‹ Collection de mémoires relatifs à l'assainissement des ateliers, des édifices publics et des habitations particulières, t. 1Chapitre 6 sur 77 · SAINT-LOUIS · texte numérisé non relu

SAINT-LOUIS

POUR y TRAITER LA GALE ET QUELQUES AUTRES MALADIES DE LA PEAU.

Les appareils dont nous donnons ici la description sont au nombre de deux : le premier est à une seule place , le second peut recevoir à la fois douze malades; nous allons commencer par expliquer la construction et l'usage du premier, et nous décrirons ensuite l'appareil à douze places, en entrant dans tous les détails qui seront nécessaires pour bien faire comprendre la conduite et le jeu de cette grande boîte fumigatoire.

La fig. I représente le plan d'une boîte fumigatoire à une seule place.

a, trou rond par lequel sort la tète du malade.

b, c, cl, e, plan du couvercle de la boîte. Ce couvercle s'ouvre à charnière en tournant sur la ligue ^ d, jusqu'à ce qu'il vienne reposer sur le montant f g, comme on le voit indiqué par ces lettres aux figures des pi. 3 et 4.

h, coupe du tuyau par lequel la fuinée du foyer, mélangée aux gaz qui sortent de l'appareil , est portée au dehors de la pièce où se donne la fumigation.

i, k, tubes d'appel servant à conduire, dans le tuyau h du foyer, les gaz contenus dans la boîte; les clefs ajustées aux tuyaux A, i, k, sont destinées à en régler le tirage.

/, /, plan des bouchons en tôle qui ferment les deux ouvertures par lesquelles on jette, sur la plaque de fonte chaude, m, m, fig. i et 2, pi. 4, les matières qu'on veut réduire en gaz , en vapeurs ou en fumée , pour les mettre ainsi en contact avec le malade placé dans la boîte. La fig. 7 pi. 5 représente un de ces bouchons. La fig. 5 en représente un autre, garni d'un entonnoir à robinet, dont nous verrons plus bas l'usage.

Fig. 2. Élévation de l'appareil simple, prise du côté du point JM de la fig. i.

n, tampon bouchant i'onvertni e par laquelle on introduit la caisse de tôle s, fig. 1, 3 et 4, pi- 5 , sur la plaque de fonte m, m, fig. i et 2, pi. 4-

0, porte du foyer qui sert à chauffer la plaque de fonte m m, et à élever ainsi la température dans la boîte au degré où on le désire.

p, porte du cendrier de ce foyer.

q, marche pour descendre dans la fosse où se trouve placé le foyer.

r, sol de la diambre.

' i, élévation d'un des deux tuyaux d'appel destinés à établir un courant dans l'appareil.

A, tuyau général donnant issue au dehors aux gaz sortants de la boîte et à la fumée qui vient du foyer 2, fig. i et 2, pi. 4-

g-, appui contre lequel vient se poser le couvercle de la boîte lorsqu'il est ouvert comme en g, pi. 4) fig- 2.

i, targette de la porte verticale qui ferme le devant de l'appareil, et par laquelle on introduit le malade; on en distingue bien la construction eu 1, fig. 1, pi. 4-

Fig. i. Coupe de la boite fumigatoire selon la ligne A B de la pi. 3, et vue du point D de cette planche ; on y voit la coupe de la grille du foyer z, celle de la plaque de fonte m m; la coupe des deux trous bouchés par les tampons de tôle //, fig. i, pi. 3, et la coupe de l'ouverture «, qui indique comment la caisse de tôle est introduite sur la plaque de fonte 7«, m.

Le tuyau h du foyer et les tuyaux d'appel i et k sont ponctués dans l'intérieur de l'appareil pour faire concevoir leur disposition ; le tuyau // s'appuie à collet sur la plaque de fonte w, qui est percée à cet endroit, et y reçoit la fumée du foyer, comme on le voit en m\ fig. 1 ; les tuyaux d'appel se terminent, au contraire, par un double coude dans la ])oite même, un peu au-dessus du double plancher mobile x x, fig. 2 ; la partie horizontale de ces tuyaux d'appel pose sur la plaque de fonte, qui les échauffe et détermine ainsi le tirage au moment où commence la fumigation ; les détails de cette disposition se voient plus en grand à la fig. 2, pi. 5. Les mêmes lettres indiquent dans cette plan'che les objets déjà cités dans la pi. 3 ; nous y reviendrons d'ailleurs à la description de la fig. 2.

