‹ Collection de pièces de théâtreChapitre 228 sur 290 · ACTE 1, SCENE XII. 39i · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCENE XII. 39i

LA BRIE

Monsieur sera satisfait. Je vais m'adresser à un honnête costumier de mes amis, qui me louera une livrée en attendant que le tailleur ait terminé la vôtre.

FERVAL

Justement, c'est cela.

LABRIE

Quant au choix de vos gens, reposez-vous sur moi. Je connais tous les bons sujets de Paris. Cependant il sera nécessaire que vous ayez à la tête de votre maison un homme ferme, vigilant, honnête...

FERVAL

Je L'ai trouvé... ce sera toi.

LABRIE

Moi! monsieur; et mon maître?

FERVAL

Combien as-tu de gages chez lui ?

LABRIE

Mais, monsieur, il me promet quinze cents francs.

FERVAL

Moi, je te donne cent louis.

Monsieur, ce n'est pas l'intérêt...

FERVAL

En voilà vingt-cinq d'avance.

LABRIE

Il faut que vous soyez son père, pour que je les accepte.

FERVAL

Le brave garçon !

LABRIE

Oui, monsieur, tel que vous me voyez, j'ai refusé des Russes, des Anglais, et jusqu'à des dames de l'Opéra... Or, vous savez que ce sont d'excellentes conditions. Mais je suis tellement attaché à monsieur votre fils...

FERVAL

Sois tranquille, j'arrangerai cette affaire avec lui.

LABRIE

Sans doute vous logerez ensemble?

FERVAL

Non, je te l'avoue; nous pourrions nous gêner mutuellement.

LABRIE

Monsieur songe à tout. Oui, dans le fait, c'est une précaution fort sage.

Je n'ai pas besoin de te recommander d'être fidèle... discret...

LABRIE

Oh! pour discret, monsieur, c'est mon fort. Monsieur n'a plus rien à me dire?

FERVAL

Ah ! j'oubliais une chose essentielle J'ai amené

avec moi une jeune orpheline fort intéressante, dont je prends soin.

LABRIE

Oui, monsieur, j'entends... Habitera-t-elle la même maison que monsieur ?

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