ACTE III, SCENE V
PAULINE, à Saint-Romain.
Cessez un discours qui le blesse.
Croyez-moi , votre père et bon ; Tâchez d'obtenir son pardon.
FERVAL, a Armand.
Je vois ce que c'est, mon ami: il y a un complot ici contre vous; mais soyez tranquille, il sera déjoué. SAINT-ROMAIN.
Ah! que je souffre !
FERVAL
En dépit de tous les jaloux , je vous aimerai, je vous protégerai.
ARMANI).
Moi, je vous suis attaché à la vie et à la mort.
FERVAL, à Saint-Romain.
Ingrat!... voyez quel ami vous avez offensé!
SAINT-ROMAIN
Mais, mon père...
FERVAL
Allons, paix! monsieur. N'allez-vous pas encore me prêcher? Parbleu! cela vous sied bien, a Armand.) Croiriez-vous , mon ami, qu'il vient de m écrire une lettre de quatre pages; et pourquoi? pour me faire de la morale. Vous en douteriez-vous? Il me conseille de retourner à la campagne.
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A la campagne?... Ah! ah! ah! ah!
46o UN JOUR A PARIS.
FERVAL
N'est-il pas vrai que c'est très plaisant? Il me parle des champs, des coteaux, de la nature...
ARJIAND.
Ah ! Dieu ! que c'est pastoral ! Allons , mon ami , ne nous gronde plus... Tenez, il va faire la paix... Donne-moi la main.
S A I N T - R O M A I N , bas à Armand.
Tout à l'heure nous nous dirons deux mots.
ARMAND
Tant que tu voudras, mon ami. Mais, en vérité, je ne te reconnais plus. Songe donc que tu as déjà une affaire d'honneur sur les bras. Allons, décidément, tu as l'organe de l'humeur querelleuse.
FERVAL, à Saint-Romain.
Je le vois , monsieur; je serai obligé de prendre un parti violent.
ARMAND
Non, non, pas de parti violent. Envoyez-le tout simplement à l'armée; mettez-le pendant quelques années dans un régiment... Il n'y a rien de tel pour former le caractère.
SAJNT-ROM AIN.
Perfide!...
FERV A L.
Voilà un conseil d'ami. Je le suivrai dès demain. Mais l'heure de mon rendez- vous approche; je vais m'y rendre, et j'espère que je serai plus heureux qu'hier. Je vous retrouverai ici , mon cher Armand...