Fig. 2. Coupe de l'appareil fumigatoire selon la ligne CD du plan fig. i, pi. 3; cette coupe est vue du point M de cette même figure.

— 4r - On voit ici coiuineiit la iumée du foyer z passe sous la plaque de fonte rrif m, l'échauffé et se rend ensuite en m' dans le tuyau de tùle h.

V, V, X, X, Double plancher porté stu* des barres de fer ; la partie inférieure de ce plancher est formée d'une plaque de fonte XjX; la partie supérieure v, 7> est en bon bois de chêne bien assemblé; ces deux planchers sont séparés par des traverses en fer, et le tout est boulonné ensemble ; de cette manière le feu ne peut pas prendre au plancher de bois V, V, qui est séparé du plancher en fonte ,r, x par un courant d'air; et le malade , posant ses pieds nus sur du bois, n'y éprouve qu'une chaleur agréable.

Ce double plancher est mobile ; il ne touche d'aucun côté aux parois de la boîte, et laisse ainsi monter de tous côtés , dans l'appareil, l'air qui s'échauffe en touchant à la plaque de fonte m, m, et les gaz qui se dégagent des substances que Ion jette sur la plaque m, m par les trous /, /, ou que l'on introduit sur cette plaque dans la caisse de tôle s par la porte n.

Pour rendre la température égale, autant que possible, dans toutes les parties de l'appareil , et pour y faire de mè-ne affluer également les gaz ou vapeurs que l'on administre en fumigations, il faut avoir soin d'arranger le plancher mobile de manière que l'espace vide qui existe entre lui et les parois de l'appareil soit d'autant plus petit que l'on s'approche plus du foyer. On voit cette disposition eu u et u'.

a'j thermomètre dont la boule est dans l'appareil et l'échelle au dehors, afin que le malade placé dans la boîte puisse voir à quelle température son corps y est exposé.

/, coupe d'un des trous par lesquels on jette dans la caisse de tôle .!) les substances dont se compose la fumigation.

j; fauteuil à roulettes servant à introduire les malades paralytiques ou impotents dans l'appareil par la porte qui est en avant, et dont on voit la fermeture en i, fig. i, pi. 4, et fig. 2, pi. 3.

2, 2, claie en bois à mailles serrées; elle est placée dans le fond de l'appareil et presque verticalement, et est destinée à empêcher le malade de se brûler les pieds en les approchant trop près du tuyau h, qui chauffe la boîte en donnant passage à la fumée du foyer z.

d, e', ligne ponctuée indiquant la place que prend le couvercle horizontal d e de la boîte, lorsqu'il est levé et posé contre l'appui g.

fi, communication latérale du tuyau d'appel A avec le tuyau général h.

- kl ~

De la manière de se servir de l'appareil fumigatoire simple qui vient

d'être décrit.

Voici comment il faut opérer pour donner une fumigation au moyen de cet appareil : nous prenons l'appareil froid et en bon état, et nous supposons que l'on veuille administrer une fumigation d'acide sulfureux saturé d'eau en vapeur.

