ARMAIT D
Dépêche-toi, je suis pressé.
LABRIE
Cent louis, monsieur?
ARMAND
Oui, cent louis. Tu as entendu ton maître; tu es son caissier.
LABRIE
Ah! oui, j'ai sa caisse, je ne le nie pas. Mais ditesmoi $ monsieur, vous qui savez calculer; quand on
Ant. contemp. Et. i. 2 4
puise tous les jours dans une caisse , et qu'on n'y
verse jamais rien, qu'est-ce qui doit arriver?
ARMAND
Parbleu! la caisse se vide.
LA BRIE
Eh bien! monsieur, la nôtre ne se vide plus. Il est impossible d'être plus à sec.
ARMAND
M. Labrie, vous êtes un fripon.
Qui! moi, un fripon?
ARMAND
Allons, avoue-moi que tu as des fonds en réserve.
LABRIE
Moi? monsieur...
ARMAND
Avoue-le moi, ou je te ferai chasser.
LARRIE.
Ah ! monsieur, je ne crains rien. Mes comptes sont en règle, je peux les produire. Oh! je ne suis pas de ces receveurs qui se laissent prendre en défaut.
ARMAND
Comment diable vais-je donc faire? Je ne connais pas dans le monde un usurier assez intrépide pour me tirer de là.
LABRTE.
Et moi donc, monsieur, qui n'ai pas le premier son pour faire les avances de notre maison... ■