ACTE I, SCÈNE VIII
vos manières, votre franchise m'ont tout de suite gagné le cœur... Je me sens disposé à la confiance... D'ailleurs, puis-je mieux m'adresser qu'au meilleur ami de mon fils?
ARMAND
Ah! sans doute... Mais je l'entends, ce cher ami. Je ne veux pas troubler un moment si doux. Je sens qu'un tiers serait importun dans un moment où vous allez serrer dans vos bras un fils bien -aimé. Hélas! cette entrevue me rappelle... il y a dix ans que j'ai dit un éternel adieu à l'auteur de mes jours...
ANDRÉ
Tiens, v'ià que je pleure, moi.
ARMAND
Adieu, monsieur, je vous laisse. J'ai quelques ordres à donner , quelques petits arrangemens à faire ; mais je serai bientôt de retour au milieu de mes amis, et, si j'ose le dire, dans le sein de ma famille.
( Il sort. ) FERVAL, à part.
Oh ! quel ami !
ANDRÉ
Oh ! le brave garçon !