‹ Collection de mémoires relatifs à l'assainissement des ateliers, des édifices publics et des habitations particulières, t. 1Chapitre 5 sur 77 · DÉPENSES · texte numérisé non relu

DÉPENSES

Les frais de construction d'un appareil à douze places peuvent être évalués à 1,500 francs; ceux d'un appareil à une place sont de 350 francs.

Dans l'appareil à douze places, on emploie par tournée ou pour douze malades :

/ Ijcsquels, au prix de 72 cent, le kiio,

Soufre sublimé, 190 grammes; \

ou baies de genièvre, 190 grammes;

reviennent à 13 cent. 68 dixièmes,

j dont le 12% pour une fumigation,

est d'un peu plus de 1 cent., ci. . .

I Lesquels, au prix de 66 cent, le kilo, I coûtent 12 cent. 54 dixièmes, dont I le 12'", pour une fumigation , est de

', 1 cent., ci le

Dans l'appareil à une place on emploie cliaque l'ois pour un malade :

( La dépense est donc, au prix ci dessus, j de 2 cent, par fumigation , ci. . . .

Soufre sublimé, 32 grammes; ou baies de genièvre, 40 grammes ;

i Même prix que ci-dessus , chaque fu-

( migalion coûte 2 cent., ci 2 c.

Les fumigations données dans l'appareil simple avec le cinabre, l'alcool, le benjoin, l'oliban, la myrrhe, le storax , reviennent de 4o à 5o cent, par fumigation.

Il faut ajouter à cette dépense les frais de chauffage , qui sont peu considérables ; en voici la preuve : en décembre 1817, pour trois mille

fumigations , dans l'appareil à douze places et les deux appareils à une place , il a été consommé ,

Bois blanc , 5 stères, au prix de 12 fr., 60 fr. Charbon de terre, Shectol. à3fr. 5o c, 28

Total 88 fr. ou 3 C.4 par fumigation.

D'après ces données, recueillies avec exactitude, les fumigations administrées avec du soufre sublimé ou des baies de genièvre coûtent, dans le grand appareil, 4 cent., et dans l'appareil à une place 6 cent. (1). Comme il est établi que dix fumigations (terme moyen) suffisent pour la guérison complète d'une gale simple, la dépense d'un malade de ce genre revient donc au plus de 4o à 5o cent., lorsqu'il est traité par les fumigations sulfureuses.

(i) On pourrait diminuer ces frais, en employant du soufre en canon ou même du soufre brut au lieu de soufre sublimé, r|ui coûte le double et qui ne produit pas plus d'effet; les médecins de l'iiùpilal Saiiil-Louis préfèrent cependant le soufre sublimé. Les frais ont été d'ailleurs établis d'après les prix des ventes en détail. Si on avait calculé sur le pri,\ des achats , tels que les fait l'adminislralion, c'est-à-dire en gros et au cours, chaque fumigation coûterait à peu près un tiers de moins qu'on ne l'indique.

Observations sur le résu?né qui précède.

Au 16 novembre iS3o on avait donné plus de 4 00,000 fumigations dans l'appareil de M. D'Arcct. 11 est reconnu par l'adminislralion des hôpitau.'i a la suite du rapport de SI. le duc de la Rochefoucauld et de M. Mourgue, et des documents qui y sont joints, pag. 38 de ce recueil , que Jlx fumigations suffisent pour guérir une gale simple. A ce compte , ce serait 40,000 galeux qui auraient été traités au moyen de cet appareil.

On restait autrcfriis 3o jours à Thôpilal pour une gale simple, et la journée d'un galeux coûtait I fr. 45 c. Depuis l'emploi de l'appareil de fumigation , on ne reçoit plus les gales simples à l'hôpilal : on donne seulement à ceux qui eu sont atteints, 10 cartes de traitement externe et un bouillon après chaque fumigation. Si l'on calcule maintenant ce qu'aurait coûté par l'ancienne méthode te traitement des 40,000 galeux dont nous venons déparier, à 3o jours chacun, et ce qu'ils ont coûté à guérir par l'appareil de M. D'Arcct, et si l'on fait entrer dans ce compte les fumii;ations à 5 cent, f une, comme il est dit ci-dessus, et les bouillons à 5o cent, la tasse, ce qui est beaucoup trop cher, et telle somme que l'on jugera convenable, pour menus frais, entretien, etc., on trouvera que cet appareil a donné une économie énorme à l'administration des hôpitaux; ou plus exactement, qu'il lui a permis d'opérer un nombre de guérisons de galeux beaucoup plus considérable qu'elle ne le faisait précédemment, avec une dépense moindre. Il a de plus conservé libres une quarantaine de lits, occupés jusque-là par les galeux.

11 est à regretter que l'administration des hôpitaux de Paris, en publiant le résumé des fumigations sulfureuses données de 1S16 à iS3o, qui est une si haute justice rendue par elle au travail de M. D'Arcet, ait négligé de s'honorer en y ajoutant, d'après ses registres, les résultats économiques de ces appareils; conséquence des chiffres consignés dans son rapport.

Ph.G. 184a.

DESCRIPTION

DES APPAREILS FUiMIGATOIRES CONSTRUITS EN 1814 A L'HOPITAL

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