‹ Collection de pièces de théâtreChapitre 217 sur 290 · ARM AN I · texte numérisé non relu

ARM AN I

Ah! monsieur, que mon ami va être ravi de vous voir!... Vous dont il s'occupe sans cesse, vous qu'il aime si tendrement.

FERVAL

Il ne m'attendait pas, sans doute?

ARMAND

Pardon nez- moi.

FERVAL

Je ne l'avais pas prévenu.

ARMAND

Je ne sais quel pressentiment secret... depuis vingtquatre heures, il m'a continuellement parlé de vous. Ah! monsieur, vous êtes bien heureux d'avoir un pareil fils... Un charmant sujet, plein d'esprit, de talens, de grâce... un physique!.... Mais, en vérité, où avais-je donc la tête? 11 fallait que je fusse bien préoccupé pour ne vous avoir pas reconnu sur-lechamp... Voilà tout son portrait.... l'œil fin, le sourire agréable... la physionomie vive.

FERVAL

Monsieur... (A part.) Ah! le flatteur!

ARMAND

Ce garçon est à vous, sans doute?

FERVAL

Oui , je l'ai amené de la campagne.

ARMAND, lui frappant sur la joue.

Il a une bien bonne figure.

ANDRÉ

Monsieur, vous êtes bien bon.

FERVAL

Ainsi, monsieur, il paraît que vous êtes très liés, mon fils et vous.

ARMAND

Nous sommes intimes. Nous ne nous quittons jamais. Nous confondons nos pensées et nos goûts, nos plaisirs et nos peines. On nous prend partout pour deux frères. Puissiez-vous ratifier cette douce union! Puissiez-vous un jour m'aimer comme un second fils ! Quant à moi, je vous vois à peine, et je vous chéris déjà comme un père... Vous proposez-vous de faire un long séjour à Paris?

FERVAL

Mais j'espère y passer quelque temps. Ma fortune me permet...

Nous tâcherons de vous en rendre le séjour agréable. J'ai un peu d'expérience de ma capitale, et je m'estimerai fort heureux de vous servir de guide.

FERVAL

Ma foi , monsieur, j'accepte avec plaisir. Votre ton,

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