Il faut d'abord fermer les clefs des tuyaux d'appel i et k; ouvrir la clef du tuyau h, et allumer le feu sur la grille du foyer z; lorsque l'intérieur de la boîte est convenablement échauffé, ce qu'indique le thermomètre a', le malade est introduit dans la boîte; la porte du devant de l'appareil fermée, et le couvercle horizontal abattu de manière à faire passer la tête du malade à travers; l'infirmier lui entoure le cou avec une serviette, qui ferme ainsi l'espace vide resté entre le cou et les bords du trou a ; il ouvre les clefs des tuyaux d'appel pour que le vide qu'ils produisent dans la boîte n'attire que faiblement l'air extérieur, et que ce vide soit cependant asaez sensible pour que le gaz acide sulfureux ne puisse pas s'échapper de la boîte par les joints, qui se trouvent, pour ainsi dire, lûtes; il introduit alors, au moyen de la petite ?7îain en ferblanc, fîg. 6, pi. 5, du soufre ordinaire réduit en poudre, par un des trous /dont on enlève le tampon; il referme c<; t.impon; le soufre qui est tombé sur la plaque m, m, convenablement chauffée par le feu du foyer z, s'enflamme et produit de l'acide sulfureux. Ce gaz se répand dans l'appareil en y pénétrant par l'espace vide, qui sépare, comme nous l'avons dit, tout autour et inégalement le plancher mobile v, v, x, x des parois latérales de la boîte ; il tourbillonne autour du malade, et finit par gagner la partie inférieure de la boîte, où il entre dans les tuyaux d'appel i &\.k, d'où il est porté dans le tuyau général h, qui le jette au dehors avec la fumée du foyer z. Quant à l'eau en vapeur, il est tout aussi facile d'en remplir l'intérieur de la boîte : pour cela il suffit de substituer au tampon ordinaire le tampon à entonnoir /', pi. 5, fig. 5; de l'emplir d'eau, d'introduire au-dessous, sur la plaque m, m, par la porte n, une caisse en tôle s; d'ouvrir un peu le robinet de l'entonnoir, et de laisser ainsi tomber l'eau goutte à goutte dans la caisse de tôle chauffée convenablement; l'eau se réduit en vapeur, passe dans l'appareil, se mélange et se combine avec l'acide sulfureux, et produit sur le malade qui y est exposé l'effet

- 43 ~ demandé. On peut donc donner par le même moyen toute autre fumigation; mais nous n'entrerons pas ici dans plus de détails : nous préférons les donner après avoir décrit l'appareil à douze places , parce qu'alors on les comprendra plus facilement.

Lorsque la fumigation est terminée, ou lorsque le malade se sent fatigué et désire sortir de l'appareil, il suffit, pour ne pas répandre d'acide sulfureux dans la chambre, de cesser d'en produire dans la boîte un moment avant la sortie du malade, d'éteindre le feu qui est dans le foyer z, d'ouvrir les deux trous fermés par les tampons /, /, de fermer la clef du tuyau h, et d'ouvrir au contraire entièrement les clefs des tuyaux d'appel i et k. La clef du tuyau général h étant fermée, ce tuyau, ainsi isolé du foyer, demande beaucoup d'air et oblige l'air de la chambre à entrer dans l'appareil par les deux trous /, /et par toutes les fentes de la boîte; cet air se mélange à l'acide sulfureux qui est dans l'appareil; le tout est bientôt entraîné au dehors par les deux tuyaux d'appel i et A, et la boîte, alors remplie d'air pur, peut s'ouvrir sans crainte de répandre aucune odeur nuisible ou désagréable dans la pièce où se trouve l'appareil.

Description des Planches 6, 7,8,9, ioe?ii représentant le plan, ï élévation et les coupes de la boite fumigatoire à douze places.

Plan général de Vappareil.

a, fosse où l'on descend pour mettre le feu sous la poêle de tôle g , et pour introduire dans cette poêle les matières à réduire en gaz ou en vapeur.

b, c, d, e, plan de la boîte fumigatoire , avec les douze couvercles et les douze trous par lesquels sortent les têtes des malades lorsqu'ils sont placés dans l'appareil; on y distingue la disposition des ferrures. La ligne droite qui coupe les six ouvertures qui sont de chaque côté, indique la projection des bancs sur lesquels s'asseoient les malades lorsqu'ils se placent dans la boîte fumigatoire; d est une des rondelles en bois qui servent à élever les malades de petite taille au niveau de la taille moyenne, pour laquelle la boîte fumigatoire a été calculée.

e^f, g, h, plan du tréteau ou appui sur lequel reposent les couvercles de l'appareil lorsqu'ils sont ouverts.

i, k, poêles servant à chauffer également l'intérieur de la boîte; ces poêles peuvent être garnis , comme on le voit ici , de bains de sable pour y faire chauffer les boissons ou tisanes des malades.

