SCÈNE VIII
LABRIE, ANDRÉ, FER VAL, le TAILLEUR, le CORDONNIER, le CHAPELIER.
FERVAL, habillé à la mode.
Eh bien! messieurs, vous dites donc que cela ne me va pas mal. Parbleu ! je suis impatient de me faire voir.
ANDRÉ, éclatant de rire .
Quoi! not' maître, c'est vous?... Ah! mon Dieu, queti mine vous avez comme ça ! Ah ! ah ! ah ! que vous êtes donc drôle !
FERVAL, riaut.
Ah! mon Dieu, je crois que c'est André. Oh! mon pauvre garçon, qu'est-ce qui t'a fagoté de la sorte.1 tu as bien l'air d'une caricature.
ANDRÉ
Non, not' maître, ce n'est pas comme ça que je m'appelle... je sis coureu.
LABRIE
Allons, tais-toi... Monsieur est à merveille.
\CTE Iï, SCENE VIII. \ i ,
LE TAILLEUR
N'est -il pas vrai? Comme cet habit fait ressortir lelégance de la taille !
FER VAL
Il est un peu court.
LE CHAPELIER
Comme ce chapeau embellit le regard !
FER VAL
Il est un peu long.
LE CORDONNIER
Comme ce soulier rend le pied gracieux !
FER VAL
Il est un peu étroit... il me gêne... j'aime à être à mon aise.
LABRIE
Ah! monsieur, c'est du plus mauvais ton.
FERVAL
Oui?... c'est du mauvais ton?... A la bonne heurt-. Pourtant j'aurai de la peine à marcher.
LE CORDONNIER, avec fierté.
Je le crois bien , monsieur. Vos souliers ne sont pas faits pour cela. Je ne chausse point les gens qui marchent.
FER VaL.
Monsieur, je vous demande bien pardon. Mon intention n'était pas de vous humilier. .. A propos, messieurs, il faut que je vous solde vos mémoires.