‹ Collection de pièces de théâtreChapitre 227 sur 290 · LABRIE, FERVAL · texte numérisé non relu

LABRIE, FERVAL

^ LABRIE

Monsieur , me voilà à vos ordres. Mon maître ni a dit...

FERVAL

Oui , j'ai besoin de tes services.

LABRIE

Monsieur, trop heureux...

FERVAL

J'ai confiance en toi. Au premier coup d'œil , je t'ai trouvé l'air d'un garçon honnête.

LABRIE

Ah! monsieur, il ne faut pas me regarder deux fois... Monsieur a besoin de quatre ou cinq domestiques ?

FER V 4L

Comment, quatre ou cinq!... Vingt.

LABRIE

Vingt! Mais monsieur prend donc une maison considérable ?

FERVAL

C'est ce que je cherche. En connais-tu une ?

39o UN JOUR A PARIS.

LA BRIE

Attendez, monsieur... Justement... c'est cela. J'ai ce qu'il vous faut. Une habitation délicieuse... un vrai bijou... des décors d'une fraîcheur... des salons d'une magnificence... des boudoirs, ah!... C'est un des plus riches banquiers de Paris qui l'a fait arranger pour lui.

FER VAL

Il s'y sera ruiné sans doute ?

Au contraire, monsieur, il y a manqué. Depuis ce temps il ne l'a plus trouvée assez belle, et voilà pourquoi elle est vacante.

FERVAL

C'est fini; elle me convient; je la prends.

LA BRIE

Elle est à louer ou à vendre.

FERVAL

Eh bien ! je la loue ou je l'achète.

LABRIE, à part.

Oh ! oh ! ( Haut.) Quelle livrée veut prendre monsieur?

FEBVAL.

La plus belle et la plus éclatante.

LABRIE

Écarlate... j'entends... Vingt domestiques... Dans trois jours tout sera prêt.

Comment, dans trois jours! c'est trop long. Dès aujourd'hui je veux briller.

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