/, n7, n, tuvaux de tôle servant à porter dans la cheminée p la fumée des deux poêles i et k.

o, q, tuyaux d'appel en tôle, destinés à porter dans la cheminée/» les gaz ou vapeurs sortant de la boîte fumigatoire.

r, ;•, /', r, plan des marches au moyen desquelles on monte sur l'appareil, pour V descendre par Jine des douze ouvertures carrées qui sont pratiquées sur le dessus, et qui sont fermées par les douze couvercles à charnières.

s, s, plan du poêle qui sert à chauffer la pièce.

Élévation générale de la grande boite fumigatoire, vue de face du point T du

plan, pi. G.

h, c, vue de face du coffre où se placent les malades.

u, porte du foyer destiné à cliauffer la poêle en tôle g dans laquelle sont volatilisées ou brûlées les substances à donner en fumigations aux malades placés dans la boîte; la fumée de ce foyer est portée dans la cheminée p au moyen d'un conduit qui passe en terre sous l'appareil, et ensuite au moyen du tuyau de tôle x, qui va se rendre clans la cheminée générale.

V, porte fermant l'ouverture cpii commiuiique à la poêle en tôle dont il vient d'être parlé; cette porte est munie à sa partie inférieure d'un registre qui se hausse ou s'abaisse à volonté au moyen d'une crémaillère. Ce mécanisme est destiné à introduire au-dessus de la poêle et sur toute sa largeur une lame d'air également épaisse, plus ou moins forte, et qui doit, pour ainsi dire, lécher les substances qui sont exposées dans la poêle à un degré de chaleur, réglé à volonté en faisant plus ou moins de feu dans le foyer qui est au-dessous.

j, entonnoir muni d'un robinet ; il sert à porter de l'eau dans la poêleg pour l'y réduire en vapeurs, et saturer ainsi d'eau les gaz ou vapeurs que l'on veut introduire dans la boîte.

r, r, vue de face des montants de l'estrade qui sert à entrer dans la boîte.

z, z, z,z, balustrade qui entoure la fosse a.

i, A-, poêles ordinaires, destinés à chauffer l'intérieur de la boîte.

e, f, élévation du tréteau qui sert d'appui aux couvercles quand ils

sont ouverts : c'est à la barre de bois e/que l'on attache les numéros d'ordre, qui sk trouvent répétés à côté de chacun des porte-manteaux auxquels les nu iades attachent leurs vêtements lorsqu'ils se déshabillent pour entrer dan^ la boîte.

a, rt', thermomètres dont les boules sont engagées dans l'intérieur de la boite, et qui servent à régler le feu des poêles, et à élever la température au même degré dans toutes les parties de l'appareil.

o', </', conduits en bois qui font appel dans la boîte, et qui communiquent à la cheminée générale y; par les tuyaux de tôle o et q; on en règle le tirage au moyen des soujiapes à tiroir i et 3. Ces «/;y;eZy communiquent avec l'intérieur de la boîte funngatoire par des canaux souterrains qui débouchent aux deux cxh'éniités de la boîte et vers le milieu de sa largeur.

PL.\NCHE 8.

Appareil vu de côté duimint A du plan (jénéral, pi. 6.

b, d, boîte fnmigatoire.

i, poêle ordinaire; il y en a un pareil placé à l'autre coté de la boîte, comme l'indiquent les pi. 6, y, f) et ro.

4, 5, portes pour entier dans la boite lorsqu'on ne veut pas y monter parles marches /•, /■, /', r, et y descendre par un des douze couvercles; il y a deux autres portes semblables au côté opposé de la boîte fumigatoire.

r, r, r, r, marches pour monter sur l'appareil et pour y entrer.

z, z, balustrade entourant la fosse où sont les fourneaux qui servent à donner les fumigations.

j, entonnoir à robinet au moyen duquel on introduit à volonté de l'eau dans la caisse de tôle où se volatilisent les substances dont on compose la fiunigation.

h, e, montant du tréteau ou de l'appui où viennent s'arrêter les douze couvercles de la boite lorsqu'on les ouvre ; on voit , à travers l'arcade qui y est pratiquée, un des deux thermomètres qui servent à régulariser le degré de chaleur dans l'appareil ; le second thermomètre est à l'autre extrémité.

s, poêle de faïence qui sert à chauffer la pièce en hiver lorsque les deux poêles de l'appareil ne suffisent pas; le tuyau de ce poêle est commun au fourneau, dont on voit la porte en w, pi. 7 et 11.

o', caisse en bois formant pilastre et servant rl'appel pour faciliter la sortie des gaz de dedans la boîte funiigatoire ; cette caisse communique au tuyau de tôle o, qui se rend dans la cheminée /?; 2 représente le bouton de la soupape à tiroir qui sert à fermer plus ou moins l'ouverture de la caisse en bois , et à affaiblir ainsi plus ou moins la force de l'appel.

n, tuyau dans lequel se réunissent les tuyaux des deux poêles destinés à chauffer l'appareil.

