SCENE XXI
pas des Turcs; madame, voilà ce coquin d'efamique que j'ai surpris à boire mon vin.
FLICFLAC.
Lai-aissez-moi donc, vou-ous me faites mal.
JÉRÔME
C'est Flicflac.
MADAME DORSAN, feignant la surprise
Que signifie?
vJÉROME.
Oui, que signifie?...
PERCEVAL
Madame, je suis Français.
LAURE
Ciel !
AGLA É
Tant mieux.
NATHALIE
C'est bien fait.
PERCEVAL
Mademoiselle, reconnaissez en moi l'époux que M. Dorlis vous destinait.
LAURE
Je respire.
PERCEVAL
Je me nomme Perceval.
JÉRÔME
Ah! ah! nous allons voir si l'on se joue impunément d'une maison...
J'habite ordinairement le département de la Côted'Or, et je suis propriétaire du clos Yougeot.
JEROME, ôtant'son chapeau.
Du clos de Vougeot, monsieur? J'ai bien l'honneur de vous saluer, vous êtes an homme très respectable.
MADAME DORSAN
Mesdemoiselles , ceci n'est point une plaisanterie , c'est une leçon dont il faut toujours vous souvenir. La véritable amitié ne tyrannise pas les cœurs; c'est un sentiment doux qui embellit l'existence, mais qui a toujours dans notre sexe deux ennemis cruels, l'amour-propre et la coquetterie.
Pour ma part, c'est fini, je ne compte plus sur l'amitié des femmes.
FLICFLAC.
Messieurs et mesdames, sa vez-vous ce qui ré-ésulte de tout ceci? C'est que mademoiselle Laure épouse M. Perceval, et voilà tout.
JÉRÔME
Tout cela est bel et bon; mais, Pacha pour Pacha, j'aime mieux le propriétaire du clos de Vougeot que le Pacha de Su rêne.