‹ Collection de mémoires pour servir à l'histoire du règne végétal et plus spécialement pour servir de complément à quelques parties du Prodromus regni vegetabilisChapitre 13 sur 20 · XXI. MAMMILLARIA LATIMMAMA. Mem. Mus. 17. Rev. Cact. p · texte numérisé non relu

XXI. MAMMILLARIA LATIMMAMA. Mem. Mus. 17. Rev. Cact. p

D’après un individu reçu du jardin de Hambourg, le Mammillaria magnimamma de M. Otto paraît le même que notre latimamma.

XXII. ECHINOCACTUS CORNIGERUS. DC. Prod. 461. Rev. Cact. p. 36. T. VII. — PI. À.

J'ai publié, dans ma Revue des Cactées, la figure de cette plante telle qu’elle avait été communiquée par mon excellent ami, feu M. Mocino. Des lors j'ai recu de M. Coulter la plante vivante; elle est arrivée à l’état même où la planche X la représente, c’est-à-dire en fruit couronné par les débris de la fleur. Je crois devoir reproduire ici cette espèce afin d’en faire connaître les détails avec plus de précision. La plante a la forme d’un hémisphère un peu dépriméi, ct marqué de 16 à 22 côtes épaisses et verticales. Chaque côte porte plusieurs faisceaux d’aiguillons un peu écartés et dépourvus de duvet. Ces faisceaux se composent de 14 à 15 aiguillons , savoir : de chaque côté, 4 aiguillons rayonnans, étalés, grêles, subulés, blanchâtres, droits et longs de 10 à 11 lignes; 2 inférieurs, rougeûtres, subulés, un peu déprimés, dirigés vers le sol ; puis 4 aiguillons centraux et rougeâtres , dont les 3 supérieurs sont dirigés en haut, subulés, droits, planes du côté antérieur, et 1 inférieur long de 18 lignes , dirigé en bas comme une corne recourbée, plane, très large, marqué de stries transversales très prononcées : c’est de la forme et de la grandeur de cet aiguillon que l'espèce a tiré son nom.

Les fleurs naissent vers le sommet de la tige, placées sur les côtes devant les faisceaux supérieurs d’aiguillons ; elles sont rapprochées, sessiles , dressées, dépourvues de bractées. Leur couleur est d’un pourpre mélé de blanc, comme on peut le voir à la Planche VII de la Revue des Cactées. Les sépales sont embriqués sur l'ovaire, disposés en 12 à r4 séries spirales ; chacune de celles-ci se compose de 10 à 12 pièces. Chaque limbe de sépale est ovale, pointu, appliqué sur l'ovaire, brun sur le dos, membraneux, blan-

châtre et dentelé sur les bords. Les supérieurs sont plus longs que les infé-

rieurs ; les pétales persistent après la fleuraison sous forme de lanières oblongues-linéaires, rougeâtres ou brunes, au nombre de 25 à 30. Les débris des étamines sont de moitié plus courts que les pétales , et également persistans. Le style est cylindrique, plus court que les étamines.

Le fruit est exactement ovoïde, couvert d’écailles embriquées qui sont les limbes des sépales, et couronné par les débris des pétales et des étamines; l’intérieur est peu pulpeux, rempli d’un nombre immense dé graines comme nichées dans la chair , mais réellement adhérentes aux parois par des cordons grêles , blancs et très allongés. Ces graines sont lisses , réniformes, d’un rouge de sang très vif.

À la germination , il est né des mêmes graines , dans des vases différens, deux plantules assez différentes : la première, qui paraît l’état sain et naturel (Voy. PI. X, fig. 6), présente une tige épaisse, courte, ellipsoïde , couronnée par deux cotylédons courts, épais et divergens. La seconde, qui semble un état maladif, offre une tige allongée, cylindrique , couronnée par deux cotylédons semblables aux précédens (Voy. PL. X, fig. 7). Ces dernières plantules ont péri, mais les premières se sont développées en passant par les formes représentées aux fig. 8, 9 et 10. Les côtes ne sont pas éncore visibles dans la plante âgée de 18 mois.

XXIII. ECHINOCACTUS HISTRIX. Mem. Mus. 17. Rev. Cact. p. 116.

Æ. subgloboso-depressus virescens, costis 18-20 acuts, J'asciculis cujusque costæ 3, areolà ovali juriore velutin@, aculeis flavidis rigidis transversé striatis, uno centrali longiore, 8 radiantibus subrecurvis. 3. Im Mexico. Coulter.

Au moment où j'ai reçu l'envoi de M. Coulter , cette plante était déja un peu malade , et la pourriture l’ayant graduellement atteinte par la base, je n’ai pu la conserver ; mais je l’ai fait dessiner afin de conserver le souvenir de ses formes générales.

Elle est d’un vert peu foncé ; sa tige est demi-globuleuse, déprimée, de 7 à 8 pouces de diamètre sur 3 à 4 de hauteur. L’individu que j'ai décrit avait 18 côtes, dont 1-2, bifurquées , annonçaient que le nombre peut aller

jusqu’à 20. Ces côtes sont verticales, à sinus et sommet un peu aigus, et leur coupe transversale est celle d’un triangle d’un pouce environ de hauteur. Les faisceaux sont au nombre de 3 sur chaque côté, séparés par un intervalle de 15 à 18 lignes. L’aréole est ovale, couverte dans sa jeunesse d'un duvet court et velouté, glabre à l’état adulte; les aiguillons sont au nombre de 9, forts et robustes , tous marqués en travers par des stries rapprochées et régulières ; celui du centre atteint 2 pouces de longueur ; il est roux vers le milieu , jaunâtre vers le sommet, droit ou à peine un peu courbé; les 8 autres rayonnent assez régulièrement; ils sont roux à leur base, jaunâtres au sommet, et n’atteignent que 12 à 13 lignes de longueur. Je n’ai vu ni les fleurs , ni les fruits.

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