‹ Collection de mémoires pour servir à l'histoire du règne végétal et plus spécialement pour servir de complément à quelques parties du Prodromus regni vegetabilisChapitre 10 sur 20 · X. MAMMILLARIA CRINITA. Mem. Mus. 17. Rev. des Cact. p · texte numérisé non relu

X. MAMMILLARIA CRINITA. Mem. Mus. 17. Rev. des Cact. p

Cette espèce est l’une des plus petites du genre; la plante n’a guère que 2 pouces de largeur sur un 1 demi-pouce de hauteur : elle tend à pousser des rejets de sa base, et forme un corps arrondi, déprimé et hérissé; les aisselles des mamelons sont nues; les tubercules ovales - oblongs, presque glabres, et couronnés par 15 à 20 soies blanchâtres, dressées ou un peu étalées , lorguss de 6 à 0 lignes, et par 4 ou 5 aiguillons jaunâtres un peu plus roides que les soies, terminés par un très petit crochet, et légèrement pubescens ou scabres sur leur surface. Les fleurs , au nombre de 3, naissent entre les aisselles des mamelons, et disposées en une série spirale qui fleurit de bas en haut; elles sont sessiles, d’un blanc un peu sale, longues de 8 lignes , et par conséquent plus longues que les mamelons, et plus courtes que les soies. Ces fleurs sont composées de 15 à 20 pièces oblongues, aiguës, mucronées, dressées dès que la fleur se ferme, étalées au soleil. Les 5 extérieures, qu'on peut appeler sépales, sont marquées extérieurement sur le dos par une raie rousse ; les autres ou les pétales sont de la même grandeur, mais dépourvues de raie dorsale. Après la fleuraison, les pétales et même les sépales s’enroulent sur eux-mêmes par leur sommet, et forment autour du style et des débris des étamines une sorte de bourrelet à 10 côtes. Les étamines sont de moitié plus courtes que les pétales ; leurs filets sont droits et grêles; leurs anthères jaunâtres-pâles , ovalesarrondies ; le style est cylindrique, égal à la longueur des étamines , terminé par 5 stigmates épais , obtus, étalés, un peu chargé de papilles; sa couleur est d’un blanc sale un peu jaunâtre. Le fruit n’a pas müri. L’espèce paraît disposée à se reproduire par des jets naissant du collet.

La plante que, dans la Revue des Cactées, j'avais désignée comme var. £, a fleuri, et me paraît constituer une espèce distincte, que j'indique dans

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