SCENE II
EMILE
Vous voyez ces braves gens, mon frère? Ce sont de vieux amis , que je porte dans mon cœur. L'un était le domestique de confiance de mon père, et l'autre la femme de chambre de ma mère. Ce sont eux qui ont soigné mon enfance.
THÉRÈSE
C'est pourtant vrai, monsieur le Major. Qu'est-ce qui dirait , en voyant ce beau grand homme-là , que je l'ai porté dans mes bras; oui, monsieur, je vous ai porté dans mes bras; ah! que vous étiez gentil!...
GERMAIN
Il me semble encore le voir avec son petit habit vert...
EMILE
C'est bien, mes bons amis; allez, allez, et ne travaillez pas trop, entendez-vous? Il est si juste que vous vous reposiez !
THÉRÈSE
Ah ! M. Emile, nous trouverons toujours des forces pour vous servir.
GERM AI
Viens, ma femme, viens, il ne faut pas se rendre importun; fais ta révérence, et...
THERESE, faisant la révéreucr.
Allons , allons : messieurs , je suis votre servante.
EMILE
Adieu, Thérèse, adieu.
Aut. contcrnp. Et. i. IJ
THERÈSE,'en sortant.
Ali! le bon, l'excellent maître que nous avons là!