/, tuyau du poêle i, pi. 7, 8, g et 10.

Coupe horizontale de l'appareil funiigatoire suivant un plan passant au dessous de la couverture et au dessus des bancs, comme il est indiqué par la ligne E F (\e l'élévation générale, pi. 7.

Les détails donnés au sujet des planches précédentes suffisent pour bien faire entendre cette coupe; en 6,, 6, 7, 7, est marquée la place des deux bancs sur lesquels s'asseoient les malades lorsqu'ils se placent dans la boîte.

4 , 5 , a3 et i[\ représentent les coupes des quatre portes dont nous avons déjà parlé à la planche 8.

17 et 18, ouvertures des appels o' q' ; ces ouvertures carrées sont recouvertes d'une toile métallique. On voit en plan , entre ces deux ouvertures, les détails des deux tuyaux des poêles qui servent à chauffer l'appareil , et on aperçoit au dessous de ces tuyaux la jDoîte en bois, sous laquelle arrivent les gaz dont se comj)ose la fumigation. Nous avons en outre ponctué, dans le dessin, toutes les constructions qui se trouvent placées au df ssous du sol : l'inspection des autres planches les fera comprendre facilement.

Fig. I. Coupe verticale de la boîte funiigatoire suivant la ligne ^ B du plan général, pi, 6. Nous ne parlerons ici que des détails particuliers à cette coupe; les autres se trouvent suffisamment expliqués dans la description des pi. 6, 7, 8.

/, /, /, / indiquent la ligne brisée que parcourent les tuyaux du poêle k avant d'arriver au tuyau général n.

m, w, m, m indiquent la position du tuyau du poêle i.

Le tuyau du poêle i pénètre en 20 clans le foyer du poêle k; mais il y est bouché par un tampon en tôle , qui ne s'enlève que lorsqu'on veut nettoyer les tuyaux. Cette opération se fait alors simplement en y passant du poêle i au poêle k, d'abord un petit boulet avec une corde, et ensuite, au moyen de celte corde, une brosse rude, etc.

Il en est de même pour le tuyau de l'autre poêle qui pénètre en 19 dans le poêle i, et qui se nettoie par le même moyen.

i5, 16, indication des deux canaux souterrains qui s'ouvrent dans l'appareil en 17 et 18; les gaz pénètrent par ces ouvertures 17 et 18 dans les canaux 16 et i5, passent de là dans les caisses en bois formant pilastres q' o', et vont se rendre par les tuyaux ^ et o dans la cheminée générale p. On voit en 1 4 comment tes deux tuyaux o et q sont recourbés en haut pour que le tirage ne soit pas gêné.

L'ouverture des canaux souterrains i5 et t6 ne se fait dans la boîte qu'un peu au dessus du sol, en 17 et 18, afin qu'en balayant dans la boîte, les ordures ne tombent pas dans ces canaux , qui sont en outre recouverts d'une toile métallique, pour empêcher un linge qui tomberait dessus de s'y enfoncer et de les obstruer.

10, coupe du canal souterrain , qui conduit dans l'appareil les gaz qui se dégagent dans la caisse en tôle, où se réduisent en vapeur les substances destinées à donner la fumigation ; ce canal aboutit au centre de l'appareil sous la caisse renversée 8,8, dont on voit les détails, (ig. 2 et 3.

1 1 , coupe du canal souterrain , qui conduit dans la cheminée générale la fumée du fourneau dont on voit la {)orte en m, pi. 7 et 11.

