SCENE PREMIERE
rJlrVN AL, JrAU.Ll.lNil, en dominos, sortant du bal, le masque à la main.
FER VAL
xjLh! respirons un peu...
PAULINE
11 fait une chaleur...
FERVAL
Enfin nous sommes parvenus a sortir sans être aperçus.
PAULINE
En effet, il n'a pas cessé un instant de me suivre pendant tout le bal.
36o UN JOUR A PARIS.
FER VAL
Quel tumulte ! quelles dépenses !... Ah ! monsieur mon fils, voilà donc le train de vie que vous menez à Paris !
PAULINE
C'est dommage; car il est bien aimable, il faut en convenir.
FER VAL
Comment donc ! ma chère pupille ; mais je crois qu'il a déjà fait ta conquête.
PAULINE
Ah ! monsieur...
FERVAL
A peine as-tu pu le connaître.
PAULINE
Songez donc que vous m'en parlez depuis deux ans. Vous me l'avez peint avec des couleurs si aimables, si séduisantes... Son portrait orne votre appartement, et, tous les jours, vous le savez, nous allions voir ensemble, vous, un fils chéri, et moi, celui que vous nommiez déjà mon époux... Vous voyez bien, monsieur, que je le connaissais long-temps avant de l'avoir vu.
FERVAL
Eh bien! trouves-tu qu'il ressemble à son portrait?
PAULINE
Ah! beaucoup... Et, si j'osais vous le dire...
FERVAL
Parle, mon enfant.