Le fruit entier
4. La partie inférieure de l’achène, pour montrer les 4 cornes de la base.
5, 6 et 7. Exemples de diverses formes de feuilles.
PI. XIX. DUBYÆA. DC. Prod. yii.p. 247.
Le genre que je désigne ici n’est pas absolument nouveau. M. Don l’avait établi à peu près dans les mêmes limites, et l’avait nommé Lasiopus; mais il avait oublié que, vingt ans auparavant, Cassini avait donné ce même
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Pl.XllU.
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nom à un genre de Labiatiflores qui mérite d etre conservé. Obligé de changer cette dénomination, j’ai dédié ce genre à M. Et. Duby, qui a bien mérité de la science par les soins éclairés qu’il a donnés à la seconde édition du Synopsis des Plantes de France, et par divers Mémoires sur les Céramlées, insérés parmi ceux de la Société d’histoire naturelle de Genève. 11 prépare aussi pour le Prodromus une monographie des Primulacées, famille à laquelle il a déjà consacré utilement son temps et son attention.
Le Dubyœa appartient à la tribu des Chicoracées et à la division des Hiéraciées. Il se rapproche àeV Hieraciiun , àn. Sonchus et du Mulgediuni ; mais il se distingue par ses fruits planes, comprimés, striés, prolongés en un col court et épais. Son aigrette est blanche, à plusieurs rangées de poils simples.
Ce genre se compose de deux sections :
L’une (que j’ai nommée Hieracidium , pour Indiquer son analogie apparente avec les Hléraclées) a les écailles de l’involucre appliquées et les fruits non tuberculeux sur les bords j l’autre (que j’ai nommée Sonchidium, pour indiquer son analogie avec le Sonchus) a les écailles un peu étalées au sommet, et les fruits munis de tubercules sur les bords. C’est cette dernière section qui correspond strictement au genre Lasiopus de Don.
La section comprend deux espèces : l’une, de la INouvelle-Hollande ; l’autre, de l’Inde orientale. Celle-ci, qui a été découverte par M. Wallich, est celle que j’ai choisie comme exemple pour faire connaître la structure du genre, et qui est représentée à la Planche XIX. Elle a déjà été indiquée par M. D. Don , dans son Prodrome de la flore du Népaul , sous le nom de Hieracium hispidum , mais elle est différente de VH. hispidum de Forskahl ( qui est le H. Forskahlii de Froelich, Prod. vu. p. aaS). M. Wallich l’a désignée sans description sous le nom de Hieracium heteranthum, en faisant allusion aux caractères mêmes qui m’ont engagé à la séparer du genre Hieracium. J’ai cru devoir la désigner sous le nom de Dubyœa hispida , qui rappelle la dénomination de Don.
Explication de la Planche XIX.
A. Partie mojenne de la tige, de grandeur naturelle.
B. Partie supérieure de la même.
I . Une fleur entière et grossie, ainsi que les figures suivantes.
•2. La corolle avec les organes sexuels.
5. La même, prise vers le centre du capitule et moins avancée.
4. La même, fendue en long et étalée, pour montrer les étamines.