‹ Collection de pièces de théâtreChapitre 212 sur 290 · ARMAIT D · texte numérisé non relu

ARMAIT D

Dépêche-toi, je suis pressé.

LABRIE

Cent louis, monsieur?

ARMAND

Oui, cent louis. Tu as entendu ton maître; tu es son caissier.

LABRIE

Ah! oui, j'ai sa caisse, je ne le nie pas. Mais ditesmoi $ monsieur, vous qui savez calculer; quand on

Ant. contemp. Et. i. 2 4

puise tous les jours dans une caisse , et qu'on n'y

verse jamais rien, qu'est-ce qui doit arriver?

ARMAND

Parbleu! la caisse se vide.

LA BRIE

Eh bien! monsieur, la nôtre ne se vide plus. Il est impossible d'être plus à sec.

ARMAND

M. Labrie, vous êtes un fripon.

Qui! moi, un fripon?

ARMAND

Allons, avoue-moi que tu as des fonds en réserve.

LABRIE

Moi? monsieur...

ARMAND

Avoue-le moi, ou je te ferai chasser.

LARRIE.

Ah ! monsieur, je ne crains rien. Mes comptes sont en règle, je peux les produire. Oh! je ne suis pas de ces receveurs qui se laissent prendre en défaut.

ARMAND

Comment diable vais-je donc faire? Je ne connais pas dans le monde un usurier assez intrépide pour me tirer de là.

LABRTE.

Et moi donc, monsieur, qui n'ai pas le premier son pour faire les avances de notre maison... ■

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