‹ Collection de pièces de théâtreChapitre 240 sur 290 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

LABR1E, ANDRÉ.

LABRIE

Toi, reste... j'ai à te parler un moment. Le maître a de la bienveillance pour toi , cela fait que je t'aime beaucoup.

ANDRÉ

Ah! M. Labrie, que vous êtes bon! On voit ben que c'est le cœur qui parle.

LABRIE

Je te prends sous ma protection.

ANDRÉ

Oh ben ! c'est bon , je sommes ben tranquille.

LABRIE

Ah ! quelle manière de parler ! Tu me déchires le timpan. Il faut que tu apprennes à t'exprimer d'une manière moins triviale. Tu fais à chaque instant contre la langue des fautes... conséquentes.

ANDRÉ

Ah! dame! moi, je parlons à la bonne franquette.

LABRIE

C'est bon pour le village. Mais à la ville on ne parle pas comme cela. Allons, tiens-toi donc mieux; prends un air digne... la démarche haute. A ta mine simple et bonasse on te prendrait pour le domestique d'un petit bourgeois... Tu as un air trop familier, trop populaire.

4jo un jour a paris.

ANDRÉ

Ah! c'est vrai; je ne suis pas fier, d'abord.

LABRIE

Eli bien! tant pis pour toi... Mais voici monsieur... Silence ! allons , tiens-toi bien , les pieds en dehors , la main droite appuyée sur ta canne, la tête haute.

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