‹ Collection de memoires pour servir a l'histoire du regne vegetalChapitre 10 sur 37 · Le style entier très grossi · texte numérisé non relu

Le style entier très grossi

PI. VI. HOCHSTETTERIA. DC. Prod. vu. p. 286.

La société formée dans le Wurtemberg, sous le nom à'Unio itineraria, pour l’encouragement de la botanique, et qui remplit cette tâche avec beaucoup de dévouement et d’habileté, a en particulier distribué aux botanistes les plantes recueillies dans l’Arabie par M. Schimper. Parmi ces plantes, l’une d’elles avait frappé M. le professeur Hochstetter, l’un des directeurs de l’association , et l’avait engagé à la désigner sous le titre de Noi>u?n genus. J’ai ratifié ce soupçon, et j’ai donné à ce genre le nom d Hochstetteria , non seulement pour reconnaître les services que ce savant rend aux botanistes,, en leur fournissant tant d’objets d’études, mais, en particulier, pour rappeler qu’il a, le premier, avec son collègue M. Steudel , reconnu la nécessité de former un genre nouveau de cette plante , consigne au n° 864 des Plantes d’Arabie de Schimper. C’est par un

motif analogue que je l’ai nommée Hochsietteria Schimperi. Cette plante croît dans les montagnes de l’Arabie-Heureuse , près de la vallée de Fatma, où elle fleurit à la fin de février. Elle est entièrement glabre. Sa souche paraît légèrement ligneuse j ses tiges sont cylindriques , striées , droites et rameuses ; ses feuilles alternes , ovales, pointues, dentées, rétrécies en un pétiole qui se dilate à sa base en deux petites oreillettes très peu apparentes. Ces feuilles portent sur les deux surfaces de petits points glanduleux, visibles à la loupe seulement. Les rameaux floraux sont nus ou garnis de 1 à 2 petites feuilles oblongues. L’involucre est composé d’un grand nombre d’écailles roides , aiguës, linéaires, un peu lancéolées, marquées sur le dos de 3 nervures, dont celle du milieu est la plus saillante. Le réceptacle est ponctué , garni de petites fimbrilles qui ressemblent à des poils fort courts. Les fleurs sont toutes tubuleuses, hermaphrodites, de couleur jaune. La corolle est à 5 lobes linéaires de la longueur du tube. Les étamines ont les filets glabres, les anthères allongées, munies à leur base de 2 appendices barbus, et non prolongées en appendice au sommet. Le style se termine par 2 lobes oblongs très peu poilus sur le dos. Les achènes sont turbinés, dépourvus de bec , garnis vers la base de poils longs, roides et soyeux, qui dépassent la longueur du fruit et semblent former une aigrette externe. La véritable aigrette est composée de 10 écailles ou paléoles roides, égales, disposées sur un seul rang, et bordées de cils courts, serrés et nombreux.

Ce genre appartient évidemment à la tribu des Astéroïdées , par son stigmate , et à la sous-tribu des Inulées , par ses anthères bicaudées. Il se rapproche du genre Pegolettia, mais il s’en distingue sans peine par ses corolles parfaitement régulières, par son aigrette sur un rang, et non à deux rangs inégaux.

Explication de la Planche VI.

A et B. Deux tiges ou branches de la plante, de grandeur naturelle.

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