Fig. 2. 8,8, plan d'une boîte en bois sans fond, dont on voit la coupe en 21 , ilg. 3. Cette boîte se pose à terre le côté ouvert en bas; le dessus est percé d'un grand nombre de trous inégaux , très-petits vers le milieu de la longueur de lal)OÎte, et allant toujours en s'agrandissant k mesure qu'ils se rapprochent des deux extrémités, comme lindique la fig. 2; on voit en 8,8, fig. i , que cette boîte se pose en long dans l'appareil fumigatoire : nous verrons, dans la planclie suivante, comment elle y est disposée.

Coupe transversale de l'appareil fumigatoire selon la ligne CD du plan général, pi. 6. Nous ne parlerons ici que des détails dont nous n'avons

pas fait mention dans la description des planches précédentes, renvoyant les lecteurs à la description de ces planches , pour éviter des répétitions fatigantes.

6 et 7 , bancs qui sont placés à droite et à gauche de la boite fumigatoire dans toute sa longueur ; ils servent à asseoir les douze malades , qui sont exposés ensemble à la fumigation. Les malades qui sont de taille inégale se placent tous à la même hauteur , en mettant sur les bancs des rondelles de bois de différenies épaisseurs, et en s'asseyant dessus ces rondelles. On voit ici comment les malades sont placés dans l'appareil lorsqu'on leur donne la fumigation.

9 , caisse en tôle où se mettent les substances qui doivent servir à donner la fumigation; on les y introduit par la porte v, dont nous avons déjà donné la description détaillée en parlant de la figure de la pi. 7.

10, canal souterrain qui porte les gaz et les vapeurs de ia caisse 9 dans l'appareil funiigatoire sous la caisse en bois , qui est ouverte par en bas et percée à la partie supérieure de trous inégaux : on voit en 8 la disposition de cette caisse, et la manière dont le canal vient s'y rendre. Ce canal peut être prolongé à volonté jusqu'en i3. Cette ouverture servirait, en enlevant la cloison 11, pour introduire dans la boîte, par ce côté, l'eau en vapeur ou toute autre substance vaporisée qui serait jugée nécessaire pour le traitement des malades.

1 1 , foyer où .se fait le feu , qui sert à chauffer et même à porter à la chaleur rouge, lorsqu'il en est besoin, la caisse de tôle qui est placée audessus; ce fourneau se charge par la porte u.

II , II , canal souterrain servant de cheminée au fourneau que l'on voit en 12 ; la fumée du fourneau suit ce canal, passe à travers le poêle s, où elle se brûle ; les gaz qui en proviennent se rendent dans la cheminée générale p par le tuyau x du poêle s.

n, tuyau général des deux poêles qui servent à chauffer l'appareil ; on voit qu'il se termine par un coude placé dans la cheminée p, afin d'en rendre le tirage facile.

A , un des poêles destinés à chauffer l'appareil : il est vu par derrière; on voit en avant la coupe des tuyaux croisés des poêles i et k.

De la manière de faire usage de la boÎLc fumigaloire à douze places, et des différentes fumigations que l'on peut y donner.

Nous supposons tout en bon état . les fourneaux et les poêles de l'ap-

pareil sans feu , et tout préparé pour recevoir les malades et leur donner une fumigation d'acide sidlureux.

On ferme les registres 2 et 3, qui sont placés aux tuyaux d'appel o et q' , fig. I, pi. 10; ou allume du feu dans le poêle de faïence s, ou dans le fourneau 12 , dont la porte est en u dans la fosse a , pi. 7 et 1 1. L'air s'échauffe et se dilate dans le tuyau x et dans la cheminée p; le tirage s'établit , oblige l'air extérieur à pénétrer dans la boîte par toutes les ouvertures, et détermine les différents courants d'air dont nous parlerons plus bas.

On allume alors sans peine les deux poêles i et /c , destinés à chauffer l'intérieur de la boîte fumigatoire ; lorsque la chaleur est répandue également dans l'appareil, et qu'elle est portée au degré convenable, les douze malades sont déshabillés; ils attachent leurs habits aux porte- manteaux placés autour de la chambre, et qui portent les numéros i, 2, 3, l\, 5, etc. Ces douze numéros correspondent à ceux qui sont portés sur les billets d'entrée donnés aux malades , et aux pareils numéros qui se trouvent placés au dessus de chaque couvercle de l'appareil. Chaque malade peut ainsi facilement trouver sa place dans la boîte fumigatoire, et reprendre sans peine ses habits lorsqu'il en sort (1). On les introduit dans l'appareil en les y faisant entrer soit par dessus , en ouvrant les douze couvercles à charnières , soit par les quatre portes qui sont pratiquées à ses deux extrémités.

