ACTE II, SCENE XIX. 44i
( Aux valets. )
Que chacun soit sur le qui vive.
Allons, les lustres à l'instant.
( Ici des lustres bien éclairés descendent du cintre. )
Vingt équipages magnifiques,
Piqueurs, courriers et domestiques
Seront ici clans un moment.
Que chacun soit sur le qui vive. Lafleur, Comtois, Germain, vous par ici, De ce côté Picard, et vous aussi.
SAKVT-ROMAIN, à part.
Ah! quel tourment j'éprouve ici!
FERVAL
Heureusement Pauline arrive.
PAULINE
Eh quoi ! déjà le monde arrive ?
Quel embarras j'éprouve ici!
FERVAL
Que ta parure est élégante !
N'est-il pas vrai qu'elle est charmante ?
SAINT-ROMAIN, à part.
Sans doute elle est fort bien ainsi.
PAULINE, a part.
Quel embarras j'éprouve ici!
( Ici un ami de Ferval entre. ) FERVAL, bas, à son ami.
Ah ! vous voilà ? de l'assurance , Ne pai'lez pas; de la prudence!
Tous nos amis
Sont avertis ?
44a UN JOUR A PARIS.
LE CROUPIER
Oui , nos amis Sont avertis.
(Pendant ce temps-là, les valets ont disposé le piano, les girandoles, les tables de jeu, des fauteuils sur deux rangs, etc.)
LABRIE, annonçant.
Monsieur Armand.
UN LAQUAIS
Madame de Grand-Chêne.
UN LAQUAIS
Monsieur Friquet.
UN LAQUAIS
Madame du Haut-Toi.
UN LAQUAIS
Monsieur Courtant.
UN LAQUAIS
Madame de la Veine.
( Armand présente tour à tour le monde à Ferval et à Pauline. )
FERVAL
Ah ! messieurs , que d'honneur pour moi !
(A Armand.)
Mon ami, je vous remercie.
Quelle aimable compagnie !
Mais prenez place, je vous prie.
( A Saint-Romain. )
Fais donc les honneurs avec moi.
SAINT-ROMAIN, à part.
Ah ! Dieu ! quel supplice pour moi !