FERVAL, SAINT-ROMAIN, ARMAND, LABRIE
SAINT-ROMAIN
Parbleu! mon père, on a bien de la peine à pénétrer jusqu'à vous.
FERVAL
Touchez là, mon cher ami; j'étais bien impatient de vous voir.
S AINT-ROMAIN.
Mais, mon père, vous voilà dans le dernier genre.
ARMAND
Cela vous sied à ravir. Vous n'avez que vingt ans... ma parole d'honneur.
FERVAL
Eh bien ! comment trouvez-vous mes appartemens ?
ARMAND
Fort beaux. Votre livrée est du meilleur goût.
Oh ! vous ne voyez rien. Ce n'est qu'un commencement. Mais dès demain je m'occuperai de monter ma maison. ( ici les domestiques sortent. ) Je vous consulterai sur tout, mon cher Armand; car vous avez un tact... Mon fils me l'a dit.
4r6 UN JOUR A PARIS.
ARMAND
Oui, j'ai toujours eu le sentiment des beaux arts.
SAINT-ROMAIN
Ah! je vous en réponds, mon père; vous pouvez vous adresser à lui.
FERVAL
D'abord, il me faut des équipages, des chevaux...
ARMAND
Je vous les choisirai. Depuis vingt ans, j'ai eu affaire à tous les selliers de Paris...
FERVAL
Un cabinet de tableaux, de statues.
ARMAND
Je m'en charge : je suis lié avec tous les artistes.
FERVAL
Des vases étrusques, des médailles...
A merveille. J'ai un parent qui est un des premiers antiquaires du monde.
FERVAL
Une belle bibliothèque.
Oui, en acajou... je verrai Jacob.
De bons livres...
ARMAND
En maroquin... dorés sur tranche. Je connais un libraire qui vous les fournira à la toise.