Les douze malades s'asseoient sur les bancs 6 et '], ]>L 9 et 1 1, en ayant soin de mettre sous eux , s'ils sont trop petits de taille, une ou deux rondelles de bois. On abaisse les douze couvercles à charnières , en faisant passer la tête de chaque malade à travers le trou qui est au centre de chaque couvercle, et on lui entoure le cou avec une serviette déployée, qui sert à fermer la partie du trou qui reste ouverte à l'entour du cou (2).

(i) On peut, si l'on veut, soumetire les habits des malades à l'action de l'acide sulfureux, pendant le temps que les malailes sont placés dans la boîte: pour cela , il suffirait d'introduire ces vêlements dans une armoire camnuuiiqnant , à volonté, par bas, avec le four^, où l'on brûle le soufre pour le service de l'appareil à fumigations et , par le haut, avec la grande cheminée d'appel />. — En ouvrant à la fois, les clés des deux tuyaux de communication, l'acide sulfureux pénétrerait dans l'armoire, y assainirait les vêlemenls et serait aitiré, de là, dans la cheminée d'appel , etc. — Voyez,, à ce sujet , la description du soufroir salubre, que l'on trouvera plus loin dans ce volume.

(2) Si l'on voulait soumettre la tète du malade à l'action de la fumigation, il faudrait substituer a la serviette dont nous parlons un capuchon en cuir cloué sur le couvercle, et qui se fixerait autour du visage du malade, au moyen d'un ruban à boucle, de manière à lui laisser la face seule exposée à l'air atmosphérique.

— ,io

Le feu est continué clans les poêles i tt k pour entretenir la température intérieure constamment au même degré; la porte v, du fourneau, pi. 7 et 1 1, où se mettent les substances que l'on veut administrer en fumigation est alors ouverte, et le fourneau cViargé de soufre ordinaire en poudre. On referme la porte v, et au moyen de la crémaillère dont il est parlé à la description de \a. pi. 7, on élève un peu le registre qui est placé vers le bas de cette porte, et on introduit ainsi sur le soufre embrasé une lame d'air plus ou moins forte pour en opérer la combustion d'une mimière convenable au but que l'on se propose. Dans le même moment, on entr'ouvre les registres à tiroirs a et 3, placés aux appels o' (j 1 pi. 7 et 10, et à travers l'appareil, on établit ainsi un courant. L'acide sulfureux qui se produit dans la caisse de tôle g, pi. 1 1, passe avec l'air non décomposé par le canal souterrain 10, et arrive en 8, sous la caisse de bois renversée, et dont le dessus est percé de trous inégaux, comme nous l'avons dit à la description de la pi. 10. Le gaz sulfureux remplit cette espèce de réservoir, et n'en peut sortir que par les trous du couvercle, qui, par leurs diamètres inégaux, répandent également le gaz sidfureux dans toutes les parties de l'appareil. Les gaz tourbillonnent dans la boîte, entourent les malades, agissent sur eux, et scmt ensuite entraînés par les appels, qui font le vide dans la boîte, vers les ouvertures 17 et j8,pl. 9 et 10, d'où ils passent dans les appels o' ç' et dans les tuyaux o et ^ , qui les portent à la cheminée générale p.

Les appels o' g' servent donc: 1° à établir u;i courant dans la boîte; 2" à favoriser ainsi la production des gaz ou des vapeurs dans la caisse de tôle 9, pi. I r ; 3° à emporter au dehors ces mêmes vapeurs lorsqu'elles ont agi sur la peau des malades, et qu'elles sont saturées de la sueur abondante qui en découle; 4° à faire affluer dans la boîte de nouvelles vapeurs qui y viennent remplir le même but.

