‹ Collection de mémoires relatifs à l'assainissement des ateliers, des édifices publics et des habitations particulières, t. 1Chapitre 43 sur 77 · LABORATOIRE D'ESSAIS DES MONNAIES · texte numérisé non relu

LABORATOIRE D'ESSAIS DES MONNAIES

Description du laboratoire des essais des monnaies (i).

Ce laboratoire, dans lequel se détermine le titre des espèces d'or et d'argent, et où se font beaucoup d'opérations métallurgiques et docimastiques, peut maintenant passer pour un laboratoire modèle. Son assainissement et son excellente disposition sont dus aux soins de M. D'Arcet, membre de l'Académie des Sciences, et inspecteur-général des essais des monnaies. Ce savant qui, en 1818, remporta le prix fondé par Ravrio pour assainir les ateliers de dorure, appliqua à ceux-ci les moyens qui, dans le même but, lui avaient, en 18 14, si heureusement réussi au laboratoire des essais des monnaies.

Avant cette époque, ce laboratoire était dans un tel état d'insalubrité , qu'un inspecteur des essais, un essayeur et un garçon de laboratoire furent successivement frappés d'hémiplégie et d'apoplexie, et moururent peu de temps après. Aujourd'hui les essayeurs du gouvernement n'étant plus au milieu d'une atmosphère d'acide nitrique en vapeur, de gaz acide nitreux, d'acide carbonique, et d'une chaleur de 3o à ^0°, peuvent travailler sans danger, avec beaucoup moins de fatigue, et porter aux opérations délicates dont ils sont chargés toute l'attention et le soin dont ils sont susceptibles.

Enfin, les moyens d'assainissement employés dans ce laboratoire sont tellement parfaits et à la disposition des personnes qui y travaillent, qu'elles peuvent à volonté y produire des effets contraires, et par conséquent repousser constamment les vapeurs nuisibles.

Chaudet, essayeur des monnaies.

(i) Les travaux d'assainissement du laboratoire d'essai de la Monnaie de Paris, ont été faits de l8ia à i8i5, et publiés dans les Annales de l'industrie française et étrangère, tome VI, page 35. — Août i83o.

— igo

Fig. I. Élévation des fourneaux placés clans la salle o", fig. 3o, pi. ai.

A. Support mobile, en bois, posé sur l'appui de la fenêtre.

B. Tablette fixée au mur.

C. Grande hotte de l'appareil aux essais d'or. La cheminée G communique à volonté avec celle du fourneau à essais H, au moyen de la trappe /.

D D. Armoires pour serrer les acides, les coupelles, etc.

E. Porte du fourneau d'appel.

F. Cendrier de ce fourneau.

G. Cheminée servant à la fois pour le fourneau d'appel et pour le fourneau H.

H. Fourneau à essais.

a a. Ouvertures communiquant avec la cheminée G du fourneau d'appel, dans lesquelles on engage les cols des niatras, d'où il se dégage des vapeurs dont on veut se débarrasser.

b b. Râtelier destiné à servir d'appui aux cols cVes matras.

c c, etc. Crans établis sur une plate-bande en fer, pour recevoir les cols des matras placés sur le feu.

d d. Plaques de tôle à charnières, servant, quand elles sont ouvertes, à conduire les vapeurs qui se dégagent des vases placés sur le bain de sable ee, dans la cheminée du fourneau d'appel par l'ouverture a a, et à fermer cette ouverture quand elle devient inutile.

e e. Tablette garnie de sable, où l'on place les matras pour les laisser refroidir.

ff. Plaques de tôle mobiles que l'on agrafe devant l'ouverture a a' quand on cesse le travail des essais d'or.

g g. Serre-feu en fer, destiné à recevoir les cendres chaudes et la braise allumée , dont on se sert pour faire chauffer les matras.

h. Ardoise pour noter le temps de l'ébullition , etc.

i i. Petites fontaines dans lesquelles on met l'eau et l'acide nitrique pour les essais d'or. Le robinet de la première est d'argent, celui de la seconde est en platine.

j. Théière dans laquelle on décante le nitrate d'argent provenant des essais d'or.

k. Petite hotte destinée à éviter toute introduction de vapeur dans le laboratoire, lorsque l'on met de l'eau ou de l'acide nitrique dans les matras encore chauds.

/. Trappe au moyen de laquelle on peut intercepter la communication entre la cheminée du fourneau d'appel et celle du fourneau d'essais.

m. Plaque de tôle bouchant l'espace de la baie que le fourneau laisse libre.

Fig. 2. Coupe horizontale de ces fourneaux, suivant la ligne A" B".

G G. Base de la grande cheminée que l'on voit en G, fig. i, 4 et 5.

H. Plan du fourneau à coupelle.

I. Tuyau du fourneau d'appel se rendant, comme on le voit à la 6g. f\, dans la grande cheminée dont G G est la base.

K. Petite baie permettant d'entretenir le fourneau H , par-derrière et de dedans la pièce qui est de l'autre côté du mur.

L L. Paillasse qui supporte le fourneau H.

M M. Paillasse de l'appareil aux essais d'or; elle est couverte de carreaux de faïence.

c c c, Crans destinés à recevoir les cols des matras.

g g. Serre-feû.

y. Plan de la théière où l'on décante le nitrate d'argent.

0. Petit conduit latéral destiné à porter dans la cheminée G les vapeurs qui sortent des cols des matras, lorsqu'on décante le nitrate d'argent encore chaud.

Fig. 3. Coupe verticale de l'appareil aux essais d'or, suivant la ligne brisée C" D".

i. Fontaine pour l'acide nitrique.

j. Théière pour le nitrate d'argent.

k. Petite hotte pour recevoir les vapeurs.

o et q. Ouvertures pratiquées latéralement dans la cheminée pour y porter les vapeurs que l'on dégage près des fontaines ou de la théière.

V V. Armoires.

Fig. 4- Coupe verticale de l'appareil aux essais d'or, suivant la ligne E'' F".

E. Porte du fourneau d'appel.

F. Porte du cendrier de ce fourneau.

G. Cheminée.

Page 1