à luy, les Anglois et les Jroquois y fussent compris.

Par ce second collier nous demandons donc qu’on entretienne dans ce pays une parfaite union, et une grande tranquilité ; et qu'on laisse aux Européens le soin de vider seuls leurs différends sans y prendre part icy.

Il y a déjà longtems, mes frères, que nous travaillons sans succès à détourner les Iroquois d'aller en guerre contre les têtes plates qui re leur font aucune injure. Nous vous exhortons par ce collier à vous joindre à vostre Père le François pour faire finir cette guerre. Les têtes plates ne souhaitent rien tant que la paix, et exhortez vous-mesmes vostre jeunesse à entrer dans ces sentiments.

Nous avons appris, mes frères, qu'Entasago et quelques autres de votre village estoient allés à Dierfile pour se plaindre à l'Anglois de ce qu'il entreprenoit de faire un establissement sur la Rivière à la Loutre. Nous vous promettons, mes frères, que nous ne souffrirons point que l'Anglois s’y establisse. Ce dessein vient de la teste de Lydieus que vous connoissez et à qui le François à fait repasser la mer. C’est un brouillon et qui méritoit d'estre puni.

Le Conseil Flamand a encore ajouté à tous ces colliers un grand calumet qui doit estre porté dans tous les villages Iroquois, aflin que les anciens et considérables reprennent ceux qui voudroient brouiller les affaires.

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