Ces appels servent en outre à luter, en quelque sorte, tous les joints de la boîte, et à empêcher les gaz d'en sortir par les fentes des portes et des couvercles, et de vicier ainsi l'air pur que l'on doit respirer dans la pièce où se trouvent les appareils garnis de malades et d'autres malades qui attendent leur tour. Cet effet, qui a été complètement produit, est sans contredit le plus grand avantage que présente l'appareil fumigatoire dont nous parlons. Dans les boîtes construites avant celles-ci, il fallait, pour empêcher les gaz de sortir par les fentes et de gêner la respiration des malades , coller du papier sur tous les joints de l'appareil lorsque le malade y était placé; ce qui, en cas d'accident, devenait gênant et souvent

même dangereux, et pouvait, d'ailleurs, nuire au malade, en lui inspirant des craintes et en attaquant son moral.

Dans l'appareil à douze places, les gaz ne peuvent pas s'échapper de la boîte, où ils sont constamment retenus. Cet effet est produit très-simplement, et juste au degré nécessaire, par le seul moyen des appels o'r/', dont le tirage se règle en ouvrant plus ou moins les registres 2 et ?),pl. 7 et 10. Si ces appels demandent plus d'air qu'il n'en peut entrer parla fente horizontale ouverte au bas de la porte v, pi. 1 1, il est évident que l'air de la chambre doitpénétrer dans l'appareil par toutes les autres fentes, pour aller fournir aux appels et rétablir ainsi l'équilibre qu'ils tendent toujours à détruire. Ainsi, en réglant bien le jeu de ces appels, tous les joints de l'appareil sont hermétiquement fermés; c'est ce qui arrive lorsqu'on n'ouvre les registres 2 et 3 que juste ce qu'il faut pour que les gaz ne sortent pas de la boîte par les fentes des portes et des couvercles. Si on faisait le contraire, les gaz sortiraient dans la pièce, ou l'air de la pièce entrerait dans l'appareil : deux écueils également à éviter: puisque, dans le premier cas, les malades respireraient des gaz délétères, et que, dans le second, ils seraient incommodés dans la boîte par les courants d'air froid qui s'y établiraient.

Le même moyen est aussi employé pour pouvoir sans danger ouvrir entièrement un des douze couvercles de la boîte : pour cela, il suffit de fermer la fente de la porte v,pl. 7 et 1 1, d'ouvrir tout k la fois les registres 2 et 3, et d'enlever doucement un des couvercles de la boîte fumigatoire. Les deux appels o' q tirent de l'appareil tout l'air qui y pénètre par l'ouverture dont on a enlevé le couvercle, et cet air en se précipitant dans la boîte, empêche les gaz d'en sortir.

Cet arrangement a procuré le grand avantage de ne jamais interrompre le jeu de l'appareil tant qu'il y a des malades à traiter. Lorsqu'un des malades se sent fatigué, ou qu'il est resté exposé le temps convenable à la fumigation, il faut prendre les précautions qui viennent d'être indiquée's : ouvrir le couvercle de la place où il se trouve, le sortir de la boîte, et le remplacer par un nouveau malade, et cela sans arrêter la fumigation et sans répandre la moindre odeur dans la pièce. Lorsque le nouveau malade est placé, on doit refermer convenablement les registres des appels, rouvrir la fente de la porte i;, et reprendre le service comme il a été décrit plus haut.

Nous terminerons cette description en indiquant les différentes fumigations que l'on peut administrer au moyen de cet appareil.

1° Des bains d'air sec et chaud; a° des bains d'air chaud et saturé de vapeur d'eau ; 3° des bains d'acide sidfureux ou de tout autre acide gazeux, sec ou satiu'é d'eau ; ff des bains d'hydrogène sulfuré, de vin vaporisés et de soufre en vapeur, etc.; 5" des fumigations niercurielles, aromatiques, spiritueuses , etc.; en un mot, on peut y administrer facilement toutes les vapeurs et tous les gaz pris un à un , ou mélangés deux à deux , trois à trois, quatre à quatre, etc.

"Nous n'entrerons pas dans de plus grands détails à cet égard , parce que les manipulations nécessaires pour produire ces effets sont familières aux pharmaciens, qui doivent être spécialement chargés de préparer ces différents bains ou ces fumigations, et de les administrer aux malades d'après l'ordonnance et sous la surveillance des médecins.

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