ACTE II, SCENE XIX
FER VAL
Ah! sans doute. Quel homme délicieux! quel ami essentiel !
SAINT-ROMAIN
Il est vrai; mais vous lui avez prêté de l'argent?...
Oui, j'ai fait comme toi. Tu ne lui en aurais pas prêté, si tu n'avais pas été sûr qu'il te le rendît.
SAINT-ROMAIN
Je ne trouve pas cela mal. Cependant vous auriez pu vous dispenser de le loger chez vous.
Pourquoi donc ? tu le logeais bien chez toi.
Oui ; mais vous n'habitez pas seul cette maison , et l'homme le plus aimable n'a pas toujours des principes.
FERVAL
Comment! ne vas-tu pas me dire qu'Armand est un homme sans principes ?
SAINT-ROMAIN
Je ne dis pas cela.
FERVAL
Je le crois bien. Tu ne te serais pas lié avec lui d'une manière si intime. Oh ! tu as trop bien étudié le cœur humain; tu connais trop bien les hommes...
SAINT-ROMAIN, a part.
Il n'y a pas moyen de s'expliquer.
44o UN JOUR A PARIS.
FER VAL
Voilà tout ce que tu avais à me dire?... Mais à quoi pensent mes geus?... Holà ! Labrie...
SAINT-ROMAIN
C'est principalement de Labrie que je voulais vous dire un mot.
FER VAL
Ab ! le bon sujet! un excellent garçon, un serviteur fidèle... C'est un vrai cadeau que tu m'as fait là... Labrie !... Lafleur !
SAINT-ROMAIN
Allons, c'en est fait; je ne parviendrai pas à me faire entendre.